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Annonciation de temps nouveaux, du changement de la
conscience (le shift). Dans cette
aventure, même les “esprits” ne pourront nous aider, car
c’est l’inconnu pour tout le monde.
Il ne s'agit plus de tenter de faire mourir l'ego,
disons, pour faire vivre la conscience. Il s'agit d'amener une partie de votre
conscience qu'est l'ego en union avec l'ensemble de ce que vous êtes.
Commentaires sur un texte de Lancelot.
Ne confondez pas le langage réel des émotions, qui
pourrait être décrit comme étant le langage de votre âme avec ces mouvements
d'humeur que vous expérimentez si souvent, à l'intérieur d'une même journée.
Lancelot est l'illustration de l'archétype mâle.
Sur la compassion.
Les états physiques de votre corps sont toujours
l'illustration de votre création énergétique plus subtile, soit mentale, soit
émotionnelle, ou même spirituelle ou de la combinaison même de ces différents
contextes énergétiques.
Sur la nature paradoxale du processus créateur.
Sur les anges et archanges.
Sur les propos de Solara et de Tobias.
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Arthur : Alors, nous nous retrouvons, encore une fois.
C'est toujours un plaisir renouvelé. J'espère que toutes ces journées, cette
dernière semaine furent bien propices pour vous, mon ami. J'espère que vous
avez trouvé, en partie, ce que vous cherchez?
Gérard : (Rire) Je ne sais pas si j'ai trouvé
quelque chose. Je pensais que tout devenait clair, alors qu'en réalité, en ce
moment le travail que je voulais pour assurer ma sécurité ne vient pas…
Arthur : Il est fort probable que vous trouviez, petit
à petit, cette sécurité autrement que par cette activité que vous concevez
comme étant le travail. Je crois qu'il vous faut maintenant, peut-être, assumer
certains choix et surtout croire. Vous irez d'autant plus facilement dans la
direction que vous choisissez si vous permettez à la confiance, à ce que vous
pourriez qualifier de la foi, de prendre racine véritablement en vous. Votre ..
je dirais, formation se trouve à un point où il serait favorable pour vous de
commencer à exécuter plus sérieusement, je pourrais dire, vos talents, vos
habilités. Il se pourrait fort bien que ce soit le temps pour vous de commencer
à jouer, je dirais, le jeu que vous avez appris si bien pendant toutes ces
années. En tant que .. mm .. .. vous êtes rendu à un point de votre aventure où
il devient nécessaire, utile de commencer à pointer, à identifier les nouveaux
paramètres de cette nouvelle aventure de la conscience dans laquelle vous vous
êtes engagé.
Beaucoup
d'entre vous avez consacré bien des années, bien des énergies et bien de la
patience à vous préparer pour cette période, pour ce moment où on attend de
vous, je dirais, votre capacité de service. Vous avez chacun développé des
habiletés, vous déployez certaines avenues, je pourrais dire, permettant,
chacun à votre façon, de faciliter la transition qui s'opère en ce moment,
entre le vieux schéma de conscience que vous connaissiez jusqu'à il y a peu de
temps, vers le nouveau schéma de conscience. Ce que vous vous plaisez à
qualifier d'un nouveau paradigme.
Il
serait donc excellent que chacun d'entre vous rassembliez vos acquis, que vous
.. je pourrais utiliser l'image d'un coffre à outils qu'il serait temps de
constituer avec tout ce que vous avez acquis et construit jusqu'à maintenant.
Plus le temps linéaire avance, maintenant, plus il s'accélère et plus ceux
d'entre vous qui n'ont pas cru utile ou approprié d'accorder l'énergie nécessaire
à la transition – plus chacun d'entre vous, donc, allez vous retrouver
dans une .. je dirais .. en quelque sorte un affolement – la peur de
perdre pied, bien que vous ayez préparé à des niveaux plus profonds de
conscience les temps dans lesquels vous vous retrouvez maintenant. Vous êtes à
d'autres niveaux, un peu comme de jeunes enfants qui ont peur .. de ne pas
trouver leur route.
Beaucoup
d'entre vous ont quand même appris, d'une certaine façon, à cheminer sur des
routes non répertoriées. Et plus les temps vont s'accomplir, si je peux
utiliser cette formule, plus vous allez vous retrouver sur des territoires que
vous ne soupçonniez même pas. Il vous faut donc, les uns, les autres, vous
rendre .. mm, je dirais disponibles les uns aux autres. Chacun d'entre vous,
peu importe d'où vous partez, allez découvrir .. je dirais, une parcelle
inconnue de ce territoire.
Ne
croyez pas qu'il n'y ait que les plus aventuriers d'entre vous, ayant déjà
commencé, je dirais, à prévoir, à se préparer, qui vont fouler ce nouveau
territoire, qui vont être en mesure de le découvrir. C'est évidemment
l'aventure qui vous attend tous. La seule différence est que certains d'entre
vous s'y attendent et parmi eux un petit nombre ont déjà commencé à entrevoir,
à deviner, à pressentir ce nouveau territoire et sont capables de laisser .. mm
.. de laisser leur être se fondre, je dirais avec cette nouvelle énergie, de ce
nouveau territoire. Il incombe, évidemment, à ceux-ci de tendre la main vers
leurs frères, leurs sœurs qui n'ont pas accompli encore cette ouverture.
Le
chemin que vous vous apprêtez à parcourir, ce chemin inconnu et mystérieux qui
vous appelle par .. mm .. la séduction, justement, de son mystère, peut en même
temps en effrayer plus d'un. Car non seulement jamais l'homme n'a-t-il foulé ce
chemin, mais jamais non plus l'Esprit n'a exploré ce territoire. Ce qui fait
que non seulement vous n'avez aucune expérience sur laquelle vous rejeter, je
dirais, pour vous sentir en sécurité dans cette aventure, mais vous ne pouvez,
non plus, faire appel à notre support, à nos connaissances, à notre vision, car
ce territoire nous est autant inconnu qu'à vous.
Vous
avez dépassé le cap qu'avaient atteint les autres âges de l'humanité, je
dirais, ce que vous identifiez comme ayant été les civilisations de l'Atlantide
et les précédentes. Vous avez atteint et dépassé le point critique auquel ces
générations précédentes étaient arrivées mais n'avaient pas dépassé. Leurs
créations étaient destinées à servir de .. plate-forme, de tremplin, je dirais,
au passage actuel. Mais pour cela, il devait auparavant y avoir un
renouvellement, une remise au point, je dirais. De la même façon que lorsque
vous fermez totalement .. l'un de vos plans industriels pour re-calibrer au
complet tous les appareillages et réviser et nettoyer et réparer et remplacer
tout ce qui doit l'être afin que tout puisse s'écouler de nouveau dans la plus
parfaite harmonie, équilibre et facilité. Vous avez utilisé cet âge qui se
termine de cette façon.
Vous
êtes allés au fond, je dirais, de l'expérience de la dualité et maintenant vous
êtes prêts .. à redémarrer .. .. le plan avec des méthodes – toujours
pour continuer notre analogie – avec des méthodes plus modernes et plus
appropriées. Votre conscience retrouve le .. l'appel, le souvenir des autres
dimensions auxquelles vous participez. Votre personnalité, ce que vous appelez
votre ego, commence à comprendre qu'il est dans son intérêt d'aller dans le
même sens, dans le sens de votre conscience et non seulement dans son intérêt,
mais dans son .. je dirais, plaisir également. Il commence à comprendre que ce
nouvel état ne signifie pas sa disparition, son annihilation. Vous aurez donc,
dans les temps à venir – pour ceux qui ont commencé – d'abord à
connaître, à rencontrer, à faire connaissance avec cette partie de vous que
vous appelez votre ego et à l'inviter dans cette aventure nouvelle, à
l'intégrer à cette aventure de la conscience.
Vous
n'êtes plus dans le cheminement qui demandait de vous de sacrifier un aspect de
ce que vous êtes au profit d'un autre aspect. Il ne s'agit plus de tenter
– pour utiliser vos images –
de tenter de faire mourir l'ego pour faire vivre la conscience. Il s'agit
d'amener une partie de votre conscience qu'est l'ego en union, finalement, avec
l'ensemble de ce que vous êtes. Aussi longtemps que vous demeuriez dans les
jeux de la dualité, vous deviez maintenir ce combat entre ces différents
aspects de vous-mêmes. Vous arrivez maintenant, je dirais, au troisième terme,
qui est celui de l'union. De cette union fleuriront les nouveaux aspects de
votre âme.
Bien.
Si vous le désirez, nous pouvons maintenant aborder l'une de vos questions.
Gérard : Nous avons ici un texte reçu par une amie,
qui serait un texte de Lancelot. Nous avons pensé qu'ici, nous poserions la
question à la bonne personne concernant Lancelot. (Gérard l'a donné au fur
et à mesure, partie par partie. Je donne d'abord ici le texte au complet, pour
que ce soit plus facile de s'y retrouver)
Voici
le texte:
Une
terre venant du ciel descend vers nous. Bientôt, l'Univers chaotique dans
lequel nous vivons viendra sonner son dernier carillon.
Seuls
les braves pourront partir. D'autres lunes et horizons verront le jour poindre
et nul n'aura accès à cette clé qui engendrera un nouveau possible.
Il faudra
retraverser le chemin de croix avant d'arriver à l'ultime destination. Nous,
pauvres mortels, irons chasser l'Éternel qui chassera nos âmes à son tour.
Prenez
garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les rochers, bientôt,
n'apparaîtront plus. Les montagnes se cristalliseront en un lieu de verre qui
sera séparé de la terre. Nul qui est aveugle ne pourra le voir. Seule la voix
du cœur y parviendra.
Par
ta plume, tu iras briser le verre des montagnes et tu pourras enfin avoir ta
place.
Gérard : Alors, si nous voyons le premier paragraphe:
Une terre venant du ciel…Ça va c'est assez clair. Mais quant au deuxième paragraphe: Seuls les braves
…
Arthur : Hm… Je vais vous demander quelques
instants. … Cette communication .. constitue un chant d'adieu ..
lorsqu'une âme valeureuse venait de passer, il était coutume, le plus souvent
de la part d'un barde, de chanter, je pourrais dire, l'âme de cet être, de
cette personne. C'était le chant le plus important s'adressant à un individu en
particulier et ce chant se devait .. d'illustrer, de rendre à la perfection
autant que faire se peut, évidemment, l'âme de celui ou celle qui venait de
partir. Ce chant que nous avons ici chante l'âme, non seulement de tout un
peuple, mais de tout le peuple, je dirais, de votre Terre. Il chante le passage
dont nous parlions un peu plus haut. La clé dont il est fait mention ici est
celle découverte par la nouvelle âme, je pourrais dire et c'est à cet effet que
personne ne peut y avoir accès, c'est-à-dire personne de l'ancien monde ne peut
y avoir accès. C'est un magnifique chant funèbre, je dirais, tout à fait dans
le sens de cette tradition que nous avons connue jadis. Est-ce que ce chant se
poursuit?
Gérard : Oui, il se poursuit.
Il
faudra retraverser le chemin de croix avant d'arriver à l'ultime destination.
Nous, pauvres mortels, irons chasser l'Éternel qui chassera nos âmes à son
tour.
Arthur : Le chemin de croix .. mm, bien .. vous .. ce
chant vous dit que vous devez d'abord, je dirais, intégrer ce que vous avez été
dans cette phase de votre évolution, dans cette phase de votre être, avant de
.. passer à la nouvelle phase, au nouvel état. Vous avez, pendant des éons,
poursuivi l'Éternel mais vous êtes devenus la lumière de l'Éternel, je pourrais
dire. Vous commencez à devenir conscients de votre état divin et c'est
maintenant à l'Éternel de venir à votre rencontre. L'image est fort belle.
Gérard : Oui,
c'est de toute beauté. Nous poursuivons:
Prenez
garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les rochers, bientôt,
n'apparaîtront plus.
Arthur : Je crois qu'ici le barde chante la vision du
.. de la nouvelle création, je dirais, vers laquelle il se rend. Vision très ..
mm, imagée .. qui semble exprimer les états plus subtils ou plus légers des
nouvelles dimensions vers lesquelles vous vous rendez. Cependant ces dimensions
sont encore, je dirais, à une certaine distance de voyage pour vous (rire).
Il est bien connu que les poètes peuvent voir longtemps devant eux.
Gérard : Mais
que veut dire prenez garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les
rochers, bientôt, n'apparaîtront plus. Il y a une mise en garde.
Arthur : Comment mon ami pouvez-vous vous désaltérer à
une eau qui n'a aucune source? Comment cette eau peut-elle exister? Ne
s'agit-il pas, ici, d'illusion? Les illusions de votre monde duel, de votre
monde de la troisième dimension. Mais je crois également que l'on fait
référence à ces mouvements de l'humeur qui sont souvent identifiés comme étant
les mouvements de l'âme. Il arrive souvent que ce que vous viviez en tant
qu'émotions, de sentiments, ne sont en réalité que des réactions, je dirais,
presque physiologiques. Ne confondez pas le langage réel des émotions, qui
pourrait être décrit, si je peux dire, comme étant le langage de votre âme, avec
ces mouvements d'humeur que vous expérimentez si souvent, à l'intérieur d'une
même journée. Ces mouvements d'humeur n'ont pas de source réelle, n'ont pas de
source dans votre âme.
Gérard : On
poursuit?
Arthur : Bien sûr!
Gérard : Par ta plume, tu iras briser le verre des
montagnes et tu pourras enfin avoir ta place.
Arthur : Cet être commence à prendre conscience de
l'aspect transitoire et de l'aspect illusoire des obstacles qu'il s'est mis sur
sa route. Il en faut maintenant de peu pour que cet être puisse, à l'aide d'une
simple plume, briser ces obstacles et les éliminer. Ce n'est pas tant les
éliminer, en fait, que de comprendre leur aspect illusoire, irréel et ainsi de
tout simplement les amener à se dissoudre. Cet être – et lorsque je parle
de cet être, j'entends la personne ayant reçu ce chant – se trouve ..
comment dirais-je .. .. à quelques battements d'ailes de son envol. Il s'en
faut maintenant de peu que par la foi, par la confiance et par l'amour, cet
être puisse maintenant déployer les ailes de son âme. (Ici, Arthur a fait un
lapsus que je trouve très intéressant et riche en sous-entendus: déployer les
âmes.)
Gérard : Et puis c'est signé Lancelot. C'est assez
étonnant; je ne voyais pas Lancelot comme un barde mais comme un chevalier.
Arthur : Lancelot n'est ni un barde, ni un chevalier
car Lancelot est l'illustration de l'archétype mâle. Lancelot est ici, je
dirais, l'identification à son niveau le plus élevé, je pourrais dire, de
l'aspect .. mâle de cet être ayant reçu ce chant. Cela n'enlève pas, bien au
contraire, la validité à ce chant. Au contraire, cela donne une plus grande
validité, encore, une plus grande authenticité à ce chant, en regard et aux
yeux de cet être ayant donné naissance à ce chant. C'est le chant de son âme dans,
je dirais, dans toute la beauté de cet aspect qui est représenté par Lancelot.
Il serait .. je crois, important pour cet être, d'accepter cette identité.
D'accepter d'intégrer cet aspect de l'âme. Tant qu'elle maintient une identité
différente, séparée, en croyant avoir reçu, je pourrais dire, de ..
l'extérieur, elle empêche, elle retarde l'épanouissement de cet aspect de son
âme, pour ce qu'elle est. Beaucoup de ses difficultés vont trouver un
apaisement dans l'acceptation et dans l'intégration de cet aspect de l'âme. De
cet aspect illustré par le personnage de Lancelot. Vous savez, dans certains
contextes, ce personnage a valeur .. presque alchimique, je dirais,
représentant l'aspect mâle du processus.
Bien.
Je crois que nous pouvons passer à une question suivante, s'il y en a d'autres.
Gérard : Bien sûr qu'il y en a d'autres. Il y en aura
toujours d'autres. C'est le propre de l'homme de toujours se poser des
questions. Myriam avait comme question: Peux-tu nous parler de la voie du
cœur sans compassion? Et par la même occasion nous définir ce qu'est la
compassion?
Arthur : La voie du cœur sans compassion …
Jusque .. jusqu'à récemment, l'humanité vivait cette voie, effectivement, sans
compassion. La voie du cœur est tout simplement la voie des relations. Ce
que vous nommez la voie du cœur, bien sûr en opposition à ce que vous
nommez la voie de la raison, est celle donnant préséance, je dirais, aux
sentiments, aux émotions. Ces sentiments, ces émotions sont, comme il vient
d'être mentionné plus haut, les mouvements de l'âme, ils sont le langage de
l'âme, ils sont la communication. Ils sont .. je dirais, le produit de la
rencontre de l'esprit avec la matière. Nous pourrions dire le produit du
mariage de l'esprit et de la matière. L'être peut donc expérimenter pendant
très longtemps ces états de l'âme, ce mode de communication, consciemment ou
inconsciemment, sans jamais associer cette communication à autrui; sans jamais
associer cette communication à l'amour pour autrui et donc encore moins à
l'état d'unité avec autrui, je dirais.
Dans
ce sens, la voie du cœur peut être expérimentée pendant très longtemps,
sur bien des vies, sans jamais soupçonner l'état de compassion, l'existence de
cet état. Je vous dirais, qu'actuellement, malgré les temps dans lesquels vous
êtes, malgré le passage que vous expérimentez, il vous est beaucoup plus
facile, familier de vivre cette voie, d'expérimenter cette voie du cœur
sans la dimension de la compassion plutôt qu'avec elle. Il vous est beaucoup
plus .. ..Votre inclination tend beaucoup plus vers l'expérience de ces états
en fonction de vous-mêmes, en fonction de vos besoins, de vos désirs et de la
gratification de ces désirs et de ces besoins. Vous concevez donc beaucoup plus
facilement vos relations en fonction de vous, de votre bien-être qu'en fonction
de l'autre. Et c'est dans ce sens, principalement, que ce que vous appelez la
voie du cœur, c'est-à-dire la voie des relations, se vit beaucoup plus
souvent, beaucoup plus facilement sans la compassion qu'avec.
Ce
que désigne la notion de compassion est un état .. un état, je dirais,
d'ouverture à l'autre, un état d'amour pour l'autre, un état d'empathie vers
l'autre, permettant l'inclusion de celui qui vit cet état. Il est impossible à
un être d'éprouver de la compassion pour quelqu'un d'autre sans être
entièrement participant à cette dynamique, contrairement à la situation de
charité, par exemple, où vous retrouvez quelqu'un qui donne, mais de
l'extérieur et quelqu'un qui reçoit, je dirais, à l'extérieur également. Dans cette
situation, vous retrouvez quelqu'un qui se positionne comme étant supérieur,
évidemment par le biais de son jugement, son jugement sur sa propre position et
la situation de quelqu'un qui est inférieur, celui qui reçoit. Ce n'est pas un
échange véritable car, dans cette dynamique il y a .. je pourrais dire, perte
de valeur, perte d'énergie. Dans le transfert, une partie de l'énergie s'est
écoulée vers d'autres mm .. d'autres avenues, je pourrais dire. Un peu comme si
vous tentiez de donner de l'eau dans un contenant fissuré. La quantité à
l'arrivée ne sera évidemment pas la même que celle au départ. Alors que dans
une situation de compassion, le contenant contient, garde tout son contenu, je
pourrais dire. Il est en parfait état et le transfert se fait .. sur une même
base de valeurs.
Lorsque
cette situation est authentique, l'être compatissant ne ressent à aucun moment
une supériorité sur l'individu, sur l'être envers qui sa compassion s'exerce.
Le mot compassion, d'ailleurs, veut dire passion avec, et dans ce .. ce
contexte, je dirais, la compassion ne s'exerce pas uniquement dans une
situation de besoin, dans une situation de douleur, de malheur, etc. La
compassion est la capacité de partager avec l'autre sa passion, est la capacité
de rentrer, je pourrais dire, dans le champ passionnel de l'autre – la
capacité de l'être d'accepter d'aller totalement vers l'autre, dans sa douleur
et dans sa joie également. Pour la plupart d'entre vous, il n'est pas plus
aisé, si vous y regardez bien, de partager dans toute son authenticité la joie
qu'un être peut expérimenter que de partager sa douleur. Lorsque vous donnez
cours à l'état authentique de compassion, vous acceptez d'aller totalement vers
l'autre, dans une situation comme dans l'autre. Ce serait comme, je dirais ..
c'est la situation où vous accordez une totale validité à l'expérience de
l'autre, peu importe la façon dont cette expérience s'exprime, que ce soit dans
l'éventail de ce que vous qualifiez de positivités comme dans celui des
négativités. Vous acceptez totalement l'expérience de l'autre, dans sa pleine
expression. Vous avez là, à ce moment, toute la profondeur réelle de la voie du
cœur. Bien.
Gérard : Autre question. Vous m'avez dit que la
sinusite due à ma récente grippe résultait du fait que j'avais bloqué le flot
d'énergie. Est-ce le cas de façon générale, pour à peu près tout le monde ou
était-ce particulier à ma situation du moment?
Arthur : Vous savez, les états de votre corps physique
sont toujours l'illustration de votre création énergétique plus subtile, soit
d'une création mentale, soit d'une création émotionnelle ou même d'une création
spirituelle ou de la combinaison même de ces différents contextes énergétiques,
je dirais. Cette situation de sinusite est souvent – évidemment pas dans
tous les cas, bien sûr – mais souvent l'expression, non seulement du
blocage d'énergie émotionnelle, comme ce fut le cas pour notre amie, mais
également, en même temps, la tentative de remplacer, si on peut dire, l'échange
émotionnel, le langage émotionnel par celui de la raison, par celui du mental.
Nous parlions de la voie du cœur, nous avons là une illustration de la
tentative de remplacer .. mm .. je ne dirais pas cette voie, mais de remplacer
une manifestation, un échange, une communication sur cette voie, par les
communications que l'on trouve dans la voie du mental. Ce n'est évidemment pas
le cas pour chaque individu faisant l'expérience de ce malaise. Il faut
toujours rester prudent avec ces interprétations, car même si une situation
s'applique dans bien des cas, parfois même dans une majorité de cas, elle ne
s'applique jamais dans tous les cas.
Bien.
Je serais partisan, je dirais, pour une légère pause.
********
Arthur : Bien! Alors, nous revoilà frais et dispos? (rire
général)
Gérard : Moi ça va, mais je ne suis pas certain que
Myriam le soit.
Arthur : Il se pourrait en effet que notre amie soit
en train de se créer un moment bien intéressant en ce qui a trait à ses
capacités de communication, je dirais.
Bien,
si vous le désirez, nous pouvons continuer avec vos questions.
Gérard : Oui,
alors, dans la transmission du 9 janvier, vous dites que toute création est
paradoxale. Pourquoi?
Arthur : Le défi, ici, est de tenter d'expliquer à
partir de votre langage verbal. Je dirais que le paradoxe se situe dans le fait
que l'être en processus de création doit se .. je pourrais dire .. se
positionner .. mm .. dans un état unitaire avec la trame de Tout ce Qui Est et
en même temps se percevoir et percevoir l'objet de sa création comme étant différent
et, d'une certaine façon, séparé de cette trame. Toute création dans sa nature
fondamentale est pure conscience .. mm .. nous pourrions dire, pure conscience
indifférenciée et dans son état transitoire est phénomène. Seule la conscience,
dans son état indifférencié, fondamental .. possède une nature réelle. C'est la
raison pour laquelle il est question d'illusion à chaque fois que l'on tente
d'illustrer ce qu'est l'univers, ce qu'est la création. Aucun des phénomènes
n'a d'existence en soi, mais du point de vue du créateur, tous les phénomènes
existent. Voilà en partie la nature paradoxale de la création, du processus
créateur. Bien.
Gérard : Une autre question de Myriam: Durant une
transmission, il m'est venu le fait que nous créons les Anges. Qu'en est-il
réellement? Et est-ce que les Anges sont de la même réalité que les Archanges?
Arthur : Nous retrouvons, en quelque sorte, ici, cette
idée du paradoxe. Lorsque vous vous positionnez, je pourrais dire, dans votre
nature essentielle, au niveau essentiel de votre être et qu'ainsi vous vous
situez au niveau de l'unité, au niveau de la Conscience, la Conscience dans sa
pure réalité, vous créez effectivement cet ordre que vous nommez les anges car
à ce niveau vous êtes la Conscience globale, ce que vous nommez Dieu. Et les
anges sont l'expression permanente de ce niveau de réalité, de cet état d'être
que vous nommez Dieu. Nous pourrions dire que les anges sont l'équivalent pour
Dieu de ce que les émotions sont pour vous. Donc, ils seraient, d'une certaine
façon, le langage de l'âme de Dieu. Bien sûr ils sont créés à tout instant et
l'univers en est totalement imprégné, je dirais, puisqu'ils sont l'expression
même de l'amour dans le sens le plus essentiel, je dirais, de cet état.
Les
archanges, quant à eux, sont l'actualisation, je dirais, des grands attributs
divins, des grands principes universels. Ils sont la totalisation .. de tout ce
que .. de tout ce qui peut être conçu et véhiculé à l'intérieur du champ de
réalité spécifique d'un attribut. Par exemple, si vous considérez l'archange
Michaël, disons, vous trouverez la totalisation de tout ce qui a été vécu, ce
qui se vit et ce qui se vivra en regard de l'amour divin en action. L'archange
Michaël est l'amour divin en action. En soi, il n'est pas une entité, il n'est
pas ce que vous pouvez concevoir comme un individu, mais il .. je dirais,
possède une conscience propre; il possède le sentiment, la conscience du Je
Suis au même titre que vous. Mais son être, si nous pouvons dire, existe de par
l'action d'amour de tous les êtres de la création, de toutes les facettes du
divin expérimentant l'amour en action. Si vous considérez l'archange Gabriel,
vous allez percevoir la .. qualité de mouvement de la conscience. Et si vous
regardez l'archange Raphaël, vous trouverez la qualité de compassion dont nous
parlions. Et je dirais, pour compléter, si vous pensez à l'archange Uriel, vous
allez trouver .. je pourrais dire .. l'exubérance de la danse de création.
Voilà de façon très succincte, évidemment, une idée de la différence entre ces
ordres d'existence et peut-être un peu de la raison d'être de ces ordres
d'existence.
Gérard : Les anges sont devenus très présents dans
notre culture, au cours de la décennie qui vient de se terminer. Nous avons vu
des revues sur les anges, il y a même des boutiques sur les anges et nous
voyons que les gens sont devenus beaucoup plus sensibles aux anges. Est-ce que
ça veut dire que leur communication est devenue plus perceptible?
Arthur : Je dirais que vous devenez, petit à petit, de
plus en plus sensibles à ce que j'ai qualifié d'âme divine, vous devenez plus
sensibles aux messages, à la communication émanant de votre nature divine.
Gérard : Il y a même eu des manifestations, comme des
photos par exemple sur les anges, qui me semblent avoir été plus rares
auparavant?
Arthur : Eh bien, auparavant la photo n'existait pas
et actuellement ceci ne devrait pas vous étonner outre mesure, puisque vous
créez tout ce que vous percevez et qu'il est relativement, je dirais, facile
d'utiliser des molécules de fumée ou des molécules d'eau, etc,
pour leur prêter ces formes. Vous êtes bien conscients, je crois, qu'un ange ne
possède pas cette forme que vous leur prêtez, avec les grandes ailes, etc. De
toute façon, vous savez bien que les anges – cette réalité que vous
appelez les anges – ne possèdent pas de forme proprement dite. La seule
forme qu'ils pourraient parfois prendre est celle que vous leur demandez
d'endosser, consciemment ou inconsciemment, pour un besoin spécifique, dans un
moment spécifique. Voilà.
Gérard : Solara nous dit que
nous sommes des anges. Est-ce le cas de tous les humains? Elle nous dit
également qu'il y a eu plusieurs descentes. Que veut-elle dire par là?
Arthur : Nous sommes des anges dans la mesure où nous
avons créé l'ensemble de notre réalité actuelle, l'ensemble de notre réalité de
toujours en fait, à partir de notre conscience divine au même titre que nous
créons les anges à partir de cet état divin. Rien n'a été créé .. d'une autre
source, puisque aucune autre source n'existe et dans ce sens, nous sommes tous
effectivement des anges. Maintenant, il se peut que certains individus ayant ..
créé une situation d'incarnation pour eux-mêmes soient, à l'origine, de façon
plus immédiate, ce que vous appelez des anges, qu'ils proviennent de façon plus
directe de ces ordres d'existence. Lorsque c'est le cas, ce sont des êtres qui
endossent la réalité de la dualité afin de .. d'exécuter un travail spécifique,
je pourrais dire. Dans la plupart des cas, cette situation est absolument
indécelable par quiconque, y compris par l'individu .. qui est cette
incarnation, qui est ce fragment de ce que vous appelez un ange. Il serait
totalement contraire au but fixé que de conserver conscience de cet état,
puisque ce travail doit s'accomplir dans les sphères de la conscience de la
dualité, en ce qui nous concerne, ici.
Gérard : Pourtant, Solara,
justement, nous demande de nous souvenir de qui nous sommes; que nous sommes
des anges et de nous rappeler de notre nom d'ange et donc de sortir de la
dualité, en fin de compte?
Arthur : À ce point-ci de votre aventure, vous ne
pourriez vous extraire de la dualité en vous souvenant de votre nature d'ange
ou même d'un nom propre à cette nature. Vous ne feriez que renforcer cette
dualité puisque la conscience dominante en vous est celle de votre nature
d'humain, je dirais. Ce qui est important à retrouver est la conscience de
votre nature véritable au-delà de toute identification, au-delà de
l'identification humaine, au-delà de l'identification angélique, de
l'identification à d'autres peuples des étoiles, peut-être, peu importe. Aussi
longtemps que vous attachez de l'importance à l'identification différente, à
une source différente de votre être, de la conscience humaine, vous maintenez
et parfois vous renforcez la dualité. Ce que cet être tente de transmettre est
le message, justement, à l'effet que vous êtes arrivés .. à un point de votre
évolution où il faut, si vous voulez continuer à partir de cette forme et à
partir de cette réalité, retrouver vos racines, je pourrais dire, vos racines
divines, retrouver la conscience de votre source. Dans ce sens .. vous .. au
même titre que nous .. vous êtes effectivement des anges, mais vous êtes des
anges humains. Vous n'êtes pas mm .. vous ne participez pas d'un autre ordre
par le simple fait d'être issus de l'ordre angélique, je dirais et à cet effet,
tous les humains participent de la même réalité. Bien.
Gérard : Tobias parle de l'Ordre de l'Arche, à
laquelle plusieurs d'entre nous appartiendraient. Qu'est-ce que c'est et est-ce
que toute l'humanité en est "membre"?
Arthur : Hm… L'Ordre de l'Arche est d'abord un
nom adopté par le "Crimson Council"
provenant, je dirais, de vos écritures très anciennes. Il fait référence à
cette portion, si on peut dire, cet aspect de la conscience humaine ayant
choisi de conserver tout au long de l'aventure humaine un lien de conscience
avec l'origine, avec l'état primordial. Bien que le fait de conserver cet
accès, je dirais, à la Conscience primordiale ait rendu l'aventure beaucoup
plus – dans vos termes d'incarnation – difficile, beaucoup plus
difficile, beaucoup plus .. comportant de plus grands défis, je pourrais dire,
puisque ayant en permanence le sentiment de pouvoir connaître, atteindre à
autre chose, sans jamais pouvoir y arriver.
Ceux
que Tobias nomme ceux de l'Ordre de l'Arche ont choisi l'expérience presque
permanente de l'insatisfaction, de la frustration, du sentiment de ne pas
appartenir, je pourrais dire .. du sentiment d'être en permanence dans une
sorte de prison constituée par l'incarnation. Ceux de l'Ordre ont toujours,
d'une certaine façon, la conscience qu'il existe d'autres états d'être et qu'il
existe une porte d'accès à ces états, mais dans presque tous les cas, sans
presque jamais pouvoir accéder à ces états.
Bien.
Je constate que votre technologie nous donne ici un signal et qu'il est
peut-être temps de terminer cette séance. Nous allons donc en rester là et je
vous souhaite une très bonne nuit, mon ami. À bientôt, j'espère.
Gérard : À bientôt, Arthur.
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