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8e Propos d'Arthur

5 mars 2002

Présents Myriam (Ariel) et Gérard

 

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Annonciation de temps nouveaux, du changement de la conscience (le shift).  Dans cette aventure, même les “esprits” ne pourront nous aider, car c’est l’inconnu pour tout le monde.

Il ne s'agit plus de tenter de faire mourir l'ego, disons, pour faire vivre la conscience. Il s'agit d'amener une partie de votre conscience qu'est l'ego en union avec l'ensemble de ce que vous êtes.

Commentaires sur un texte de Lancelot.

Ne confondez pas le langage réel des émotions, qui pourrait être décrit comme étant le langage de votre âme avec ces mouvements d'humeur que vous expérimentez si souvent, à l'intérieur d'une même journée.

Lancelot est l'illustration de l'archétype mâle.

Sur la compassion.

Les états physiques de votre corps sont toujours l'illustration de votre création énergétique plus subtile, soit mentale, soit émotionnelle, ou même spirituelle ou de la combinaison même de ces différents contextes énergétiques.

Sur la nature paradoxale du processus créateur.

Sur les anges et archanges.

Sur les propos de Solara et de Tobias.

 

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Arthur :  Alors, nous nous retrouvons, encore une fois. C'est toujours un plaisir renouvelé. J'espère que toutes ces journées, cette dernière semaine furent bien propices pour vous, mon ami. J'espère que vous avez trouvé, en partie, ce que vous cherchez?

 

Gérard :  (Rire) Je ne sais pas si j'ai trouvé quelque chose. Je pensais que tout devenait clair, alors qu'en réalité, en ce moment le travail que je voulais pour assurer ma sécurité ne vient pas…

 

Arthur :  Il est fort probable que vous trouviez, petit à petit, cette sécurité autrement que par cette activité que vous concevez comme étant le travail. Je crois qu'il vous faut maintenant, peut-être, assumer certains choix et surtout croire. Vous irez d'autant plus facilement dans la direction que vous choisissez si vous permettez à la confiance, à ce que vous pourriez qualifier de la foi, de prendre racine véritablement en vous. Votre .. je dirais, formation se trouve à un point où il serait favorable pour vous de commencer à exécuter plus sérieusement, je pourrais dire, vos talents, vos habilités. Il se pourrait fort bien que ce soit le temps pour vous de commencer à jouer, je dirais, le jeu que vous avez appris si bien pendant toutes ces années. En tant que .. mm .. .. vous êtes rendu à un point de votre aventure où il devient nécessaire, utile de commencer à pointer, à identifier les nouveaux paramètres de cette nouvelle aventure de la conscience dans laquelle vous vous êtes engagé.

 

Beaucoup d'entre vous avez consacré bien des années, bien des énergies et bien de la patience à vous préparer pour cette période, pour ce moment où on attend de vous, je dirais, votre capacité de service. Vous avez chacun développé des habiletés, vous déployez certaines avenues, je pourrais dire, permettant, chacun à votre façon, de faciliter la transition qui s'opère en ce moment, entre le vieux schéma de conscience que vous connaissiez jusqu'à il y a peu de temps, vers le nouveau schéma de conscience. Ce que vous vous plaisez à qualifier d'un nouveau paradigme.

 

Il serait donc excellent que chacun d'entre vous rassembliez vos acquis, que vous .. je pourrais utiliser l'image d'un coffre à outils qu'il serait temps de constituer avec tout ce que vous avez acquis et construit jusqu'à maintenant. Plus le temps linéaire avance, maintenant, plus il s'accélère et plus ceux d'entre vous qui n'ont pas cru utile ou approprié d'accorder l'énergie nécessaire à la transition – plus chacun d'entre vous, donc, allez vous retrouver dans une .. je dirais .. en quelque sorte un affolement – la peur de perdre pied, bien que vous ayez préparé à des niveaux plus profonds de conscience les temps dans lesquels vous vous retrouvez maintenant. Vous êtes à d'autres niveaux, un peu comme de jeunes enfants qui ont peur .. de ne pas trouver leur route.

 

Beaucoup d'entre vous ont quand même appris, d'une certaine façon, à cheminer sur des routes non répertoriées. Et plus les temps vont s'accomplir, si je peux utiliser cette formule, plus vous allez vous retrouver sur des territoires que vous ne soupçonniez même pas. Il vous faut donc, les uns, les autres, vous rendre .. mm, je dirais disponibles les uns aux autres. Chacun d'entre vous, peu importe d'où vous partez, allez découvrir .. je dirais, une parcelle inconnue de ce territoire.

 

Ne croyez pas qu'il n'y ait que les plus aventuriers d'entre vous, ayant déjà commencé, je dirais, à prévoir, à se préparer, qui vont fouler ce nouveau territoire, qui vont être en mesure de le découvrir. C'est évidemment l'aventure qui vous attend tous. La seule différence est que certains d'entre vous s'y attendent et parmi eux un petit nombre ont déjà commencé à entrevoir, à deviner, à pressentir ce nouveau territoire et sont capables de laisser .. mm .. de laisser leur être se fondre, je dirais avec cette nouvelle énergie, de ce nouveau territoire. Il incombe, évidemment, à ceux-ci de tendre la main vers leurs frères, leurs sœurs qui n'ont pas accompli encore cette ouverture.

 

Le chemin que vous vous apprêtez à parcourir, ce chemin inconnu et mystérieux qui vous appelle par .. mm .. la séduction, justement, de son mystère, peut en même temps en effrayer plus d'un. Car non seulement jamais l'homme n'a-t-il foulé ce chemin, mais jamais non plus l'Esprit n'a exploré ce territoire. Ce qui fait que non seulement vous n'avez aucune expérience sur laquelle vous rejeter, je dirais, pour vous sentir en sécurité dans cette aventure, mais vous ne pouvez, non plus, faire appel à notre support, à nos connaissances, à notre vision, car ce territoire nous est autant inconnu qu'à vous.

 

Vous avez dépassé le cap qu'avaient atteint les autres âges de l'humanité, je dirais, ce que vous identifiez comme ayant été les civilisations de l'Atlantide et les précédentes. Vous avez atteint et dépassé le point critique auquel ces générations précédentes étaient arrivées mais n'avaient pas dépassé. Leurs créations étaient destinées à servir de .. plate-forme, de tremplin, je dirais, au passage actuel. Mais pour cela, il devait auparavant y avoir un renouvellement, une remise au point, je dirais. De la même façon que lorsque vous fermez totalement .. l'un de vos plans industriels pour re-calibrer au complet tous les appareillages et réviser et nettoyer et réparer et remplacer tout ce qui doit l'être afin que tout puisse s'écouler de nouveau dans la plus parfaite harmonie, équilibre et facilité. Vous avez utilisé cet âge qui se termine de cette façon.

 

Vous êtes allés au fond, je dirais, de l'expérience de la dualité et maintenant vous êtes prêts .. à redémarrer .. .. le plan avec des méthodes – toujours pour continuer notre analogie – avec des méthodes plus modernes et plus appropriées. Votre conscience retrouve le .. l'appel, le souvenir des autres dimensions auxquelles vous participez. Votre personnalité, ce que vous appelez votre ego, commence à comprendre qu'il est dans son intérêt d'aller dans le même sens, dans le sens de votre conscience et non seulement dans son intérêt, mais dans son .. je dirais, plaisir également. Il commence à comprendre que ce nouvel état ne signifie pas sa disparition, son annihilation. Vous aurez donc, dans les temps à venir – pour ceux qui ont commencé – d'abord à connaître, à rencontrer, à faire connaissance avec cette partie de vous que vous appelez votre ego et à l'inviter dans cette aventure nouvelle, à l'intégrer à cette aventure de la conscience.

 

Vous n'êtes plus dans le cheminement qui demandait de vous de sacrifier un aspect de ce que vous êtes au profit d'un autre aspect. Il ne s'agit plus de tenter –  pour utiliser vos images – de tenter de faire mourir l'ego pour faire vivre la conscience. Il s'agit d'amener une partie de votre conscience qu'est l'ego en union, finalement, avec l'ensemble de ce que vous êtes. Aussi longtemps que vous demeuriez dans les jeux de la dualité, vous deviez maintenir ce combat entre ces différents aspects de vous-mêmes. Vous arrivez maintenant, je dirais, au troisième terme, qui est celui de l'union. De cette union fleuriront les nouveaux aspects de votre âme.

 

Bien. Si vous le désirez, nous pouvons maintenant aborder l'une de vos questions.

 

Gérard :  Nous avons ici un texte reçu par une amie, qui serait un texte de Lancelot. Nous avons pensé qu'ici, nous poserions la question à la bonne personne concernant Lancelot. (Gérard l'a donné au fur et à mesure, partie par partie. Je donne d'abord ici le texte au complet, pour que ce soit plus facile de s'y retrouver)

 

Voici le texte:

Une terre venant du ciel descend vers nous. Bientôt, l'Univers chaotique dans lequel nous vivons viendra sonner son dernier carillon.

Seuls les braves pourront partir. D'autres lunes et horizons verront le jour poindre et nul n'aura accès à cette clé qui engendrera un nouveau possible.

Il faudra retraverser le chemin de croix avant d'arriver à l'ultime destination. Nous, pauvres mortels, irons chasser l'Éternel qui chassera nos âmes à son tour.

Prenez garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les rochers, bientôt, n'apparaîtront plus. Les montagnes se cristalliseront en un lieu de verre qui sera séparé de la terre. Nul qui est aveugle ne pourra le voir. Seule la voix du cœur y parviendra.

Par ta plume, tu iras briser le verre des montagnes et tu pourras enfin avoir ta place.

 

Gérard :  Alors, si nous voyons le premier paragraphe: Une terre venant du ciel…Ça va c'est assez clair. Mais quant  au deuxième paragraphe: Seuls les braves …

 

Arthur :  Hm… Je vais vous demander quelques instants. … Cette communication .. constitue un chant d'adieu .. lorsqu'une âme valeureuse venait de passer, il était coutume, le plus souvent de la part d'un barde, de chanter, je pourrais dire, l'âme de cet être, de cette personne. C'était le chant le plus important s'adressant à un individu en particulier et ce chant se devait .. d'illustrer, de rendre à la perfection autant que faire se peut, évidemment, l'âme de celui ou celle qui venait de partir. Ce chant que nous avons ici chante l'âme, non seulement de tout un peuple, mais de tout le peuple, je dirais, de votre Terre. Il chante le passage dont nous parlions un peu plus haut. La clé dont il est fait mention ici est celle découverte par la nouvelle âme, je pourrais dire et c'est à cet effet que personne ne peut y avoir accès, c'est-à-dire personne de l'ancien monde ne peut y avoir accès. C'est un magnifique chant funèbre, je dirais, tout à fait dans le sens de cette tradition que nous avons connue jadis. Est-ce que ce chant se poursuit?

 

Gérard :  Oui, il se poursuit.

Il faudra retraverser le chemin de croix avant d'arriver à l'ultime destination. Nous, pauvres mortels, irons chasser l'Éternel qui chassera nos âmes à son tour.

 

Arthur :  Le chemin de croix .. mm, bien .. vous .. ce chant vous dit que vous devez d'abord, je dirais, intégrer ce que vous avez été dans cette phase de votre évolution, dans cette phase de votre être, avant de .. passer à la nouvelle phase, au nouvel état. Vous avez, pendant des éons, poursuivi l'Éternel mais vous êtes devenus la lumière de l'Éternel, je pourrais dire. Vous commencez à devenir conscients de votre état divin et c'est maintenant à l'Éternel de venir à votre rencontre. L'image est fort belle.

 

Gérard :  Oui, c'est de toute beauté. Nous poursuivons:

Prenez garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les rochers, bientôt, n'apparaîtront plus.

 

Arthur :  Je crois qu'ici le barde chante la vision du .. de la nouvelle création, je dirais, vers laquelle il se rend. Vision très .. mm, imagée .. qui semble exprimer les états plus subtils ou plus légers des nouvelles dimensions vers lesquelles vous vous rendez. Cependant ces dimensions sont encore, je dirais, à une certaine distance de voyage pour vous (rire). Il est bien connu que les poètes peuvent voir longtemps devant eux.

 

Gérard :  Mais que veut dire prenez garde à l'eau qui ne coule pas de sa Source, car les rochers, bientôt, n'apparaîtront plus. Il y a une mise en garde.

 

Arthur :  Comment mon ami pouvez-vous vous désaltérer à une eau qui n'a aucune source? Comment cette eau peut-elle exister? Ne s'agit-il pas, ici, d'illusion? Les illusions de votre monde duel, de votre monde de la troisième dimension. Mais je crois également que l'on fait référence à ces mouvements de l'humeur qui sont souvent identifiés comme étant les mouvements de l'âme. Il arrive souvent que ce que vous viviez en tant qu'émotions, de sentiments, ne sont en réalité que des réactions, je dirais, presque physiologiques. Ne confondez pas le langage réel des émotions, qui pourrait être décrit, si je peux dire, comme étant le langage de votre âme, avec ces mouvements d'humeur que vous expérimentez si souvent, à l'intérieur d'une même journée. Ces mouvements d'humeur n'ont pas de source réelle, n'ont pas de source dans votre âme.

 

Gérard :  On poursuit?

 

Arthur :  Bien sûr!

 

Gérard :  Par ta plume, tu iras briser le verre des montagnes et tu pourras enfin avoir ta place.

 

Arthur :  Cet être commence à prendre conscience de l'aspect transitoire et de l'aspect illusoire des obstacles qu'il s'est mis sur sa route. Il en faut maintenant de peu pour que cet être puisse, à l'aide d'une simple plume, briser ces obstacles et les éliminer. Ce n'est pas tant les éliminer, en fait, que de comprendre leur aspect illusoire, irréel et ainsi de tout simplement les amener à se dissoudre. Cet être – et lorsque je parle de cet être, j'entends la personne ayant reçu ce chant – se trouve .. comment dirais-je .. .. à quelques battements d'ailes de son envol. Il s'en faut maintenant de peu que par la foi, par la confiance et par l'amour, cet être puisse maintenant déployer les ailes de son âme. (Ici, Arthur a fait un lapsus que je trouve très intéressant et riche en sous-entendus: déployer les âmes.)

 

Gérard :  Et puis c'est signé Lancelot. C'est assez étonnant; je ne voyais pas Lancelot comme un barde mais comme un chevalier.

 

Arthur :  Lancelot n'est ni un barde, ni un chevalier car Lancelot est l'illustration de l'archétype mâle. Lancelot est ici, je dirais, l'identification à son niveau le plus élevé, je pourrais dire, de l'aspect .. mâle de cet être ayant reçu ce chant. Cela n'enlève pas, bien au contraire, la validité à ce chant. Au contraire, cela donne une plus grande validité, encore, une plus grande authenticité à ce chant, en regard et aux yeux de cet être ayant donné naissance à ce chant. C'est le chant de son âme dans, je dirais, dans toute la beauté de cet aspect qui est représenté par Lancelot. Il serait .. je crois, important pour cet être, d'accepter cette identité. D'accepter d'intégrer cet aspect de l'âme. Tant qu'elle maintient une identité différente, séparée, en croyant avoir reçu, je pourrais dire, de .. l'extérieur, elle empêche, elle retarde l'épanouissement de cet aspect de son âme, pour ce qu'elle est. Beaucoup de ses difficultés vont trouver un apaisement dans l'acceptation et dans l'intégration de cet aspect de l'âme. De cet aspect illustré par le personnage de Lancelot. Vous savez, dans certains contextes, ce personnage a valeur .. presque alchimique, je dirais, représentant l'aspect mâle du processus.

 

Bien. Je crois que nous pouvons passer à une question suivante, s'il y en a d'autres.

 

Gérard :  Bien sûr qu'il y en a d'autres. Il y en aura toujours d'autres. C'est le propre de l'homme de toujours se poser des questions. Myriam avait comme question: Peux-tu nous parler de la voie du cœur sans compassion? Et par la même occasion nous définir ce qu'est la compassion?

 

Arthur :  La voie du cœur sans compassion … Jusque .. jusqu'à récemment, l'humanité vivait cette voie, effectivement, sans compassion. La voie du cœur est tout simplement la voie des relations. Ce que vous nommez la voie du cœur, bien sûr en opposition à ce que vous nommez la voie de la raison, est celle donnant préséance, je dirais, aux sentiments, aux émotions. Ces sentiments, ces émotions sont, comme il vient d'être mentionné plus haut, les mouvements de l'âme, ils sont le langage de l'âme, ils sont la communication. Ils sont .. je dirais, le produit de la rencontre de l'esprit avec la matière. Nous pourrions dire le produit du mariage de l'esprit et de la matière. L'être peut donc expérimenter pendant très longtemps ces états de l'âme, ce mode de communication, consciemment ou inconsciemment, sans jamais associer cette communication à autrui; sans jamais associer cette communication à l'amour pour autrui et donc encore moins à l'état d'unité avec autrui, je dirais.

 

Dans ce sens, la voie du cœur peut être expérimentée pendant très longtemps, sur bien des vies, sans jamais soupçonner l'état de compassion, l'existence de cet état. Je vous dirais, qu'actuellement, malgré les temps dans lesquels vous êtes, malgré le passage que vous expérimentez, il vous est beaucoup plus facile, familier de vivre cette voie, d'expérimenter cette voie du cœur sans la dimension de la compassion plutôt qu'avec elle. Il vous est beaucoup plus .. ..Votre inclination tend beaucoup plus vers l'expérience de ces états en fonction de vous-mêmes, en fonction de vos besoins, de vos désirs et de la gratification de ces désirs et de ces besoins. Vous concevez donc beaucoup plus facilement vos relations en fonction de vous, de votre bien-être qu'en fonction de l'autre. Et c'est dans ce sens, principalement, que ce que vous appelez la voie du cœur, c'est-à-dire la voie des relations, se vit beaucoup plus souvent, beaucoup plus facilement sans la compassion qu'avec.

 

Ce que désigne la notion de compassion est un état .. un état, je dirais, d'ouverture à l'autre, un état d'amour pour l'autre, un état d'empathie vers l'autre, permettant l'inclusion de celui qui vit cet état. Il est impossible à un être d'éprouver de la compassion pour quelqu'un d'autre sans être entièrement participant à cette dynamique, contrairement à la situation de charité, par exemple, où vous retrouvez quelqu'un qui donne, mais de l'extérieur et quelqu'un qui reçoit, je dirais, à l'extérieur également. Dans cette situation, vous retrouvez quelqu'un qui se positionne comme étant supérieur, évidemment par le biais de son jugement, son jugement sur sa propre position et la situation de quelqu'un qui est inférieur, celui qui reçoit. Ce n'est pas un échange véritable car, dans cette dynamique il y a .. je pourrais dire, perte de valeur, perte d'énergie. Dans le transfert, une partie de l'énergie s'est écoulée vers d'autres mm .. d'autres avenues, je pourrais dire. Un peu comme si vous tentiez de donner de l'eau dans un contenant fissuré. La quantité à l'arrivée ne sera évidemment pas la même que celle au départ. Alors que dans une situation de compassion, le contenant contient, garde tout son contenu, je pourrais dire. Il est en parfait état et le transfert se fait .. sur une même base de valeurs.

 

Lorsque cette situation est authentique, l'être compatissant ne ressent à aucun moment une supériorité sur l'individu, sur l'être envers qui sa compassion s'exerce. Le mot compassion, d'ailleurs, veut dire passion avec, et dans ce .. ce contexte, je dirais, la compassion ne s'exerce pas uniquement dans une situation de besoin, dans une situation de douleur, de malheur, etc. La compassion est la capacité de partager avec l'autre sa passion, est la capacité de rentrer, je pourrais dire, dans le champ passionnel de l'autre – la capacité de l'être d'accepter d'aller totalement vers l'autre, dans sa douleur et dans sa joie également. Pour la plupart d'entre vous, il n'est pas plus aisé, si vous y regardez bien, de partager dans toute son authenticité la joie qu'un être peut expérimenter que de partager sa douleur. Lorsque vous donnez cours à l'état authentique de compassion, vous acceptez d'aller totalement vers l'autre, dans une situation comme dans l'autre. Ce serait comme, je dirais .. c'est la situation où vous accordez une totale validité à l'expérience de l'autre, peu importe la façon dont cette expérience s'exprime, que ce soit dans l'éventail de ce que vous qualifiez de positivités comme dans celui des négativités. Vous acceptez totalement l'expérience de l'autre, dans sa pleine expression. Vous avez là, à ce moment, toute la profondeur réelle de la voie du cœur. Bien.

 

Gérard :  Autre question. Vous m'avez dit que la sinusite due à ma récente grippe résultait du fait que j'avais bloqué le flot d'énergie. Est-ce le cas de façon générale, pour à peu près tout le monde ou était-ce particulier à ma situation du moment?

 

Arthur :  Vous savez, les états de votre corps physique sont toujours l'illustration de votre création énergétique plus subtile, soit d'une création mentale, soit d'une création émotionnelle ou même d'une création spirituelle ou de la combinaison même de ces différents contextes énergétiques, je dirais. Cette situation de sinusite est souvent – évidemment pas dans tous les cas, bien sûr – mais souvent l'expression, non seulement du blocage d'énergie émotionnelle, comme ce fut le cas pour notre amie, mais également, en même temps, la tentative de remplacer, si on peut dire, l'échange émotionnel, le langage émotionnel par celui de la raison, par celui du mental. Nous parlions de la voie du cœur, nous avons là une illustration de la tentative de remplacer .. mm .. je ne dirais pas cette voie, mais de remplacer une manifestation, un échange, une communication sur cette voie, par les communications que l'on trouve dans la voie du mental. Ce n'est évidemment pas le cas pour chaque individu faisant l'expérience de ce malaise. Il faut toujours rester prudent avec ces interprétations, car même si une situation s'applique dans bien des cas, parfois même dans une majorité de cas, elle ne s'applique jamais dans tous les cas.

 

Bien. Je serais partisan, je dirais, pour une légère pause.

 

********

 

Arthur :  Bien! Alors, nous revoilà frais et dispos? (rire général)

 

Gérard :  Moi ça va, mais je ne suis pas certain que Myriam le soit.

 

Arthur :  Il se pourrait en effet que notre amie soit en train de se créer un moment bien intéressant en ce qui a trait à ses capacités de communication, je dirais.

 

Bien, si vous le désirez, nous pouvons continuer avec vos questions.

 

Gérard :  Oui, alors, dans la transmission du 9 janvier, vous dites que toute création est paradoxale. Pourquoi?

 

Arthur :  Le défi, ici, est de tenter d'expliquer à partir de votre langage verbal. Je dirais que le paradoxe se situe dans le fait que l'être en processus de création doit se .. je pourrais dire .. se positionner .. mm .. dans un état unitaire avec la trame de Tout ce Qui Est et en même temps se percevoir et percevoir l'objet de sa création comme étant différent et, d'une certaine façon, séparé de cette trame. Toute création dans sa nature fondamentale est pure conscience .. mm .. nous pourrions dire, pure conscience indifférenciée et dans son état transitoire est phénomène. Seule la conscience, dans son état indifférencié, fondamental .. possède une nature réelle. C'est la raison pour laquelle il est question d'illusion à chaque fois que l'on tente d'illustrer ce qu'est l'univers, ce qu'est la création. Aucun des phénomènes n'a d'existence en soi, mais du point de vue du créateur, tous les phénomènes existent. Voilà en partie la nature paradoxale de la création, du processus créateur. Bien.

 

Gérard :  Une autre question de Myriam: Durant une transmission, il m'est venu le fait que nous créons les Anges. Qu'en est-il réellement? Et est-ce que les Anges sont de la même réalité que les Archanges?

 

Arthur :  Nous retrouvons, en quelque sorte, ici, cette idée du paradoxe. Lorsque vous vous positionnez, je pourrais dire, dans votre nature essentielle, au niveau essentiel de votre être et qu'ainsi vous vous situez au niveau de l'unité, au niveau de la Conscience, la Conscience dans sa pure réalité, vous créez effectivement cet ordre que vous nommez les anges car à ce niveau vous êtes la Conscience globale, ce que vous nommez Dieu. Et les anges sont l'expression permanente de ce niveau de réalité, de cet état d'être que vous nommez Dieu. Nous pourrions dire que les anges sont l'équivalent pour Dieu de ce que les émotions sont pour vous. Donc, ils seraient, d'une certaine façon, le langage de l'âme de Dieu. Bien sûr ils sont créés à tout instant et l'univers en est totalement imprégné, je dirais, puisqu'ils sont l'expression même de l'amour dans le sens le plus essentiel, je dirais, de cet état.

 

Les archanges, quant à eux, sont l'actualisation, je dirais, des grands attributs divins, des grands principes universels. Ils sont la totalisation .. de tout ce que .. de tout ce qui peut être conçu et véhiculé à l'intérieur du champ de réalité spécifique d'un attribut. Par exemple, si vous considérez l'archange Michaël, disons, vous trouverez la totalisation de tout ce qui a été vécu, ce qui se vit et ce qui se vivra en regard de l'amour divin en action. L'archange Michaël est l'amour divin en action. En soi, il n'est pas une entité, il n'est pas ce que vous pouvez concevoir comme un individu, mais il .. je dirais, possède une conscience propre; il possède le sentiment, la conscience du Je Suis au même titre que vous. Mais son être, si nous pouvons dire, existe de par l'action d'amour de tous les êtres de la création, de toutes les facettes du divin expérimentant l'amour en action. Si vous considérez l'archange Gabriel, vous allez percevoir la .. qualité de mouvement de la conscience. Et si vous regardez l'archange Raphaël, vous trouverez la qualité de compassion dont nous parlions. Et je dirais, pour compléter, si vous pensez à l'archange Uriel, vous allez trouver .. je pourrais dire .. l'exubérance de la danse de création. Voilà de façon très succincte, évidemment, une idée de la différence entre ces ordres d'existence et peut-être un peu de la raison d'être de ces ordres d'existence.

 

Gérard :  Les anges sont devenus très présents dans notre culture, au cours de la décennie qui vient de se terminer. Nous avons vu des revues sur les anges, il y a même des boutiques sur les anges et nous voyons que les gens sont devenus beaucoup plus sensibles aux anges. Est-ce que ça veut dire que leur communication est devenue plus perceptible?

 

Arthur :  Je dirais que vous devenez, petit à petit, de plus en plus sensibles à ce que j'ai qualifié d'âme divine, vous devenez plus sensibles aux messages, à la communication émanant de votre nature divine.

 

Gérard :  Il y a même eu des manifestations, comme des photos par exemple sur les anges, qui me semblent avoir été plus rares auparavant?

 

Arthur :  Eh bien, auparavant la photo n'existait pas et actuellement ceci ne devrait pas vous étonner outre mesure, puisque vous créez tout ce que vous percevez et qu'il est relativement, je dirais, facile d'utiliser des molécules de fumée ou des molécules d'eau, etc, pour leur prêter ces formes. Vous êtes bien conscients, je crois, qu'un ange ne possède pas cette forme que vous leur prêtez, avec les grandes ailes, etc. De toute façon, vous savez bien que les anges – cette réalité que vous appelez les anges – ne possèdent pas de forme proprement dite. La seule forme qu'ils pourraient parfois prendre est celle que vous leur demandez d'endosser, consciemment ou inconsciemment, pour un besoin spécifique, dans un moment spécifique. Voilà.

 

Gérard :  Solara nous dit que nous sommes des anges. Est-ce le cas de tous les humains? Elle nous dit également qu'il y a eu plusieurs descentes. Que veut-elle dire par là?

 

Arthur :  Nous sommes des anges dans la mesure où nous avons créé l'ensemble de notre réalité actuelle, l'ensemble de notre réalité de toujours en fait, à partir de notre conscience divine au même titre que nous créons les anges à partir de cet état divin. Rien n'a été créé .. d'une autre source, puisque aucune autre source n'existe et dans ce sens, nous sommes tous effectivement des anges. Maintenant, il se peut que certains individus ayant .. créé une situation d'incarnation pour eux-mêmes soient, à l'origine, de façon plus immédiate, ce que vous appelez des anges, qu'ils proviennent de façon plus directe de ces ordres d'existence. Lorsque c'est le cas, ce sont des êtres qui endossent la réalité de la dualité afin de .. d'exécuter un travail spécifique, je pourrais dire. Dans la plupart des cas, cette situation est absolument indécelable par quiconque, y compris par l'individu .. qui est cette incarnation, qui est ce fragment de ce que vous appelez un ange. Il serait totalement contraire au but fixé que de conserver conscience de cet état, puisque ce travail doit s'accomplir dans les sphères de la conscience de la dualité, en ce qui nous concerne, ici.

 

Gérard :  Pourtant, Solara, justement, nous demande de nous souvenir de qui nous sommes; que nous sommes des anges et de nous rappeler de notre nom d'ange et donc de sortir de la dualité, en fin de compte?

 

Arthur :  À ce point-ci de votre aventure, vous ne pourriez vous extraire de la dualité en vous souvenant de votre nature d'ange ou même d'un nom propre à cette nature. Vous ne feriez que renforcer cette dualité puisque la conscience dominante en vous est celle de votre nature d'humain, je dirais. Ce qui est important à retrouver est la conscience de votre nature véritable au-delà de toute identification, au-delà de l'identification humaine, au-delà de l'identification angélique, de l'identification à d'autres peuples des étoiles, peut-être, peu importe. Aussi longtemps que vous attachez de l'importance à l'identification différente, à une source différente de votre être, de la conscience humaine, vous maintenez et parfois vous renforcez la dualité. Ce que cet être tente de transmettre est le message, justement, à l'effet que vous êtes arrivés .. à un point de votre évolution où il faut, si vous voulez continuer à partir de cette forme et à partir de cette réalité, retrouver vos racines, je pourrais dire, vos racines divines, retrouver la conscience de votre source. Dans ce sens .. vous .. au même titre que nous .. vous êtes effectivement des anges, mais vous êtes des anges humains. Vous n'êtes pas mm .. vous ne participez pas d'un autre ordre par le simple fait d'être issus de l'ordre angélique, je dirais et à cet effet, tous les humains participent de la même réalité. Bien.

 

Gérard :  Tobias parle de l'Ordre de l'Arche, à laquelle plusieurs d'entre nous appartiendraient. Qu'est-ce que c'est et est-ce que toute l'humanité en est "membre"?

 

Arthur :  Hm… L'Ordre de l'Arche est d'abord un nom adopté par le "Crimson Council" provenant, je dirais, de vos écritures très anciennes. Il fait référence à cette portion, si on peut dire, cet aspect de la conscience humaine ayant choisi de conserver tout au long de l'aventure humaine un lien de conscience avec l'origine, avec l'état primordial. Bien que le fait de conserver cet accès, je dirais, à la Conscience primordiale ait rendu l'aventure beaucoup plus – dans vos termes d'incarnation – difficile, beaucoup plus difficile, beaucoup plus .. comportant de plus grands défis, je pourrais dire, puisque ayant en permanence le sentiment de pouvoir connaître, atteindre à autre chose, sans jamais pouvoir y arriver.

 

Ceux que Tobias nomme ceux de l'Ordre de l'Arche ont choisi l'expérience presque permanente de l'insatisfaction, de la frustration, du sentiment de ne pas appartenir, je pourrais dire .. du sentiment d'être en permanence dans une sorte de prison constituée par l'incarnation. Ceux de l'Ordre ont toujours, d'une certaine façon, la conscience qu'il existe d'autres états d'être et qu'il existe une porte d'accès à ces états, mais dans presque tous les cas, sans presque jamais pouvoir accéder à ces états.

 

Bien. Je constate que votre technologie nous donne ici un signal et qu'il est peut-être temps de terminer cette séance. Nous allons donc en rester là et je vous souhaite une très bonne nuit, mon ami. À bientôt, j'espère.

 

Gérard :  À bientôt, Arthur.

 

 

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