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14e Propos d'Arthur

2 avril 2002

Présents Myriam (Ariel) et Gérard (Chandra)

 

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Systèmes de croyances et jugements.

La culpabilité est une mort à petit feu.

Les mécanismes de la violence.

Mise en place d’un égrégore.

 

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Arthur :  Je vous salue mes amis et je constate que vous avez mis en pratique quelques conseils que je vous ai donnés récemment. Je peux vous dire que de mon point de vue .. c'est comme arriver dans une pièce fraîche, ensoleillée, bien aérée. Cette nouvelle procédure, je dirais, déjà facilite grandement les choses.

 

Gérard :  Nous allons alors la garder et l'améliorer un peu.

 

Arthur :  Bien. L'information que notre amie nous transmettait…

 

Gérard :  Les triangles qui pointent vers le haut et vers la bas?

 

Arthur :  Oui, à cet effet – vous avez dans un sens la terre qui monte et donc il est beaucoup plus facile de visualiser ce mouvement si vous laissez la pointe vers le haut, évidemment, alors que vous avez ce que vous symbolisez par le ciel  qui descend, vous avez le mouvement descendant, donc, bien sûr si vous utilisez un triangle dont la pointe pointe vers le bas, vous aurez .. comment dirais-je, un sens, vous sentirez plus facilement le mouvement s'opérer. Bien sûr, ce ne sont que des symboles mais pour les mouvements de la conscience, les symboles sont extrêmement importants et plus ils sont purs, plus ils sont proches, je dirais, des grandes réalités universelles, plus ils sont efficaces, pour ainsi dire. Bien. Vous pouvez également jouer avec les couleurs qui, de toute sorte de façon, se mélangent, comme le rouge et le blanc, etc. Alors je sens que nous aurons droit à quelques expérimentations fort intéressantes dans les temps à venir.

 

Pour continuer sur le sujet déjà entrepris, comme vous l'aviez suggéré, le sujet des chakras, j'aimerais revenir sur cette notion de jugement. Cela est extrêmement important à comprendre, car vous utilisez le jugement pour valider ou invalider vos systèmes de croyances et que toute vos créations se basent sur vos systèmes de croyances. Dans la dimension physique que vous avez choisi d'expérimenter, vous ne pouvez créer autrement qu'en vous basant  sur les systèmes de croyances. Ici, j'aimerais faire, en fait, une parenthèse, car cela est vrai mais en partie. Vous ne pouvez créer autrement qu'en vous basant sur vos systèmes de croyances aussi longtemps que vous choisissez l'expérience de la dualité dans le monde physique, dans la dimension physique actuelle. Si vous choisissez un changement de dimension ou si vous choisissez un changement d'expérience telle que l'expérience de la dualité, par exemple, vous pouvez alors le faire sans vous baser sur des systèmes de croyances. Vos systèmes de croyances sont analogues, nous pourrions dire, à des briques que vous utilisez pour construire un mur, par exemple; ils sont vos matériaux.

 

Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, vous utilisez le jugement pour maintenir la dualité, pour vous maintenir dans cet aspect de la dimension physique. Par le jugement, il vous est absolument impossible d'accéder à un sentiment d'unité ou à un état d'unification, un état d'unité, ni avec vous-même, ni avec le reste de l'univers, nous pourrions dire. Si vous choisissez d'opérer véritablement le changement de conscience, d'état de conscience, de niveau de conscience auquel vous êtes sujets actuellement, si vous désirez .. faire le saut quantique dont vous parlez, il vous faut, en priorité, je dirais .. ramener votre regard sur ce mécanisme du jugement. Regardez comment chacun des jugements que vous posez, et je dis bien chacun sans exception, crée une séparation entre vous et l'objet que vous jugez. Si ces jugements se portent sur vous, vous créez alors une séparation entre vous et vous-mêmes. Parce que dans la réalité il n'existe pas de séparation entre vous et quelque objet extérieur que ce soit, lorsque vous portez un jugement sur un objet extérieur, ce que vous identifiez comme étant un objet extérieur, vous le portez sur vous-mêmes, toujours, dans cent pour cent des cas.

 

Vous êtes habitués, je dirais, à regarder, à considérer le jugement dans son aspect .. justicier, mais celui-ci existe à chaque fois que vous .. décidez, je dirais, que quelque chose est bien autant que vous décidez que quelque chose est mal; que vous choisissez que quelque chose est souhaité ou non souhaitable, etc. Le jugement est cette attitude par laquelle vous choisissez de valider tel aspect et par le fait même de condamner tel autre aspect d'une même .. création, je pourrais dire.  Par exemple, vous décidez qu'il est .. souhaitable de répondre doucement et gentiment à une interpellation que l'on peut vous faire. Donc, vous décidez, par le fait même qu'il est répréhensible de répondre brusquement ou même brutalement, je dirais, dans la même situation.

 

Vous faites un choix. Le choix lui-même, s'il est fait consciemment, nous pourrions dire, établit la situation de création que vous désirez. Par contre, si ce choix est fait sur la base d'un jugement – ceci est bien et ceci est répréhensible – vous vous retrouvez dans une situation, je dirais .. .. dans la situation où vous créez .. je dirais, une fermeture. Vous créez vous-mêmes une absence de choix. Il se pourrait, par exemple que ce soit souhaitable, à ce moment déterminé, de répondre brusquement à une interpellation. Et si nous continuons notre exemple, nous pourrions dire que dans certaines situations, non seulement il pourrait être souhaitable pour vous de répondre de cette façon, mais cela pourrait être souhaitable également pour l'individu qui vous interpelle. Sans, peut-être, que vous le sachiez, une telle réponse peut, par exemple, déclencher de telles répercussions chez l'individu, qu'il.. en arrive à opérer, je dirais, un état de .. ce que vous appelez un état de prise de conscience, par exemple. Évidemment, je ne dis pas que c'est le cas dans chaque situation de cet ordre; ce n'est qu'un exemple.

 

Vous avez ici la situation que vous décrivez par l'image du cercle – du cercle vicieux, comme vous dites. Vous avez le jugement qui sert à maintenir et même souvent à renforcer le  système de croyances qui a donné lieu à ce jugement et vous avez, évidemment, le système de croyances qui a fait naître le jugement. Nous pourrions dire que le jugement se place à la base de votre psychologie, je dirais. Si vous regardez attentivement, vous allez réaliser que la plupart de vos comportements sont d'abord arrêtés, je dirais, décidés, à partir de ce mode de jugement. Du fait que vous ne prêtez aucune attention à cet état de fait, je dirais, du fait que dans la grande .. majorité des situations, des cas, vous regardez vers l'extérieur et non vers vous-mêmes, vous .. vous compromettez dans une très grande mesure, votre capacité de liberté.  Vous vous interdisez les choix que vous pourriez poser, peu importe dans quel sens. Vous vous interdisez, je dirais plutôt, cette liberté de choix. Et vous allez même plus loin.

 

Lorsque vous vous retrouvez en situation d'aller, selon vous, selon votre point de vue, je pourrais dire, à l'encontre des jugements que vous avez posés, que vous continuez à poser et donc, lorsque vous allez à l'encontre des systèmes de croyances, par le fait même, qui ont donné naissance à ces jugements, vous développez en vous ce que vous appelez le sentiment de culpabilité. C'est-à-dire, vous mettez en place, je dirais, vous activez un état de paralysie qui vous enlève – selon votre sentiment, selon votre façon de vous concevoir – encore plus cette liberté de choix, cette capacité du choix. S'il n'y avait .. qu'un brin, je pourrais dire, de réalité à la notion de mort que vous avez, s'il n'y avait.. qu'une façon, je pourrais dire, de valider ce concept de la mort, ce serait par les mécanismes de la culpabilité. Nous pourrions dire que la culpabilité est une mort à petit feu, comme vous pouvez dire parfois. Bien sûr, lorsque nous parlons de culpabilité, nous voulons également entendre toutes ses nuances, telles que le remords, etc. 

 

D'aucuns, évidemment, vont protester à l'idée d'enlever, comme il semblerait, toute méthode de régularisation du comportement, nous pourrions dire. Mais ce n'est pas de ceci dont il s'agit. Vous ne pouvez régulariser véritablement vos comportements par ce mode qu'est la culpabilité. Vous le constatez quotidiennement par toutes les manifestations dont vous êtes témoins dans vos sociétés et (dit avec un petit rire) de vos institutions pénalisantes, basées sur le jugement, telles que le système carcéral. Si la culpabilité était une méthode si efficace, si elle avait une validité réelle, vous n'auriez pas ce problème de vous demander où vous pourriez isoler tous ces individus qui vont à l'encontre de vos choix de société, nous pourrions dire.

 

Lorsque vous vous laissez prendre dans le filet de la culpabilité et que vous expérimentez pendant un certain temps .. nous pourrions dire, l'immobilisation de l'être qui en découle, vous créez de cette façon une accumulation d'énergie qui va s'accroître en fonction de l'intensité et du temps dans lequel vous allez maintenir cette culpabilité, cette dynamique immobilisante, paralysante. Bien sûr, puisque tout ceci se produit dans les dimensions physiques, vous allez expérimenter une accumulation de cette énergie et une augmentation de ce que vous appelez la pression .. pression interne, nous pourrions dire et bien sûr, cette pression provoquera un jour où l'autre une explosion. Il est dans la nature de l'être .. .. d'expérimenter .. non, ce n'est pas la bonne façon de dire. Nous pourrions dire, par sa nature même, l'être est changement, est mouvement.

 

La conscience ne peut exister dans l'immobilité. C'est un non-sens. Et lorsque vous tentez de l'immobiliser par le mécanisme de la culpabilité, vous faites l'expérience, nous pourrions dire, de la mise en mouvement brutale de la conscience. Ceci donne lieu à la plus grande majorité des situations que vous qualifiez de violence que vous connaissez. Que ce soient des violences vécues de vous envers vous ou de vous envers les autre individus ou d'une culture envers une autre culture, vous trouverez toujours à la base de cette violence le jugement et son effet inévitable qu'est la culpabilité. Il est donc impératif pour vous de chercher à.. je pourrais dire, à devenir conscients de ce mécanisme du jugement que vous portez, que vous avez créé. Et nous vous dirions (petit rire) de prendre soin de ne pas verser dans votre jugement sur vous-mêmes du fait que vous jugez.

 

Bien. Nous allons en rester là pour maintenant et nous allons passer aux questions que vous avez préparées.

 

Gérard :  Selon l'expérience de Myriam, pour faire un "attunement", (définition à la fin du texte*) il faut trois personnes. Or nous ne sommes que deux en ce moment, du moins deux humains et nous désirons savoir si c'est possible de faire un "attunement" avec quelqu'un de non incorporé?

 

Arthur :  Je vous dirais, mon ami, que nous formons déjà ce que vous appelez un "attunement" et que peu à peu nous travaillons tous les trois ensemble sur .. nous pourrions dire, la mise au point d'une méthode. Le conseil que je vous ai donné à la dernière session et que vous avez mis en pratique à l'ouverture de celle-ci fait partie de ce travail de mise au point. Je crois que vous pouvez constater que depuis le début de la session actuelle, la communication est beaucoup plus claire, beaucoup plus fluide qu'elle ne l'a jamais été jusqu'à maintenant. Ceci est en grande parti dû au changement que vous avez opéré à l'ouverture. Et donc, je répète que nous formons déjà ce que vous appelez un "attunement". Maintenant, je crois comprendre que cette question est posée dans un but plus spécifique d'action, je dirais, de sorte que, selon vos conceptions, cet "attunement" puisse devenir un outil.

 

Gérard :  Tout à fait.

 

Arthur :  Bien. Nous pourrons, effectivement expérimenter dans ce sens et ceci constituera, je dirais, une première, autant en ce qui me concerne qu'en ce qui vous concerne. Ici, nous avons .. nous pourrions dire, une formule à inventer. Une chose qu'il est important de spécifier en regard de cette expérience, est le fait que le désir d'action et le besoin .. d'obtenir des résultats quelconques, peu importe lesquels, sont une particularité de la dimension dans laquelle vous vous trouvez. Nous ne possédons pas ce type d'impératif. Tout notre mouvement se conçoit autrement. Il vous appartiendra donc de déterminer les directions à donner. De déterminer les résultats que vous désireriez obtenir, les objets sur lesquels vous désirez travailler et ainsi de suite. Si vous désirez entrer dans ce mode d'expérimentation, je vous conseillerais, à ce moment-là, de choisir un autre moment que celui que nous nous accordons pour les séances que nous avons actuellement.  Et il se pourrait que certains individus se présentent à vous dans ce cadre d'expérience. Nous vous encourageons à leur ménager une place, nous pourrions dire.

 

Un conseil supplémentaire que je pourrais partager avec vous serait de choisir un objet de focalisation sur lequel investir notre attention .. pendant quelques instants, à la fin de chaque séance. C'est évidemment à vous de choisir cet objet de focalisation et cela peut .. je dirais couvrir tout vos secteurs d'expériences, sans exception. Par exemple, vous pourriez choisir de diriger le faisceau de notre attention sur vos situations d'abondance, vos désirs d'abondance ou sur vos désirs de santé, etc. Je vous en laisse le soin et si vous désirez expérimenter dès la fin de la session actuelle, vous n'aurez qu'à .. vous consulter au moment de la pause et nous tenterons l'expérience. Voilà.

 

Arrivés à ce moment-ci, une pause s'est imposée d'elle-même, presque naturellement "nous pourrions dire". Nous avions le goût, Gérard et moi, de discuter de la proposition d'Arthur. De plus, nous avions eu beaucoup de choses à discuter ensemble avant la session et la soirée était assez avancée. Nous avons donc décidé de terminer la session ici, après avoir bien sûr choisi un thème de focalisation commune.

 

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Arthur :  Bien, après cette longue pause, je suppose que vous avez éclairci plusieurs de vos points et j'ai cru comprendre que vous désiriez mettre fin à la session. Je vous suivrai évidemment dans votre choix et si vous désirez que nous fassions cette petite expérience que j'ai suggérée plus tôt, nous allons y consacrer quelques instants. Aussi, je vais vous souhaiter une très bonne nuit maintenant et nous allons laisser, je pourrais dire, couler nos énergies et notre attention dans cette expérience. Alors, je vous laisse le choix de la formulation selon votre besoin et selon ce que vous désirez expérimenter. 

 

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La session proprement dite s'est terminée ici. Ensuite Arthur nous a dirigé dans une méditation de focalisation commune que nous avons grandement appréciée. L'expérience a été des plus agréables. Elle nous a aidés à nous recentrer et à trouver des premiers jalons qui nous permettront de clarifier la situation sur laquelle nous désirons travailler en ce moment.

 

* Ce dont il est question, ici, est de l'harmonisation des énergies de tous les participants afin de se mettre en résonance et d'en arriver à former un égrégore conscient (voir la session du 28 février 2002 pour une définition de l'égrégore). La technique de base utilisée est la chaîne d'énergie faite en joignant les mains afin d'amener tout le monde à l'unisson, puis la visualisation pour aider à focaliser l'attention de chacun sur un objet commun. D'autres techniques se joignent selon le but désiré. Cette méthode de travail peut être utilisée pour faciliter n'importe quel processus, que ce soit la guérison, obtenir quelque chose comme un objet ou un emploi, par exemple, ou faire arriver quelque chose. Plus l'intention sera "pure" et dans le sens du plus grand bien de tous, plus le résultat sera puissant. J'ai vu des choses fort étonnantes se produire avec cette technique.

 

J'ai choisi de garder ce terme anglais car je n'ai pas trouvé de terme équivalent qui désigne à la fois ce type de processus et la technique pour le faire arriver. Je ne suis même pas certaine que ce mot existe vraiment en anglais, en dehors des milieux, je dirais, "spécialisés".

 

 

 

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