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Systèmes
de croyances et jugements.
La
culpabilité est une mort à petit feu.
Les
mécanismes de la violence.
Mise
en place d’un égrégore.
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Arthur
: Je
vous salue mes amis et je constate que vous avez mis en pratique quelques
conseils que je vous ai donnés récemment. Je peux vous dire que de mon point de
vue .. c'est comme arriver dans une pièce fraîche, ensoleillée, bien aérée.
Cette nouvelle procédure, je dirais, déjà facilite grandement les choses.
Gérard
: Nous
allons alors la garder et l'améliorer un peu.
Arthur
: Bien.
L'information que notre amie nous transmettait…
Gérard
: Les triangles qui
pointent vers le haut et vers la bas?
Arthur
: Oui,
à cet effet – vous avez dans un sens la terre qui monte et donc il est
beaucoup plus facile de visualiser ce mouvement si vous laissez la pointe vers
le haut, évidemment, alors que vous avez ce que vous symbolisez par le ciel qui descend, vous avez le mouvement
descendant, donc, bien sûr si vous utilisez un triangle dont la pointe pointe
vers le bas, vous aurez .. comment dirais-je, un sens, vous sentirez plus
facilement le mouvement s'opérer. Bien sûr, ce ne sont que des symboles mais
pour les mouvements de la conscience, les symboles sont extrêmement importants
et plus ils sont purs, plus ils sont proches, je dirais, des grandes réalités
universelles, plus ils sont efficaces, pour ainsi dire. Bien. Vous pouvez
également jouer avec les couleurs qui, de toute sorte de façon, se mélangent,
comme le rouge et le blanc, etc. Alors je sens que nous aurons droit à quelques
expérimentations fort intéressantes dans les temps à venir.
Pour continuer sur le sujet déjà entrepris, comme vous
l'aviez suggéré, le sujet des chakras, j'aimerais revenir sur cette notion de
jugement. Cela est extrêmement important à comprendre, car vous utilisez le
jugement pour valider ou invalider vos systèmes de croyances et que toute vos
créations se basent sur vos systèmes de croyances. Dans la dimension physique
que vous avez choisi d'expérimenter, vous ne pouvez créer autrement qu'en vous
basant sur les systèmes de croyances.
Ici, j'aimerais faire, en fait, une parenthèse, car cela est vrai mais en partie.
Vous ne pouvez créer autrement qu'en vous basant sur vos systèmes de croyances
aussi longtemps que vous choisissez l'expérience de la dualité dans le monde
physique, dans la dimension physique actuelle. Si vous choisissez un changement
de dimension ou si vous choisissez un changement d'expérience telle que
l'expérience de la dualité, par exemple, vous pouvez alors le faire sans vous
baser sur des systèmes de croyances. Vos systèmes de croyances sont analogues,
nous pourrions dire, à des briques que vous utilisez pour construire un mur,
par exemple; ils sont vos matériaux.
Comme
je l’ai déjà mentionné auparavant, vous utilisez le jugement pour
maintenir la dualité, pour vous maintenir dans cet aspect de la dimension
physique. Par le jugement, il vous est absolument impossible d'accéder à un
sentiment d'unité ou à un état d'unification, un état d'unité, ni avec
vous-même, ni avec le reste de l'univers, nous pourrions dire. Si vous
choisissez d'opérer véritablement le changement de conscience, d'état de conscience,
de niveau de conscience auquel vous êtes sujets actuellement, si vous désirez
.. faire le saut quantique dont vous parlez, il vous faut, en priorité, je
dirais .. ramener votre regard sur ce mécanisme du jugement. Regardez comment
chacun des jugements que vous posez, et je dis bien chacun sans exception, crée
une séparation entre vous et l'objet que vous jugez. Si ces jugements se
portent sur vous, vous créez alors une séparation entre vous et vous-mêmes.
Parce que dans la réalité il n'existe pas de séparation entre vous et quelque
objet extérieur que ce soit, lorsque vous portez un jugement sur un objet
extérieur, ce que vous identifiez comme étant un objet extérieur, vous le
portez sur vous-mêmes, toujours, dans cent pour cent des cas.
Vous
êtes habitués, je dirais, à regarder, à considérer le jugement dans son aspect
.. justicier, mais celui-ci existe à chaque fois que vous .. décidez, je
dirais, que quelque chose est bien autant que vous décidez que quelque chose
est mal; que vous choisissez que quelque chose est souhaité ou non souhaitable,
etc. Le jugement est cette attitude par laquelle vous choisissez de valider tel
aspect et par le fait même de condamner tel autre aspect d'une même ..
création, je pourrais dire. Par exemple,
vous décidez qu'il est .. souhaitable de répondre doucement et gentiment à une
interpellation que l'on peut vous faire. Donc, vous décidez, par le fait même
qu'il est répréhensible de répondre brusquement ou même brutalement, je dirais,
dans la même situation.
Vous
faites un choix. Le choix lui-même, s'il est fait consciemment, nous pourrions
dire, établit la situation de création que vous désirez. Par contre, si ce
choix est fait sur la base d'un jugement – ceci est bien et ceci est
répréhensible – vous vous retrouvez dans une situation, je dirais .. ..
dans la situation où vous créez .. je dirais, une fermeture. Vous créez
vous-mêmes une absence de choix. Il se pourrait, par exemple que ce soit
souhaitable, à ce moment déterminé, de répondre brusquement à une interpellation.
Et si nous continuons notre exemple, nous pourrions dire que dans certaines
situations, non seulement il pourrait être souhaitable pour vous de répondre de
cette façon, mais cela pourrait être souhaitable également pour l'individu qui
vous interpelle. Sans, peut-être, que vous le sachiez, une telle réponse peut,
par exemple, déclencher de telles répercussions chez l'individu, qu'il.. en
arrive à opérer, je dirais, un état de .. ce que vous appelez un état de prise
de conscience, par exemple. Évidemment, je ne dis pas que c'est le cas dans
chaque situation de cet ordre; ce n'est qu'un exemple.
Vous avez ici la
situation que vous décrivez par l'image du cercle – du cercle vicieux,
comme vous dites. Vous avez le jugement qui sert à maintenir et même souvent à
renforcer le système de croyances qui a
donné lieu à ce jugement et vous avez, évidemment, le système de croyances qui
a fait naître le jugement. Nous pourrions dire que le jugement se place à la
base de votre psychologie, je dirais. Si vous regardez attentivement, vous
allez réaliser que la plupart de vos comportements sont d'abord arrêtés, je
dirais, décidés, à partir de ce mode de jugement. Du fait que vous ne prêtez
aucune attention à cet état de fait, je dirais, du fait que dans la grande ..
majorité des situations, des cas, vous regardez vers l'extérieur et non vers
vous-mêmes, vous .. vous compromettez dans une très grande mesure, votre
capacité de liberté. Vous vous
interdisez les choix que vous pourriez poser, peu importe dans quel sens. Vous
vous interdisez, je dirais plutôt, cette liberté de choix. Et vous allez même
plus loin.
Lorsque vous vous
retrouvez en situation d'aller, selon vous, selon votre point de vue, je
pourrais dire, à l'encontre des jugements que vous avez posés, que vous
continuez à poser et donc, lorsque vous allez à l'encontre des systèmes de
croyances, par le fait même, qui ont donné naissance à ces jugements, vous
développez en vous ce que vous appelez le sentiment de culpabilité.
C'est-à-dire, vous mettez en place, je dirais, vous activez un état de
paralysie qui vous enlève – selon votre sentiment, selon votre façon de
vous concevoir – encore plus cette liberté de choix, cette capacité du
choix. S'il n'y avait .. qu'un brin, je pourrais dire, de réalité à la notion
de mort que vous avez, s'il n'y avait.. qu'une façon, je pourrais dire, de
valider ce concept de la mort, ce serait par les mécanismes de la culpabilité.
Nous pourrions dire que la culpabilité est une mort à petit feu, comme vous
pouvez dire parfois. Bien sûr, lorsque nous parlons de culpabilité, nous
voulons également entendre toutes ses nuances, telles que le remords, etc.
D'aucuns,
évidemment, vont protester à l'idée d'enlever, comme il semblerait, toute
méthode de régularisation du comportement, nous pourrions dire. Mais ce n'est
pas de ceci dont il s'agit. Vous ne pouvez régulariser véritablement vos
comportements par ce mode qu'est la culpabilité. Vous le constatez
quotidiennement par toutes les manifestations dont vous êtes témoins dans vos sociétés
et (dit avec un petit rire) de vos institutions pénalisantes, basées sur
le jugement, telles que le système carcéral. Si la culpabilité était une
méthode si efficace, si elle avait une validité réelle, vous n'auriez pas ce
problème de vous demander où vous pourriez isoler tous ces individus qui vont à
l'encontre de vos choix de société, nous pourrions dire.
Lorsque
vous vous laissez prendre dans le filet de la culpabilité et que vous
expérimentez pendant un certain temps .. nous pourrions dire, l'immobilisation
de l'être qui en découle, vous créez de cette façon une accumulation d'énergie
qui va s'accroître en fonction de l'intensité et du temps dans lequel vous
allez maintenir cette culpabilité, cette dynamique immobilisante, paralysante.
Bien sûr, puisque tout ceci se produit dans les dimensions physiques, vous
allez expérimenter une accumulation de cette énergie et une augmentation de ce
que vous appelez la pression .. pression interne, nous pourrions dire et bien
sûr, cette pression provoquera un jour où l'autre une explosion. Il est dans la
nature de l'être .. .. d'expérimenter .. non, ce n'est pas la bonne façon de
dire. Nous pourrions dire, par sa nature même, l'être est changement, est
mouvement.
La
conscience ne peut exister dans l'immobilité. C'est un non-sens. Et lorsque
vous tentez de l'immobiliser par le mécanisme de la culpabilité, vous faites
l'expérience, nous pourrions dire, de la mise en mouvement brutale de la
conscience. Ceci donne lieu à la plus grande majorité des situations que vous
qualifiez de violence que vous connaissez. Que ce soient des violences vécues
de vous envers vous ou de vous envers les autre individus ou d'une culture
envers une autre culture, vous trouverez toujours à la base de cette violence
le jugement et son effet inévitable qu'est la culpabilité. Il est donc
impératif pour vous de chercher à.. je pourrais dire, à devenir conscients de
ce mécanisme du jugement que vous portez, que vous avez créé. Et nous vous
dirions (petit rire) de prendre soin de ne pas verser dans votre
jugement sur vous-mêmes du fait que vous jugez.
Bien.
Nous allons en rester là pour maintenant et nous allons passer aux questions
que vous avez préparées.
Gérard
: Selon l'expérience de Myriam, pour faire un
"attunement", (définition à la fin du texte*) il faut trois personnes. Or nous ne sommes que deux en ce
moment, du moins deux humains et nous désirons savoir si c'est possible de
faire un "attunement" avec quelqu'un de non incorporé?
Arthur
: Je
vous dirais, mon ami, que nous formons déjà ce que vous appelez un
"attunement" et que peu à peu nous travaillons tous les trois
ensemble sur .. nous pourrions dire, la mise au point d'une méthode. Le conseil
que je vous ai donné à la dernière session et que vous avez mis en pratique à
l'ouverture de celle-ci fait partie de ce travail de mise au point. Je crois
que vous pouvez constater que depuis le début de la session actuelle, la
communication est beaucoup plus claire, beaucoup plus fluide qu'elle ne l'a
jamais été jusqu'à maintenant. Ceci est en grande parti dû au changement que
vous avez opéré à l'ouverture. Et donc, je répète que nous formons déjà ce que
vous appelez un "attunement". Maintenant, je crois comprendre que
cette question est posée dans un but plus spécifique d'action, je dirais, de
sorte que, selon vos conceptions, cet "attunement" puisse devenir un
outil.
Gérard
: Tout à fait.
Arthur
: Bien.
Nous pourrons, effectivement expérimenter dans ce sens et ceci constituera, je
dirais, une première, autant en ce qui me concerne qu'en ce qui vous concerne.
Ici, nous avons .. nous pourrions dire, une formule à inventer. Une chose qu'il
est important de spécifier en regard de cette expérience, est le fait que le
désir d'action et le besoin .. d'obtenir des résultats quelconques, peu importe
lesquels, sont une particularité de la dimension dans laquelle vous vous
trouvez. Nous ne possédons pas ce type d'impératif. Tout notre mouvement se
conçoit autrement. Il vous appartiendra donc de déterminer les directions à
donner. De déterminer les résultats que vous désireriez obtenir, les objets sur
lesquels vous désirez travailler et ainsi de suite. Si vous désirez entrer dans
ce mode d'expérimentation, je vous conseillerais, à ce moment-là, de choisir un
autre moment que celui que nous nous accordons pour les séances que nous avons
actuellement. Et il se pourrait que
certains individus se présentent à vous dans ce cadre d'expérience. Nous vous
encourageons à leur ménager une place, nous pourrions dire.
Un
conseil supplémentaire que je pourrais partager avec vous serait de choisir un
objet de focalisation sur lequel investir notre attention .. pendant quelques
instants, à la fin de chaque séance. C'est évidemment à vous de choisir cet
objet de focalisation et cela peut .. je dirais couvrir tout vos secteurs
d'expériences, sans exception. Par exemple, vous pourriez choisir de diriger le
faisceau de notre attention sur vos situations d'abondance, vos désirs
d'abondance ou sur vos désirs de santé, etc. Je vous en laisse le soin et si
vous désirez expérimenter dès la fin de la session actuelle, vous n'aurez qu'à
.. vous consulter au moment de la pause et nous tenterons l'expérience. Voilà.
Arrivés
à ce moment-ci, une pause s'est imposée d'elle-même, presque naturellement
"nous pourrions dire". Nous avions le goût, Gérard et moi, de
discuter de la proposition d'Arthur. De plus, nous avions eu beaucoup de choses
à discuter ensemble avant la session et la soirée était assez avancée. Nous
avons donc décidé de terminer la session ici, après avoir bien sûr choisi un
thème de focalisation commune.
*************
Arthur
: Bien,
après cette longue pause, je suppose que vous avez éclairci plusieurs de vos
points et j'ai cru comprendre que vous désiriez mettre fin à la session. Je
vous suivrai évidemment dans votre choix et si vous désirez que nous fassions
cette petite expérience que j'ai suggérée plus tôt, nous allons y consacrer
quelques instants. Aussi, je vais vous souhaiter une très bonne nuit maintenant
et nous allons laisser, je pourrais dire, couler nos énergies et notre
attention dans cette expérience. Alors, je vous laisse le choix de la
formulation selon votre besoin et selon ce que vous désirez expérimenter.
__________________________
La
session proprement dite s'est terminée ici. Ensuite Arthur nous a dirigé dans
une méditation de focalisation commune que nous avons grandement appréciée.
L'expérience a été des plus agréables. Elle nous a aidés à nous recentrer et à
trouver des premiers jalons qui nous permettront de clarifier la situation sur
laquelle nous désirons travailler en ce moment.
*
Ce dont il est question, ici, est de l'harmonisation des énergies de tous les
participants afin de se mettre en résonance et d'en arriver à former un
égrégore conscient (voir la session du 28 février 2002 pour une définition de
l'égrégore). La technique de base utilisée est la chaîne d'énergie faite en
joignant les mains afin d'amener tout le monde à l'unisson, puis la
visualisation pour aider à focaliser l'attention de chacun sur un objet commun.
D'autres techniques se joignent selon le but désiré. Cette méthode de travail
peut être utilisée pour faciliter n'importe quel processus, que ce soit la
guérison, obtenir quelque chose comme un objet ou un emploi, par exemple, ou
faire arriver quelque chose. Plus l'intention sera "pure" et dans le
sens du plus grand bien de tous, plus le résultat sera puissant. J'ai vu des
choses fort étonnantes se produire avec cette technique.
J'ai
choisi de garder ce terme anglais car je n'ai pas trouvé de terme équivalent
qui désigne à la fois ce type de processus et la technique pour le faire
arriver. Je ne suis même pas certaine que ce mot existe vraiment en anglais, en
dehors des milieux, je dirais, "spécialisés".
© 2002 - 2004 Myriam Alarie -
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