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47e Propos d'Arthur

 

5 décembre 2002

Présents Myriam (Ariel) Gérard (Chandra) Ginette (Sandrina) et Normand.

 

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Sur les noms d'essence.

Dichotomie entre notre monde intérieur et extérieur : elle provient de la peur.

'Utilisez la peur pour ce qu'elle est, c'est-à-dire des messages'.

Où est évoquée l'histoire du véritable Arthur qui était un druide et non un roi.

 

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Arthur : Bien. Je vois que nous sommes en compagnie. Je vous souhaite la bienvenue. Je suis ravi de vous rencontrer. Bonsoir mes amis.

 

Tous :  Bonsoir Arthur.

 

Arthur :  (petit rire) Nous sommes ravis d'une pareille occasion, d'une pareille rencontre. Ceci ne nous arrive pas si fréquemment ces temps-ci. Alors dans quelques instants nous allons, je pense bien, débuter ensemble, j'espère, un échange fort satisfaisant pour nous tous. J'aimerais, au préalable, vous invitez à joindre vos énergies aux miennes, simplement quelques secondes pour nous unifier, nous syntoniser en quelque sorte (silence) sentir le lien, l'unification de conscience.

 

Bien. Avant que nous débutions cet échange, je voudrais simplement apporter pour nos amis Ariel et ceux qui sont concernés, que la cérémonie d'ouverture des canaux réalisée par notre amie Ariel avec le concours de ses deux collaborateurs, comme ils se plaisent (petit rire) à s'identifier, nos amis Mojaven et Chandra, marque le début de la nouvelle phase qui s'annonçait depuis un certain temps déjà. Nous avons terminé, pour ainsi dire, le premier cycle, la phase de création qui était liée au chakra du plexus solaire. Par l'entremise de cette ouverture des canaux, que vous identifiez comme étant les canaux du Reiki, mais qui sont en réalité de nature beaucoup plus universelle, nous pourrions dire, que simplement des canaux de guérison, nous avons initié cette nouvelle phase à l'intérieur de ce premier cycle.

 

Ce que vous allez découvrir dans les temps à venir, dans le cadre d'expériences que vous tenterez, ainsi que ce que découvriront beaucoup d'entre vous qui travaillez avec cette énergie que vous nommez le Reiki, vous allez découvrir qu'il s'agit là de beaucoup, beaucoup plus qu'une énergie de guérison dans le sens où vous l'entendez. Nous pourrions vous dire qu'une aventure insoupçonnée vous attend (petit rire) grâce à ce travail que vous faites avec ces canaux. Bien.

 

Ainsi donc mes amis, il me fait plaisir de pouvoir communiquer directement avec vous, d'avoir un contact avec vous et nous sommes prêt pour cet échange, comme vous le désirez.

 

Ginette :  Bonjour Arthur!

 

Arthur :  Bonjour ma chère! Bonjour! Je suis bien ravi de notre rencontre!

 

Ginette :  (Rires) Moi de même. Arthur, j'aimerais savoir si on s'est déjà rencontrés vous et moi.

 

Arthur :   Les vieilles connaissances n'est ce pas! Bien. Je peux vous dire que nous nous sommes rencontrés fugitivement à cette époque en Angleterre avec notre amie Ariel également et nous nous sommes rencontrés de façon beaucoup plus étroite, nous pourrions dire, dans ce que vous appelez aujourd'hui la Finlande. Nous avions un rapport de parenté à ce moment et si vous le voulez bien nous vous invitons, si vous voulez tenter cette aventure, à tenter par vous-mêmes de découvrir quels étaient ces rapports (amusements d'Arthur et de Ginette) et ce que nous avons bien pu partager ensemble. Si vous le désirez ainsi, nous pourrons bien sûr, dans une séance future, reprendre ensemble, si vous le désirez, afin de valider ou non. Vous pourrez soumettre la question à notre amie Ariel, comme vous le désirez. Mais je vous invite à tenter par vous-même de découvrir quelle pouvait bien être cette relation que nous avons eue. (Rires d'Arthur et de Ginette). Bien.

 

Ginette :  Arthur, dans cette vie présente, je suis à la recherche d'un nom qui pourrait le mieux m'aider à atteindre un but qui j'ai chèrement au cœur, qui pourrait faciliter mon évolution présente. Aussi, un nom que je voudrais utiliser en public à la place de Ginette.

 

Arthur :   Bien. Je ne peux vous donner de nom dans le sens de faire un choix d'un nom à votre place … c'est à vous qu'il appartient de trouver ce nom. Je peux quand même vous indiquer un vocable, je dirais, qui correspond le plus exactement selon vos langages, à votre vibration d'essence, disons. Cette vibration qui vous suit, qui est la vôtre d'une incarnation à l'autre. Et je vous suggère à partir de cette vibration de trouver vous-mêmes le nom qui vous convient. Cette vibration correspond le plus exactement, nous pourrions dire, au nom de SandrinaSandrina. Donc vous pouvez adopter ce nom tel quel, si vous le désirez ou vous pouvez jouer sur ses consonances et trouver vous-mêmes un nom qui vous convient. Est-ce que ceci vous satisfait?

 

Ginette :  Sandrina… c'est une énergie  qui est près de quelle émotion, est-ce la joie ou une autre vibration émotive ?

 

Arthur :  Les noms d'essence ne sont pas associables en quelque sorte, à une émotion. Comme toutes manifestations complexes de la conscience, vous expérimentez l'éventail entier des émotions. Il n'est pas nécessairement souhaitable de vous limiter par un vocable, par un son, par une vibration, par une couleur, à une émotion plus spécifique qu'une autre. En tant que manifestation de la conscience, sur ces plans-ci, vous avez en quelque sorte (petit rire d'Arthur) le mandat d'explorer l'éventail de ces jeux de la conscience que sont les émotions, ces états. Ainsi donc, un nom d'essence n'est pas nécessairement une vibration liée à une émotion en particulier. Ce n'est pas plus lié à une émotion ou à un état spécifique que votre nom actuel ne peut l'être, finalement.

 

Maintenant, chacune de vos incarnations, chacun de vos focus, possède sa vibration. Le nom que vous avez actuellement s'associe et en quelque sorte définit la vibration de votre focus actuel et nous vous suggérons de ne pas éliminer complètement de votre champ de conscience ce nom, car vous avez créé cette incarnation-ci et cette expérience-ci dans des buts spécifiques. Vous vous êtes donnée une expérimentation spécifique par le biais de cette incarnation, de ce focus actuel. Votre nom porte la vibration de ce focus, ce que vous pourriez également concevoir comme la vibration de votre ego.

 

Mais il ne s'agit pas d'éliminer cet ego, il ne s'agit pas de lui enlever le rôle qui lui appartient. Il s'agit de l'intégrer dans votre expérience plus large, il s'agit de l'intégrer dans votre champ de conscience d'essence. Ce que vous apprenez petit à petit dans le courant du changement de conscience qui s'opère actuellement est justement ce processus d'intégration. Vous réalisez petit à petit qu'il ne s'agit pas de choisir l'un des termes de la dualité, car par un choix pareil vous maintenez la dualité. Il s'agit d'intégrer les termes … d'unifier les termes. Donc, unifiez votre ego à votre champ de conscience plus large, plus essentiel. Me suivez-vous? Comprenez-vous ce que je vous dis?

 

Ginette :  Ce que je ne comprends pas ce sont les termes, quels sont les termes?

 

Arthur :  Ce que je vous dis est qu'actuellement vous opposez conscience et ego, vous mettez la conscience en opposition à l'ego. Vous identifiez cette recherche du nom à cette opposition,  votre nom actuel étant associé à votre personnalité, à votre ego, à votre incarnation actuelle et le nom que vous cherchez étant associé à votre champ de conscience plus essentiel. Vous faites cette opposition conscience et ego. Or, ce que vous apprenez maintenant, petit à petit, est plutôt d'aller à l'inverse … d'intégrer les deux termes, les deux réalités l'une à l'autre. Conscience et ego sont une même réalité. L'ego n'est qu'un aspect de la conscience.

 

Ce n'est pas un parasite comme vous le désignez souvent, ce n'est pas un aspect ennemi. Vous n'êtes pas l'ennemi de vous-mêmes par l'entremise de votre ego, évidemment. Alors, l'ego est tout simplement une focalisation plus étroite de votre champ de conscience, vous permettant d'expérimenter sur les plans que vous avez choisis, sur les plans de la matière. Il est important de comprendre que ces états de la conscience ne s'opposent pas. Ils se complètent, ils s'intègrent l'un à l'autre, ils ne s'opposent pas. En faisant un choix trop drastique, trop définitif, nous pourrions dire, d'un nom aux dépens d'un autre, vous maintenez cette dichotomie, vous maintenez la dualité dans votre propre perception entre ego et conscience. Me suivez-vous un peu mieux?

 

Ginette :  Oui.

 

Arthur :  Bien. Donc la suggestion que nous vous faisons est de conserver le nom actuel également, si vous voulez utiliser un autre nom et plutôt de faire un jeu d'intégration des deux réalités désignées ainsi, afin de vous amener vous-mêmes à comprendre justement que vous pouvez intégrer ces deux réalités et les unifier. Ceci répond?

 

Ginette :  Merci…merci…merci. (rires de la part de tout le monde)

 

Arthur :  Avez-vous d'autres questions mon amie?

 

Ginette :   Non.

 

Arthur :  (Amusé) C'est tout! Eh bien ! (Rires). Ceci m'étonne bien de vous…(rires sonores de Ginette et d'Arthur) Je suis persuadé que cette tête bouillonne de questions.

 

Ginette :  Je vais vous poser une question sur l'incarnation présente. Je sens la dualité très présente dans ma vie et je ne vois plus tellement clair dans cette réalité de ce que je suis venue faire, en ce moment, ici.

 

Arthur :  Bien. Dites-moi de quelle façon vous percevez cette dualité dont vous venez de parler.

 

Ginette :  Entre ce qui me semble réel, visible et le monde intuitif, le monde invisible … le senti, au niveau du senti.

 

Arthur :  Le monde invisible, est-ce que vous parlez du monde comme celui qui me concerne ou de votre imaginaire? De quoi parlez-vous?

 

Ginette :  De mon monde imaginaire, qui semble être près de votre réalité, à moins que je ne me trompe.

 

Arthur :  Et vous désirez savoir comment unifier?

 

Ginette :  Oui, c'est bien ça, parce que je sens que je suis dans la dualité en ce moment.

 

Arthur :  Comme vous tous d'ailleurs ! (Rires de tous). Et vous êtes tous dans ce champ de conscience qu'est la dualité par choix, car vous avez créé cette réalité afin d'expérimenter la conscience, de vous expérimenter vous-mêmes, de nous expérimenter nous-mêmes (petits rires), nous pourrions dire, également, par ce biais, par cette illusion de vous percevoir à l'extérieur de la conscience, séparés, différents du Tout. Donc, vous êtes tous dans cette expérience de dualité. Maintenant, vous ainsi que plusieurs, vous percevez cette dualité et bien sûr vous êtes en quête, nous pourrions dire, d'unification.

 

Je vous dirais que, dans votre cas, en ce qui vous concerne personnellement, cette unification s'opère fort joliment, que vous intégrez de plus en plus ce que vous nommez votre imaginaire. Vous avez donné une place, nous pourrions dire, relativement importante à la peur en rapport avec cet imaginaire. Vous avez de cette façon maintenu cette dualité, vous avez maintenu cette dichotomie entre votre champ de conscience intérieur, votre monde intérieur et vos perceptions du monde extérieur. Vous avez maintenu ainsi, nous pourrions dire, une barrière et empêché de cette façon la circulation d'informations et d'énergie entre ces deux aspects de votre conscience. Vous avez maintenu de cette façon ce que nous pourrions appeler un morcellement de votre conscience. Ce que nous vous suggérons est de vous adresser à ces peurs, les accepter pour ce qu'elles sont et peut-être même les laisser se dissoudre.

 

Votre monde intérieur, votre imaginaire comme vous dites, est facilement accessible par vous. Vous pouvez travailler, en quelque sorte, à développer vos sens intérieurs et à laisser l'information circuler entre vos sens objectifs extérieurs, vos cinq sens et vos sens intérieurs. Ce qui crée la distorsion et qui maintient la dualité, la dichotomie entre ces deux champs de conscience, nous pourrions dire, est la peur, les différentes peurs que vous avez laissé s'installer en quelque sorte entre les deux. Votre monde intérieur, pour ainsi dire, votre imaginaire est la relation à votre essence. Le monde extérieur est votre projection de cette essence, les créations que vous faites à partir de cette relation que vous avez avec votre essence, par le biais de votre monde intérieur. Utilisez la peur pour ce qu'elle est, c'est-à-dire des messages … un message le plus souvent à l'effet que la communication n'est pas suffisamment complète ou claire avec les informations qui vous viennent de votre monde intérieur. Comprenez vos peurs pour ce quelles sont. De cette façon vous ne les laisserez pas devenir déterminantes, nous pourrions dire, dans votre processus d'unification entre vos deux mondes. Me saisissez-vous?  

 

Ginette :  Oui, un peu plus clairement, oui.

 

Arthur :  D'autres questions à cet effet?

 

Ginette :  Dans ma vie, est-ce mon travail ou la danse qui va m'aider à unifier mon imaginaire, mon monde intérieur et le monde objectif?

 

Arthur :  Ce sont les deux, ma chère amie. Vous ne pouvez pas vous dissocier ainsi. Pour vous, en ce qui vous concerne, il demeure impératif que vous conserviez ce type d'activités que vous nommez le travail, que vous conserviez ce type de discipline dans votre vie. Nous vous dirons par contre que vous pouvez très bien donner plus de place à votre expression, à l'expression de vous-mêmes et à votre créativité, trouver les moyens à cette expression et nous pouvons vous dire que ce n'est pas uniquement par le biais de votre corps. Vous avez d'autres moyens d'expression à votre disposition, que vous maîtrisez et que vous pouvez développer, qui seraient d'un grand bénéfice pour vous et qui vous réservent bien des surprises, si vous allez vers cette avenue.

 

Ginette :  (chuchotant: je veux savoir c'est quoi. Rire général)…Pouvez-vous préciser l'avenue en question?

 

Arthur :   Eh bien! Je crains que nous allons peut-être vous décevoir. (Rires sonores de tous). Mais nous allons quand même vous donner un indice.

 

Ginette :  Vous êtes trop bon. (Rires)

 

Arthur :  Nous vous dirons, regardez qui vous avez accepté dans votre vie (grand rire de Ginette qui regarde en direction de Normand) et vous aurez, je crois, des indices importants sur ces avenues d'expression et de créativité qui sont à votre disposition. Voilà.

 

Ginette :  (dans un éclat de rire) Je vais écrire mon livre ! Je ne sais pas sur quoi, par contre …

 

Arthur :  Êtes-vous satisfaite de ces réponses? … Qui laissent évidemment pointer beaucoup d'autres questions, j'ai bien l'impression (fort amusé). (Ici grands rires de Ginette) C'est quand même là le but de l'opération, n'est-ce pas? De faire surgir les questions… Bien... (s'adressant à Normand) Et vous mon ami?

 

Normand :  Bonsoir Arthur!

 

Arthur :  Bonsoir, mon cher!

 

Normand :  Par où commencer… Arthur, je suis ici ce soir pour une raison très particulière … c'est pour savoir comment nous pouvons collaborer ensemble pour diffuser votre message. Alors, je ne sais pas si vous voyez qu'effectivement j'ai un rôle à jouer dans l'égrégore dont m'a parlé Ariel.

 

Arthur :  Bien. Humm… La réponse que nous pouvons vous faire vous laissera sur trois points de suspensions, nous pourrions dire, car nous percevons bien que vous n'avez pas fait de choix, vous n'avez pas opéré vos propres choix et bien sûr nous ne pouvons le faire à votre place. Vous aurez donc à opérer ce choix de participer ou non à cette aventure qui ne fait que débuter. Nous pouvons cependant vous dire qu'il y a un concours possible, que vous aurez à définir pour vous dans cette aventure, dans cet égrégore. Nous pouvons difficilement en dire plus, car ce serait, à partir de ce moment, à toute fin pratique, prendre la décision pour vous ou presque et le choix vous appartient. Donc nous ne nous avancerons pas plus avant dans cette question spécifique car il est beaucoup trop tôt pour nous de nous prononcer. Nous pourrons élaborer beaucoup plus entièrement dans une rencontre future si tel sera votre choix. Bien.

 

Normand :  Arthur … êtes-vous omniscient?

 

Arthur :  (rire général) Comme vous mon ami.

 

Normand :  Très bien. Pourriez-vous m'interpréter un sutra sur lequel je m'interroge en ce moment … un sutra de Shiva? (Normand récite le sutra en sanscrit)

 

Arthur :  Voulez-vous le traduire, mon ami?

 

Normand :  Oui. C'est justement là le problème. La traduction que j'en ai lu me semble totalement fantaisiste.

 

Arthur :  Quelle est-elle?

 

Normand :  Yoni varga veut dire, en principe: la source du monde est la source de la servitude … (Normand commence une interprétation)

 

Arthur :  Un instant, mon ami. Ce qui m'importe ce n'est pas le sutra lui-même, c'est votre questionnement personnel.

 

Normand :  L'interprétation qu'on m'en donne ne me satisfait pas.

 

Arthur :  Qu'est-ce qui ne vous satisfait pas dans cette interprétation? Quelle est cette interprétation que l'on vous donne?

 

Normand :  Je crois que l'on peut laisser tomber le sujet. Lorsque Ariel m'a parlé de vous, j'étais particulièrement intéressé par le fait que vous étiez lié ou que vous étiez Arthur … celui que l'on disait être le roi Arthur et je désire en savoir plus. Permettez-moi d'être très concret … j'aimerais savoir de quelle façon vous pouvez nous prouver que vous êtes effectivement celui qu'on appelait le roi Arthur.

 

Arthur :  (rire) Mais mon cher, je ne suis pas le roi Arthur puisque le roi Arthur n'a jamais existé. Comme je l'ai déjà expliqué dans des séances précédentes, cette incarnation à laquelle je me rattache pour communiquer avec vous était celle d'un druide qui a joué un rôle de stratège. Celui que vous identifiez comme le roi Arthur n'a jamais existé. Il n'y a jamais eu de roi selon votre vision de ce type de rôle, de position dans le peuple celte. Ce qui s'approche le plus étroitement, nous pourrions dire, de ce rôle était les chefs de clan … de famille, de famille élargie et chaque chef de clan était totalement maître à l'intérieur de … ce qu'aujourd'hui vous appelleriez sa juridiction, mais il y en avait beaucoup, il y en avait plusieurs. Chaque clan était autonome et souverain, un peu comme si vous conceviez une assemblée de tribus différentes et dans ce cas-ci de petites tribus même. Presque, d'une certaine façon, plus assimilable à des familles, effectivement … de très grandes familles bien sûr. Me suivez-vous?

 

Normand :  Oui, je vous suis et dans ce cas-ci, pouvez-vous me donner des précisions historiques sur cette période-là et quel était le rôle que vous jouiez comme druide à ce moment-là. Ce que j'aimerais ce serait de retrouver dans l'histoire de vos propos qui seraient validés par ce que je pourrais lire dans des faits historiques ou encore dans des objets historiques.

 

Arthur :  Vous ne pouvez trouver d'écrits proprement dit, puisque les Celtes n'écrivaient pas, d'où ce rôle important qu'ont tenu les bardes qui étaient les gardiens de la connaissance, de l'histoire, de la philosophie et de la religion celtique. Donc, vous ne pouvez trouver et vous ne pourrez trouver de traces écrites par les Celtes eux-mêmes. Vous pourrez, selon vos recherches, trouver des traces à travers l'expression artistique des Celtes dans leurs poteries et leurs bijoux surtout. Bien des éléments historiques sont exposés par cette expression. Alors mon ami, nous vous invitons à fouiller peut-être cet aspect de la culture celte, cette expression artistique et vous trouverez bien des détails, nous pourrions dire, qui vous surprendront peut-être à travers cette exploration ou à partir de cette exploration.

 

Ce que nous avons été est principalement d'abord un druide. Nous avons principalement occupé, nous pourrions dire, ce rôle. Nous avons reçu l'entraînement des bardes également, sans l'avoir pratiqué concrètement et, effectivement, ce n'est pas une formation courante, pour utiliser votre langage moderne, de druide qui recevrait également cette formation de barde. Et comme il a été mentionné, nous étions passionné de stratégie et avons donné notre concours en tant que stratège lors de certaines invasions face auxquelles devaient répondre, nous pourrions dire, les différents clans, qui autrement se seraient faits submerger par ces envahisseurs. Nous avons donc concouru à un certain processus d'unification des clans afin de leur permettre d'augmenter leur force et de faire front à ces envahisseurs. Dû à notre formation et dû à cette passion, nous avons créé, pour ainsi dire, une image d'exception. Bien que nous ne l'ayons pas cherchée, c'est l'effet que nous avons produit, puisque les Celtes ne connaissaient pas cette fonction d'unification et de stratégie ou la connaissaient très peu. De là a été formée cette image qui fut reprise quelques siècles plus tard pour former cette légende de la Table Ronde que vous connaissez aujourd'hui.

 

Dites-vous bien que cette légende s'est construite longtemps après la période historique à laquelle elle se réfère. Et que cette légende fut apportée, nous pourrions dire, à votre champ de conscience … fut introduite dans votre champ de conscience collectif afin de véhiculer certaines valeurs. L'aspect important de cette légende est bien plutôt justement ce rôle de véhicule de certaines valeurs qui, maintenant dans ce changement de conscience qui s'opère, prennent leur dimension … des éléments qui sont maintenant activés, nous pourrions dire. Cette légende contient en elle certaines clés qui ont été insérées, nous pourrions dire, dans votre champ de conscience collectif et ces clés sont activées en ce moment. D'où l'intérêt que vous connaissez depuis un certain temps pour cette légende et tout ce qu'elle peut véhiculer. Nous pouvons vous dire qu'il y a très peu de rapports réels, historiques entre cette légende, tout ce que vous trouver dans cette légende et les faits historiques eux-mêmes et ceci n'a pas d'importance.

 

Ce que les Celtes ont vécu historiquement en tant que peuple est équivalent à ce que tous les peuples de l'époque ont vécu et ce qu'ils ont véhiculé se retrouve, dans la plus grande partie des cultures qui ont existé à cette époque. Lorsque nous disons époque, nous faisons référence à la phase d'évolution de l'humanité à laquelle a participé ce peuple qu'étaient les Celtes. Bien sûr, vous pouvez trouver dans leur bassin de connaissances des éléments qui peuvent être avantageusement intégrés actuellement dans votre démarche, de la même façon que vous le faites avec les natifs de toutes les régions de la planète, que ce soient ceux des continents américains, australiens, peu importe. Mais ces connaissances ne sont pas réellement associables à ce que vous appelez aujourd'hui la légende arthurienne et ce n'est pas vraiment important de les associer. Ce qui est important c'est de comprendre et d'activer les clés contenues dans cette légende arthurienne. Les activer et leur permettre d'opérer par vos choix les changements de conscience dans lesquels vous vous êtes impliqués maintenant. Me suivez-vous?

 

Normand :  Oui, je vous suis. Je vous suis. Je trouve ça très intéressant. Alors, je prends note de tout ce que vous m'avez dit. Pourtant demeure une question qui m'intéresse à titre personnel, c'est votre histoire personnelle à vous, en dehors de la légende arthurienne. Vous Arthur, où avez-vous vécu, quelle a été votre jeunesse, quelles ont été les guerres que vous avez combattues, quels ont été vos adversaires, quels ont été vos alliés, quelles ont été vos stratégies? Ces questions-là m'intéressent aussi.

 

Arthur :  Bien. Nos ennemis étaient les ennemis traditionnels des Celtes : les Nordiques, les gens venant du Nord. Les alliés, nous ne pouvons parler d'alliés puisqu'il s'agissait du peuple auquel j'appartenais qui s'adressait à cet autre peuple qui tentait de s'approprier le territoire et donc, il s'agit tout simplement de cet état de situation, de cette confrontation entre le peuple celte et ces gens qui venaient des contrées nordiques. Maintenant, bien sûr que le peuple auquel j'appartenais à l'époque ne voyait pas d'un œil très favorable l'arrivée et l'installation, nous pourrions dire, de ces gens venant du Nord. Mais nous pouvons vous dire avec recul (amusé), le recul que l'autre côté du voile peut nous permettre, que ce fut un excellent mélange, tout compte fait.

 

Alors j'y ai exercé avec un grand plaisir … un très grand plaisir d'ailleurs, cette passion pour la stratégie. Et je vous dirais que ce qui me tenait, en tant que stratège, le plus à cœur, je pourrais vous dire, était justement l'unification des clans. Ce qui était à mes yeux de première importance était cette unification des clans et toute ma vie, à ce moment-là, fut dédiée à cette unification. En tant que druide et non en tant que stratège, cette unification, bien sûr, provenait d'une autre préoccupation que celle de la guerre et des forces liées, et bien sûr, avait un autre but que de gagner des batailles. En tant que stratège, cette unification évidemment visait à augmenter les forces guerrières. En tant que druide, elle visait à établir un champ de conscience permettant à ces différents clans de devenir un peuple, dans le sens un peu plus moderne du terme.

 

Quant à mon enfance, comme il se produisait très souvent, il fut déterminé très tôt que j'avais ces capacités me permettant de devenir un druide. Que j'avais instinctivement ou intuitivement déjà certaines connaissances, plus particulièrement certaines connaissances concernant les herbes et une curiosité sans borne (amusé) et une personnalité très difficile à contenir et à maintenir (rires de tous). Donc il fut décidé très tôt que je serais pris en charge par les druides et que ma formation serait assurée par eux. Dans un premier temps, on m'a assigné, si on peut dire ainsi, la voie du barde; c'est la raison pour laquelle j'ai d'abord reçu cette formation, mais on s'est rendu compte dans le cours de cette formation de barde que je possédais les capacités pour recevoir la formation des druides.

 

On m'a permis de terminer la formation des bardes, car je dois vous dire que je n'étais pas très … enthousiaste par cette position des druides qui m'impressionnaient, que je trouvais peut-être un peu trop loin de tout le monde, isolés des autres, d'une certaine façon et je trouvais que la vie des bardes était beaucoup plus intéressante et beaucoup plus drôle. Ils avaient une liberté beaucoup plus grande à pouvoir entre autre goûter aux bons plaisirs de la vie, tels que certains breuvages que j'appréciais beaucoup et certaines activités que j'appréciais bien aussi (Arthur regarde Ginette qui rit bien, comprenant de quelle activité il est question) et donc, je vous dirais que ce n'est pas d'un très bon œil que je voyais se dessiner cette position, cette destinée de druide. J'ai même tenté une certaine résistance je vous dirais (rires). Ce qui finalement a emporté ma décision fut cette possibilité de compléter mes connaissances stratégiques. En tant que druide, j'avais la possibilité d'avoir accès à certaines informations et d'avoir accès également à certains contacts avec d'autres peuples qui me permettaient d'approfondir mes connaissances stratégiques. Et c'est de cette façon que mes maîtres, si je peux dire ainsi, ont fini par m'avoir (rires). Voilà. Avez-vous d'autres questions mon ami?

 

Normand :  Oui, j'ai d'autres questions! Pouvez-vous me citer ou me donner le nom de quelques cités ou villages où vous avez œuvré ou le nom de certains chefs de clan que vous avez conseillés?

 

Arthur :  Je n'ai que très peu fonctionné dans les cités, qui n'existaient pas vraiment de toute façon, telles que vous les concevez aujourd'hui. Le clan auquel j'appartenais, je pourrais dire dans le sens politique du terme était le clan associé au Loup Blanc. Le clan avec lequel j'ai collaboré le plus étroitement lors de ce que vous appelleriez aujourd'hui ces opérations militaires, était le clan de l'Ours. Et vous pourrez tirer de là certaines conclusions d'ailleurs sur bien des noms qui s'en sont suivis dans vos recherches. Le chef de clan qui fut le collaborateur, en quelque sorte, le plus important se nommait Mirdrown. Le chef de clan qui s'est dressé, en quelque sorte, le plus catégoriquement contre les tentatives stratégiques que nous proposions s'est nommé Kaldwan ou alors Kaldwinn. Il y eut également une figure féminine importante qui probablement (amusé) fut la présence la plus, nous pourrions dire, sage de l'assemblée et à partir de qui vous avez formé le personnage de Guenièvre ou Gwennifer et qui se nommait Gwenfer. Vous avez là trois personnalités, trois personnages qui ont tenu une place relativement importante dans cette réunion des clans, dans cette réunion de l'époque… Bien.

 

Normand :  Je vous remercie beaucoup. J'ai d'autres questions personnelles.

 

Arthur :  Bien.

 

Normand :  Alors, nous sommes-nous déjà connu avant aujourd'hui?

 

Arthur :  (Rires). Question bien légitime, mon cher. Bien sûr que nous nous sommes déjà connus, bien sûr. Et je vous dirais que nous nous sommes connus dans un contexte qui vous est aujourd'hui de nouveau très présent et dont vous pourrez retrouver, relativement facilement par vous-même les éléments. Ce contexte occupe, en ce moment, une place bien importante dans votre vie, mais à cette époque vous viviez concrètement, en quelque sorte, dans cet environnement. Et nous nous sommes connus et nous avons partagé cette aventure pendant toute la période de ce focus. Est-ce que vous devinez mon ami?

 

Normand :  Je présume qu'il s'agit du milieu de l'édition.

 

Arthur :   Non, je vous dirais que ce à quoi je fait référence est plutôt un pays qu'une occupation.

 

Normand :  La France?

 

Arthur :  Nous avons partagé cette aventure dans un pays que vous identifié comme faisant partie de l'Extrême-Orient et que maintenant vous appelez l'Inde.

 

Normand :  Que faisions-nous?

 

Arthur :  Bien. Je vous en laisse la joie, mon ami, de découvrir (rires de tous) et bien sûr, si vous n'y arrivez pas, nous pourrons revenir sur la question.

 

Normand :  D'accord, je m'amuserai. J'ai plusieurs questions, mais il y en a une en particulier. Pouvez-vous me confirmer si ce que je crois être mon animal totem est bien celui que je crois?

 

Arthur :  … Votre animal totem est le loup blanc selon notre perception.

 

Normand :  Votre perception est juste, merci(ému) … Merci. Je crois que je vais me reposer un petit peu.

 

Arthur :  Alors mon ami, je conclus que vous êtes arrivé à la fin de votre désir d'inquisition, nous pourrions dire (rires de tous).

 

Normand :  Je n'en suis encore qu'au début, mais j'en ai suffisamment pour mon plaisir … pour me convaincre.

 

Arthur :  Bien. Bien… Donc nous allons, je pense bien, suspendre cette séance. Je vous fais mes adieux et j'espère vous revoir très bientôt. Au revoir mes amis.

 

Tous :  Au revoir Arthur et merci.

 

Arthur :  Et je vous fait donc mes adieux, en guise de conclusion. (manque ici un passage bref où Arthur invite Ginette a revenir le voir).

 

Ginette :  Tout le plaisir est pour moi Arthur (rire).

 

Arthur :  Bien j'en suis ravi (dit dans un bon rire)  Alors au plaisir de vous revoir, comme vous dites si bien, un de ces jours. Au revoir.

 

Gérard :  Au revoir Arthur et bonne semaine.

 

 

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