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Sur
les noms d'essence.
Dichotomie entre notre monde intérieur et
extérieur : elle provient de la peur.
'Utilisez la peur pour ce
qu'elle est, c'est-à-dire des messages'.
Où
est évoquée l'histoire du véritable Arthur qui était un druide et non un roi.
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Arthur :
Bien. Je vois que nous sommes en compagnie. Je vous souhaite la bienvenue. Je
suis ravi de vous rencontrer. Bonsoir mes amis.
Tous : Bonsoir Arthur.
Arthur : (petit rire) Nous sommes ravis d'une
pareille occasion, d'une pareille rencontre. Ceci ne nous arrive pas si
fréquemment ces temps-ci. Alors dans quelques instants nous allons, je pense
bien, débuter ensemble, j'espère, un échange fort satisfaisant pour nous tous.
J'aimerais, au préalable, vous invitez à joindre vos énergies aux miennes,
simplement quelques secondes pour nous unifier, nous syntoniser en quelque
sorte (silence) sentir le lien, l'unification de conscience. …
Bien.
Avant que nous débutions cet échange, je voudrais simplement apporter pour nos
amis Ariel et ceux qui sont concernés, que la cérémonie d'ouverture des canaux
réalisée par notre amie Ariel avec le concours de ses deux collaborateurs,
comme ils se plaisent (petit rire) à s'identifier, nos amis Mojaven et
Chandra, marque le début de la nouvelle phase qui s'annonçait depuis un certain
temps déjà. Nous avons terminé, pour ainsi dire, le premier cycle, la phase de
création qui était liée au chakra du plexus solaire. Par l'entremise de cette
ouverture des canaux, que vous identifiez comme étant les canaux du Reiki, mais qui sont en réalité de nature beaucoup plus
universelle, nous pourrions dire, que simplement des canaux de guérison, nous
avons initié cette nouvelle phase à l'intérieur de ce premier cycle.
Ce
que vous allez découvrir dans les temps à venir, dans le cadre d'expériences
que vous tenterez, ainsi que ce que découvriront beaucoup d'entre vous qui travaillez
avec cette énergie que vous nommez le Reiki, vous
allez découvrir qu'il s'agit là de beaucoup, beaucoup plus qu'une énergie de
guérison dans le sens où vous l'entendez. Nous pourrions vous dire qu'une
aventure insoupçonnée vous attend (petit rire) grâce à ce travail que
vous faites avec ces canaux. Bien.
Ainsi
donc mes amis, il me fait plaisir de pouvoir communiquer directement avec vous,
d'avoir un contact avec vous et nous sommes prêt pour cet échange, comme vous
le désirez.
Ginette : Bonjour Arthur!
Arthur : Bonjour ma chère! Bonjour! Je suis bien ravi
de notre rencontre!
Ginette : (Rires) Moi de même. Arthur,
j'aimerais savoir si on s'est déjà rencontrés vous et moi.
Arthur : Les vieilles connaissances n'est ce pas!
Bien. Je peux vous dire que nous nous sommes rencontrés fugitivement à cette
époque en Angleterre avec notre amie Ariel également et nous nous sommes
rencontrés de façon beaucoup plus étroite, nous pourrions dire, dans ce que
vous appelez aujourd'hui la Finlande. Nous avions un rapport de parenté à ce
moment et si vous le voulez bien nous vous invitons, si vous voulez tenter
cette aventure, à tenter par vous-mêmes de découvrir quels étaient ces rapports
(amusements d'Arthur et de Ginette) et ce que nous avons bien pu partager
ensemble. Si vous le désirez ainsi, nous pourrons bien sûr, dans une séance
future, reprendre ensemble, si vous le désirez, afin de valider ou non. Vous
pourrez soumettre la question à notre amie Ariel, comme vous le désirez. Mais
je vous invite à tenter par vous-même de découvrir quelle pouvait bien être
cette relation que nous avons eue. (Rires d'Arthur et de Ginette). Bien.
Ginette : Arthur, dans cette vie présente, je suis à la
recherche d'un nom qui pourrait le mieux m'aider à atteindre un but qui j'ai
chèrement au cœur, qui pourrait faciliter mon évolution présente. Aussi,
un nom que je voudrais utiliser en public à la place de Ginette.
Arthur : Bien. Je ne peux vous donner de nom dans le
sens de faire un choix d'un nom à votre place … c'est à vous qu'il
appartient de trouver ce nom. Je peux quand même vous indiquer un vocable, je
dirais, qui correspond le plus exactement selon vos langages, à votre vibration
d'essence, disons. Cette vibration qui vous suit, qui est la vôtre d'une
incarnation à l'autre. Et je vous suggère à partir de cette vibration de
trouver vous-mêmes le nom qui vous convient. Cette vibration correspond le plus
exactement, nous pourrions dire, au nom de Sandrina
… Sandrina. Donc vous pouvez adopter ce nom tel
quel, si vous le désirez ou vous pouvez jouer sur ses consonances et trouver
vous-mêmes un nom qui vous convient. Est-ce que ceci vous satisfait?
Ginette : Sandrina…
c'est une énergie qui est près de quelle
émotion, est-ce la joie ou une autre vibration émotive ?
Arthur : Les noms d'essence ne sont pas associables en
quelque sorte, à une émotion. Comme toutes manifestations complexes de la
conscience, vous expérimentez l'éventail entier des émotions. Il n'est pas
nécessairement souhaitable de vous limiter par un vocable, par un son, par une
vibration, par une couleur, à une émotion plus spécifique qu'une autre. En tant
que manifestation de la conscience, sur ces plans-ci, vous avez en quelque
sorte (petit rire d'Arthur) le mandat d'explorer
l'éventail de ces jeux de la conscience que sont les émotions, ces états. Ainsi
donc, un nom d'essence n'est pas nécessairement une vibration liée à une
émotion en particulier. Ce n'est pas plus lié à une émotion ou à un état
spécifique que votre nom actuel ne peut l'être, finalement.
Maintenant, chacune de
vos incarnations, chacun de vos focus, possède sa vibration. Le nom que vous
avez actuellement s'associe et en quelque sorte définit la vibration de votre
focus actuel et nous vous suggérons de ne pas éliminer complètement de votre
champ de conscience ce nom, car vous avez créé cette incarnation-ci et cette
expérience-ci dans des buts spécifiques. Vous vous
êtes donnée une expérimentation spécifique par le biais de cette incarnation,
de ce focus actuel. Votre nom porte la vibration de ce focus, ce que vous
pourriez également concevoir comme la vibration de votre ego.
Mais il ne s'agit pas
d'éliminer cet ego, il ne s'agit pas de lui enlever le rôle qui lui appartient.
Il s'agit de l'intégrer dans votre expérience plus large, il s'agit de
l'intégrer dans votre champ de conscience d'essence. Ce que vous apprenez petit
à petit dans le courant du changement de conscience qui s'opère actuellement
est justement ce processus d'intégration. Vous réalisez petit à petit qu'il ne
s'agit pas de choisir l'un des termes de la dualité, car par un choix pareil
vous maintenez la dualité. Il s'agit d'intégrer les termes … d'unifier
les termes. Donc, unifiez votre ego à votre champ de conscience plus large,
plus essentiel. Me suivez-vous? Comprenez-vous ce que je vous dis?
Ginette : Ce que je ne comprends pas ce sont les
termes, quels sont les termes?
Arthur : Ce que je vous dis est qu'actuellement vous
opposez conscience et ego, vous mettez la conscience en opposition à l'ego.
Vous identifiez cette recherche du nom à cette opposition, votre nom actuel étant associé à votre
personnalité, à votre ego, à votre incarnation actuelle et le nom que vous
cherchez étant associé à votre champ de conscience plus essentiel. Vous faites
cette opposition conscience et ego. Or, ce que vous apprenez maintenant, petit
à petit, est plutôt d'aller à l'inverse … d'intégrer les deux termes, les
deux réalités l'une à l'autre. Conscience et ego sont une même réalité. L'ego
n'est qu'un aspect de la conscience.
Ce n'est pas un parasite
comme vous le désignez souvent, ce n'est pas un aspect ennemi. Vous n'êtes pas
l'ennemi de vous-mêmes par l'entremise de votre ego, évidemment. Alors, l'ego
est tout simplement une focalisation plus étroite de votre champ de conscience,
vous permettant d'expérimenter sur les plans que vous avez choisis, sur les
plans de la matière. Il est important de comprendre que ces états de la
conscience ne s'opposent pas. Ils se complètent, ils s'intègrent l'un à
l'autre, ils ne s'opposent pas. En faisant un choix trop drastique, trop
définitif, nous pourrions dire, d'un nom aux dépens d'un autre, vous maintenez
cette dichotomie, vous maintenez la dualité dans votre propre perception entre
ego et conscience. Me suivez-vous un peu mieux?
Ginette : Oui.
Arthur : Bien. Donc la suggestion que nous vous
faisons est de conserver le nom actuel également, si vous voulez utiliser un
autre nom et plutôt de faire un jeu d'intégration des deux réalités désignées
ainsi, afin de vous amener vous-mêmes à comprendre justement que vous pouvez
intégrer ces deux réalités et les unifier. Ceci répond?
Ginette : Merci…merci…merci. (rires
de la part de tout le monde)
Arthur : Avez-vous d'autres questions mon amie?
Ginette : Non.
Arthur : (Amusé) C'est tout! Eh bien ! (Rires). Ceci m'étonne bien de
vous…(rires sonores de Ginette et d'Arthur) Je suis persuadé que
cette tête bouillonne de questions.
Ginette : Je vais vous poser une question sur
l'incarnation présente. Je sens la dualité très présente dans ma vie et je ne
vois plus tellement clair dans cette réalité de ce que je suis venue faire, en
ce moment, ici.
Arthur : Bien. Dites-moi de quelle façon vous percevez
cette dualité dont vous venez de parler.
Ginette : Entre ce qui me semble réel, visible et le
monde intuitif, le monde invisible … le senti, au niveau du senti.
Arthur :
Le monde invisible, est-ce que vous parlez du monde comme celui qui me
concerne ou de votre imaginaire? De quoi parlez-vous?
Ginette : De mon monde
imaginaire, qui semble être près de votre réalité, à moins que je ne me trompe.
Arthur : Et vous désirez savoir comment
unifier?
Ginette : Oui, c'est bien ça, parce que je sens que je
suis dans la dualité en ce moment.
Arthur : Comme vous tous d'ailleurs ! (Rires
de tous). Et vous êtes tous dans ce champ de conscience qu'est la dualité
par choix, car vous avez créé cette réalité afin d'expérimenter la conscience,
de vous expérimenter vous-mêmes, de nous expérimenter nous-mêmes (petits rires), nous pourrions dire, également, par
ce biais, par cette illusion de vous percevoir à l'extérieur de la conscience,
séparés, différents du Tout. Donc, vous êtes tous dans cette expérience de
dualité. Maintenant, vous ainsi que plusieurs, vous percevez cette dualité et
bien sûr vous êtes en quête, nous pourrions dire, d'unification.
Je vous dirais que, dans votre cas, en ce qui vous
concerne personnellement, cette unification s'opère fort joliment, que vous
intégrez de plus en plus ce que vous nommez votre imaginaire. Vous avez donné
une place, nous pourrions dire, relativement importante à la peur en rapport
avec cet imaginaire. Vous avez de cette façon maintenu cette dualité, vous avez
maintenu cette dichotomie entre votre champ de conscience intérieur, votre
monde intérieur et vos perceptions du monde extérieur. Vous avez maintenu
ainsi, nous pourrions dire, une barrière et empêché de cette façon la
circulation d'informations et d'énergie entre ces deux aspects de votre
conscience. Vous avez maintenu de cette façon ce que nous pourrions appeler un
morcellement de votre conscience. Ce que nous vous suggérons est de vous
adresser à ces peurs, les accepter pour ce qu'elles sont et peut-être même les
laisser se dissoudre.
Votre monde intérieur, votre imaginaire comme vous
dites, est facilement accessible par vous. Vous pouvez travailler, en quelque
sorte, à développer vos sens intérieurs et à laisser l'information circuler
entre vos sens objectifs extérieurs, vos cinq sens et vos sens intérieurs. Ce
qui crée la distorsion et qui maintient la dualité, la dichotomie entre ces
deux champs de conscience, nous pourrions dire, est la peur, les différentes
peurs que vous avez laissé s'installer en quelque sorte entre les deux. Votre
monde intérieur, pour ainsi dire, votre imaginaire est la relation à votre
essence. Le monde extérieur est votre projection de cette essence, les
créations que vous faites à partir de cette relation que vous avez avec votre
essence, par le biais de votre monde intérieur. Utilisez la
peur pour ce qu'elle est, c'est-à-dire des messages … un message le
plus souvent à l'effet que la communication n'est pas suffisamment complète ou
claire avec les informations qui vous viennent de votre monde intérieur.
Comprenez vos peurs pour ce quelles sont. De cette façon vous ne les laisserez
pas devenir déterminantes, nous pourrions dire, dans votre processus
d'unification entre vos deux mondes. Me saisissez-vous?
Ginette : Oui,
un peu plus clairement, oui.
Arthur : D'autres questions à cet effet?
Ginette : Dans ma vie, est-ce mon travail ou la danse qui va m'aider à unifier mon
imaginaire, mon monde intérieur et le monde objectif?
Arthur : Ce sont les deux, ma chère amie. Vous ne
pouvez pas vous dissocier ainsi. Pour vous, en ce qui vous concerne, il demeure
impératif que vous conserviez ce type d'activités que vous nommez le travail,
que vous conserviez ce type de discipline dans votre vie. Nous vous dirons par
contre que vous pouvez très bien donner plus de place à votre expression, à
l'expression de vous-mêmes et à votre créativité, trouver les moyens à cette
expression et nous pouvons vous dire que ce n'est pas uniquement par le biais
de votre corps. Vous avez d'autres moyens d'expression à votre disposition, que
vous maîtrisez et que vous pouvez développer, qui seraient d'un grand bénéfice
pour vous et qui vous réservent bien des surprises, si vous allez vers cette
avenue.
Ginette : (chuchotant: je veux savoir
c'est quoi. Rire général)…Pouvez-vous préciser l'avenue en question?
Arthur : Eh bien! Je crains que nous allons peut-être
vous décevoir. (Rires sonores de tous). Mais nous allons quand
même vous donner un indice.
Ginette : Vous êtes trop bon. (Rires)
Arthur :
Nous vous dirons, regardez qui vous avez accepté dans votre vie (grand
rire de Ginette qui regarde en direction de Normand) et vous aurez, je
crois, des indices importants sur ces avenues d'expression et de créativité qui
sont à votre disposition. Voilà.
Ginette : (dans un éclat de rire) Je vais écrire mon livre
! Je ne sais pas sur quoi, par contre …
Arthur : Êtes-vous satisfaite de ces réponses? … Qui laissent évidemment
pointer beaucoup d'autres questions, j'ai bien l'impression (fort amusé).
(Ici grands rires de Ginette) C'est quand même là le but de l'opération,
n'est-ce pas? De faire surgir les questions… Bien... (s'adressant à
Normand) Et vous mon ami?
Normand : Bonsoir Arthur!
Arthur : Bonsoir, mon cher!
Normand : Par où commencer… Arthur,
je suis ici ce soir pour une raison très particulière … c'est pour savoir
comment nous pouvons collaborer ensemble pour diffuser votre message. Alors, je
ne sais pas si vous voyez qu'effectivement j'ai un rôle à jouer dans l'égrégore
dont m'a parlé Ariel.
Arthur : Bien. Humm…
La réponse que nous pouvons vous faire vous laissera sur trois points de suspensions,
nous pourrions dire, car nous percevons bien que vous n'avez pas fait de choix,
vous n'avez pas opéré vos propres choix et bien sûr nous ne pouvons le faire à
votre place. Vous aurez donc à opérer ce choix de participer ou non à cette
aventure qui ne fait que débuter. Nous pouvons cependant vous dire qu'il y a un
concours possible, que vous aurez à définir pour vous dans cette aventure, dans
cet égrégore. Nous pouvons difficilement en dire plus, car ce serait, à partir
de ce moment, à toute fin pratique, prendre la décision pour vous ou presque et
le choix vous appartient. Donc nous ne nous avancerons pas plus avant dans
cette question spécifique car il est beaucoup trop tôt pour nous de nous
prononcer. Nous pourrons élaborer beaucoup plus entièrement dans une rencontre
future si tel sera votre choix. Bien.
Normand : Arthur … êtes-vous omniscient?
Arthur : (rire général) Comme vous
mon ami.
Normand : Très bien. Pourriez-vous m'interpréter un
sutra sur lequel je m'interroge en ce moment … un sutra de Shiva? (Normand
récite le sutra en sanscrit)
Arthur : Voulez-vous le traduire, mon
ami?
Normand : Oui. C'est justement là le problème. La
traduction que j'en ai lu me semble totalement fantaisiste.
Arthur : Quelle est-elle?
Normand : Yoni varga veut dire, en principe: la source du monde est la
source de la servitude … (Normand commence une interprétation)
Arthur : Un instant, mon ami. Ce qui
m'importe ce n'est pas le sutra lui-même, c'est votre questionnement personnel.
Normand : L'interprétation qu'on m'en donne ne me
satisfait pas.
Arthur : Qu'est-ce qui ne vous satisfait
pas dans cette interprétation? Quelle est cette interprétation que l'on vous
donne?
Normand : Je crois que l'on peut laisser tomber le
sujet. Lorsque Ariel m'a parlé de vous, j'étais particulièrement intéressé par
le fait que vous étiez lié ou que vous étiez Arthur … celui que l'on
disait être le roi Arthur et je désire en savoir plus. Permettez-moi d'être
très concret … j'aimerais savoir de quelle façon vous pouvez nous prouver
que vous êtes effectivement celui qu'on appelait le roi Arthur.
Arthur : (rire) Mais mon cher, je ne suis pas
le roi Arthur puisque le roi Arthur n'a jamais existé. Comme je l'ai déjà
expliqué dans des séances précédentes, cette incarnation à laquelle je me
rattache pour communiquer avec vous était celle d'un druide qui a joué un rôle
de stratège. Celui que vous identifiez comme le roi Arthur n'a jamais existé.
Il n'y a jamais eu de roi selon votre vision de ce type de rôle, de position dans
le peuple celte. Ce qui s'approche le plus étroitement, nous pourrions dire, de
ce rôle était les chefs de clan … de famille, de famille élargie et
chaque chef de clan était totalement maître à l'intérieur de … ce
qu'aujourd'hui vous appelleriez sa juridiction, mais il y en avait beaucoup, il
y en avait plusieurs. Chaque clan était autonome et souverain, un peu comme si
vous conceviez une assemblée de tribus différentes et dans ce cas-ci de petites
tribus même. Presque, d'une certaine façon, plus assimilable à des familles,
effectivement … de très grandes familles bien sûr. Me suivez-vous?
Normand : Oui, je vous suis et dans ce cas-ci,
pouvez-vous me donner des précisions historiques sur cette période-là et quel
était le rôle que vous jouiez comme druide à ce moment-là. Ce que j'aimerais ce
serait de retrouver dans l'histoire de vos propos qui seraient validés par ce
que je pourrais lire dans des faits historiques ou encore dans des objets
historiques.
Arthur : Vous ne pouvez trouver d'écrits proprement dit,
puisque les Celtes n'écrivaient pas, d'où ce rôle important qu'ont tenu les
bardes qui étaient les gardiens de la connaissance, de l'histoire, de la
philosophie et de la religion celtique. Donc, vous ne pouvez trouver et vous ne
pourrez trouver de traces écrites par les Celtes eux-mêmes. Vous pourrez, selon
vos recherches, trouver des traces à travers l'expression artistique des Celtes
dans leurs poteries et leurs bijoux surtout. Bien des éléments historiques sont
exposés par cette expression. Alors mon ami, nous vous invitons à fouiller
peut-être cet aspect de la culture celte, cette expression artistique et vous
trouverez bien des détails, nous pourrions dire, qui vous surprendront
peut-être à travers cette exploration ou à partir de cette exploration.
Ce que nous avons
été est principalement d'abord un druide. Nous avons principalement occupé,
nous pourrions dire, ce rôle. Nous avons reçu l'entraînement des bardes
également, sans l'avoir pratiqué concrètement et, effectivement, ce n'est pas
une formation courante, pour utiliser votre langage moderne, de druide qui
recevrait également cette formation de barde. Et comme il a été mentionné, nous
étions passionné de stratégie et avons donné notre concours en tant que
stratège lors de certaines invasions face auxquelles devaient répondre, nous
pourrions dire, les différents clans, qui autrement se seraient faits submerger
par ces envahisseurs. Nous avons donc concouru à un certain processus
d'unification des clans afin de leur permettre d'augmenter leur force et de
faire front à ces envahisseurs. Dû à notre formation et dû à cette passion,
nous avons créé, pour ainsi dire, une image d'exception. Bien que nous ne
l'ayons pas cherchée, c'est l'effet que nous avons produit, puisque les Celtes
ne connaissaient pas cette fonction d'unification et de stratégie ou la
connaissaient très peu. De là a été formée cette image qui fut reprise quelques
siècles plus tard pour former cette légende de la Table Ronde que vous
connaissez aujourd'hui.
Dites-vous bien
que cette légende s'est construite longtemps après la période historique à
laquelle elle se réfère. Et que cette légende fut apportée, nous pourrions
dire, à votre champ de conscience … fut introduite dans votre champ de
conscience collectif afin de véhiculer certaines valeurs. L'aspect important de
cette légende est bien plutôt justement ce rôle de véhicule de certaines
valeurs qui, maintenant dans ce changement de conscience qui s'opère, prennent
leur dimension … des éléments qui sont maintenant activés, nous pourrions
dire. Cette légende contient en elle certaines clés qui ont été insérées, nous
pourrions dire, dans votre champ de conscience collectif et ces clés sont
activées en ce moment. D'où l'intérêt que vous connaissez depuis un certain
temps pour cette légende et tout ce qu'elle peut véhiculer. Nous pouvons vous
dire qu'il y a très peu de rapports réels, historiques entre cette légende,
tout ce que vous trouver dans cette légende et les faits historiques eux-mêmes
et ceci n'a pas d'importance.
Ce que les Celtes
ont vécu historiquement en tant que peuple est équivalent à ce que tous les
peuples de l'époque ont vécu et ce qu'ils ont véhiculé se retrouve, dans la
plus grande partie des cultures qui ont existé à cette époque. Lorsque nous
disons époque, nous faisons référence à la phase d'évolution de l'humanité à
laquelle a participé ce peuple qu'étaient les Celtes. Bien sûr, vous pouvez
trouver dans leur bassin de connaissances des éléments qui peuvent être
avantageusement intégrés actuellement dans votre démarche, de la même façon que
vous le faites avec les natifs de toutes les régions de la planète, que ce
soient ceux des continents américains, australiens, peu importe. Mais ces
connaissances ne sont pas réellement associables à ce que vous appelez aujourd'hui
la légende arthurienne et ce n'est pas vraiment important de les associer. Ce
qui est important c'est de comprendre et d'activer les clés contenues dans
cette légende arthurienne. Les activer et leur permettre d'opérer par vos choix
les changements de conscience dans lesquels vous vous êtes impliqués
maintenant. Me suivez-vous?
Normand : Oui, je vous suis. Je vous suis. Je trouve ça
très intéressant. Alors, je prends note de tout ce que vous m'avez dit.
Pourtant demeure une question qui m'intéresse à titre personnel, c'est votre
histoire personnelle à vous, en dehors de la légende arthurienne. Vous Arthur,
où avez-vous vécu, quelle a été votre jeunesse, quelles ont été les guerres que
vous avez combattues, quels ont été vos adversaires, quels ont été vos alliés,
quelles ont été vos stratégies? Ces questions-là m'intéressent aussi.
Arthur : Bien. Nos ennemis étaient les ennemis
traditionnels des Celtes : les Nordiques, les gens venant du Nord. Les
alliés, nous ne pouvons parler d'alliés puisqu'il s'agissait du peuple auquel
j'appartenais qui s'adressait à cet autre peuple qui tentait de s'approprier le
territoire et donc, il s'agit tout simplement de cet état de situation, de
cette confrontation entre le peuple celte et ces gens qui venaient des contrées
nordiques. Maintenant, bien sûr que le peuple auquel j'appartenais à l'époque
ne voyait pas d'un œil très favorable l'arrivée et l'installation, nous
pourrions dire, de ces gens venant du Nord. Mais nous pouvons vous dire avec
recul (amusé), le recul que l'autre côté du voile peut nous permettre,
que ce fut un excellent mélange, tout compte fait.
Alors j'y ai
exercé avec un grand plaisir … un très grand plaisir d'ailleurs, cette
passion pour la stratégie. Et je vous dirais que ce qui me tenait, en tant que
stratège, le plus à cœur, je pourrais vous dire, était justement
l'unification des clans. Ce qui était à mes yeux de première importance était
cette unification des clans et toute ma vie, à ce moment-là, fut dédiée à cette
unification. En tant que druide et non en tant que stratège, cette unification,
bien sûr, provenait d'une autre préoccupation que celle de la guerre et des
forces liées, et bien sûr, avait un autre but que de gagner des batailles. En
tant que stratège, cette unification évidemment visait à augmenter les forces
guerrières. En tant que druide, elle visait à établir un champ de conscience
permettant à ces différents clans de devenir un peuple, dans le sens un peu
plus moderne du terme.
Quant à mon
enfance, comme il se produisait très souvent, il fut déterminé très tôt que
j'avais ces capacités me permettant de devenir un druide. Que j'avais
instinctivement ou intuitivement déjà certaines connaissances, plus
particulièrement certaines connaissances concernant les herbes et une curiosité
sans borne (amusé) et une personnalité très difficile à contenir et à
maintenir (rires de tous). Donc il fut décidé très tôt que je serais
pris en charge par les druides et que ma formation serait assurée par eux. Dans
un premier temps, on m'a assigné, si on peut dire ainsi, la voie du barde;
c'est la raison pour laquelle j'ai d'abord reçu cette formation, mais on s'est
rendu compte dans le cours de cette formation de barde que je possédais les
capacités pour recevoir la formation des druides.
On m'a permis de
terminer la formation des bardes, car je dois vous dire que je n'étais pas très
… enthousiaste par cette position des druides qui m'impressionnaient, que
je trouvais peut-être un peu trop loin de tout le monde, isolés des autres,
d'une certaine façon et je trouvais que la vie des bardes était beaucoup plus
intéressante et beaucoup plus drôle. Ils avaient une liberté beaucoup plus
grande à pouvoir entre autre goûter aux bons plaisirs de la vie, tels que
certains breuvages que j'appréciais beaucoup et certaines activités que
j'appréciais bien aussi (Arthur regarde Ginette qui rit bien, comprenant de
quelle activité il est question) et donc, je vous dirais que ce n'est pas
d'un très bon œil que je voyais se dessiner cette position, cette destinée
de druide. J'ai même tenté une certaine résistance je vous dirais (rires).
Ce qui finalement a emporté ma décision fut cette possibilité de compléter mes
connaissances stratégiques. En tant que druide, j'avais la possibilité d'avoir
accès à certaines informations et d'avoir accès également à certains contacts
avec d'autres peuples qui me permettaient d'approfondir mes connaissances
stratégiques. Et c'est de cette façon que mes maîtres, si je peux dire ainsi,
ont fini par m'avoir (rires). Voilà. Avez-vous d'autres questions mon
ami?
Normand : Oui, j'ai d'autres questions!
Pouvez-vous me citer ou me donner le nom de quelques cités ou villages où vous
avez œuvré ou le nom de certains chefs de clan que vous avez conseillés?
Arthur : Je n'ai que très peu fonctionné
dans les cités, qui n'existaient pas vraiment de toute façon, telles que vous
les concevez aujourd'hui. Le clan auquel j'appartenais, je pourrais dire dans
le sens politique du terme était le clan associé au Loup Blanc. Le clan avec
lequel j'ai collaboré le plus étroitement lors de ce que vous appelleriez
aujourd'hui ces opérations militaires, était le clan de l'Ours. Et vous pourrez
tirer de là certaines conclusions d'ailleurs sur bien des noms qui s'en sont
suivis dans vos recherches. Le chef de clan qui fut le collaborateur, en
quelque sorte, le plus important se nommait Mirdrown.
Le chef de clan qui s'est dressé, en quelque sorte, le plus catégoriquement
contre les tentatives stratégiques que nous proposions s'est nommé Kaldwan ou alors Kaldwinn. Il y
eut également une figure féminine importante qui probablement (amusé) fut la présence
la plus, nous pourrions dire, sage de l'assemblée et à partir de qui vous avez
formé le personnage de Guenièvre ou Gwennifer et qui
se nommait Gwenfer. Vous avez là trois personnalités,
trois personnages qui ont tenu une place relativement importante dans cette
réunion des clans, dans cette réunion de l'époque… Bien.
Normand : Je vous remercie beaucoup. J'ai d'autres
questions personnelles.
Arthur : Bien.
Normand : Alors, nous sommes-nous déjà connu avant
aujourd'hui?
Arthur : (Rires). Question bien légitime, mon cher. Bien sûr que nous nous sommes déjà
connus, bien sûr. Et je vous dirais que nous nous sommes connus dans un
contexte qui vous est aujourd'hui de nouveau très présent et dont vous pourrez
retrouver, relativement facilement par vous-même les éléments. Ce contexte
occupe, en ce moment, une place bien importante dans votre vie, mais à cette
époque vous viviez concrètement, en quelque sorte, dans cet environnement. Et
nous nous sommes connus et nous avons partagé cette aventure pendant toute la
période de ce focus. Est-ce que vous devinez mon ami?
Normand : Je présume qu'il s'agit du milieu de
l'édition.
Arthur : Non, je vous dirais que ce à
quoi je fait référence est plutôt un pays qu'une occupation.
Normand : La France?
Arthur : Nous avons partagé cette aventure dans un
pays que vous identifié comme faisant partie de l'Extrême-Orient et que
maintenant vous appelez l'Inde.
Normand : Que faisions-nous?
Arthur : Bien. Je vous en laisse la joie, mon ami, de
découvrir (rires de tous) et bien sûr, si vous n'y arrivez pas, nous
pourrons revenir sur la question.
Normand : D'accord, je m'amuserai. J'ai
plusieurs questions, mais il y en a une en particulier. Pouvez-vous me
confirmer si ce que je crois être mon animal totem est bien celui que je crois?
Arthur : … Votre animal totem est
le loup blanc selon notre perception.
Normand : Votre perception est juste, merci(ému) …
Merci. Je crois que je vais me reposer un petit peu.
Arthur : Alors mon ami, je conclus que vous êtes
arrivé à la fin de votre désir d'inquisition, nous pourrions dire (rires de
tous).
Normand : Je n'en suis encore qu'au début, mais j'en ai
suffisamment pour mon plaisir … pour me convaincre.
Arthur : Bien. Bien… Donc nous allons, je pense
bien, suspendre cette séance. Je vous fais mes adieux et j'espère vous revoir
très bientôt. Au revoir mes amis.
Tous : Au revoir Arthur et merci.
Arthur : Et je vous fait donc mes adieux, en guise de
conclusion. (manque ici un passage bref où Arthur invite Ginette a revenir
le voir).
Ginette : Tout le plaisir est pour moi Arthur (rire).
Arthur : Bien j'en suis ravi (dit dans un bon rire) Alors au plaisir de vous revoir, comme vous
dites si bien, un de ces jours. Au revoir.
Gérard : Au revoir Arthur et bonne semaine.
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