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53e Propos d'Arthur

19 janvier 2003

Présents Myriam (Ariel) et Gérard (Chandra) Luc, Daniel, Antoine (Javer), Marc-André, Frédéric.

 

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De la perception de l'individualité dans les agrégats de conscience.

"Lorsqu'une entité choisit d'opérer à partir de vos dimensions, elle choisit une certaine position d'oubli."

"Vous avez choisi d'aller aux limites de l'exploration de la conscience."

"Il n'y a que dans vos dimensions où cette notion de l'ombre … ou cette conception que vous nommez la mort existe."

Comparaison des agrégats de conscience avec les courants circulant dans les masses aquatiques.

De quoi se nourrissent les entités.

"Créateur devenant conscient de lui-même en tant que créateur", telle pourrait être une définition du but de l'homme.

 

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Arthur :  Bien. Alors mes jeunes amis, je vous souhaite la bienvenue. Nous voici donc, en quelque sorte, en territoire connu (petit rire) en ce qui nous concerne bien sûr. Alors, je vous souhaite le bonsoir à tous et bienvenue à notre nouveau visiteur. J'imagine que ces jours qui nous ont séparés ne vous ont pas laissé, je crois bien, inactifs (petit rire) et donc je vous inviterais peut-être à nous partager, si tel est votre choix, certaines réflexions, certaines créations de votre part, qui peut-être ont pris place depuis notre dernière rencontre et donc je vous laisse toute la place mes amis…

 

Luc :  Bonjour Arthur, c'est Luc. Fred et moi on a fait de la recherche, on a continué notre exploration de la réalité holographique et on a fait plus d'explorations sur le point de vue relatif face au point de vue absolu. On a fait de la recherche sur différentes perspectives au niveau de l'harmonie et de l'individualité personnelle puis on en est venu à faire ressortir certaines questions qu'on avait envie de clarifier aujourd'hui.

 

En particulier, par rapport à  l'état dans lequel tu es, en tant qu'Arthur, dans l'agrégat de conscience, on se demandait de quelle manière tu perçois ton identité personnelle, ton individualité à travers l'agrégat? Qu'est-ce qui te représente dans l'agrégat en tant que tel? Est-ce qu'il y a une différenciation face au groupe que représente l'agrégat?

 

Arthur :  Bien. Excellente question. Vous pourriez comparer, je dirais, la perception que nous avons de nous-mêmes, lorsque nous choisissons de nous percevoir dans ces termes que vous qualifiez d'individuel, peut-être à la façon dont vous le faites vous-mêmes lorsque vous choisissez d'actualiser un rôle spécifique, nous pourrions dire.

 

Par exemple, vous choisissez de vous manifester dans une réalité physique, principalement à trois dimensions et, à l'intérieur de cette réalité, vous choisissez d'actualiser des positions, des rôles et vous vous identifiez à ces positions. Donc, vous pouvez simultanément actualiser, créer un rôle, par exemple, d'étudiant parallèlement à celui d'un ami, en même temps qu'un rôle de parent, par exemple et également, en même temps que celui d'un enfant.

 

Vous vous identifiez à chacun de ces rôles, chacune de ces positions. Vous demeurez essentiellement une même personnalité, nous pourrions dire. Mais lorsque vous êtes dans vos institutions d'enseignement, cette personnalité se définira plus précisément de par son rôle d'étudiant. À d'autres moments, lorsque vous serez en présence de ce nouvel humain, nous pourrions dire, que vous avez aidé, à qui vous avez permis d'accéder à ces dimensions, vous vous identifierez au rôle de parent.

 

Vous ne cessez pour autant d'être l'étudiant qui s'est retrouvé quelques heures plus tôt dans une institution d'apprentissage. Vous formez ainsi vous-mêmes chacun, en quelque sorte, un gestalts, un agrégat de conscience. Vous pouvez utiliser cette situation, bien que d'expression limitée, pour arriver à comprendre, jusqu'à un certain point, comment nous pouvons nous identifier à l'intérieur d'un agrégat de conscience comme celui auquel nous appartenons.

 

Maintenant, ces grands agrégats vous englobent également. Chacun d'entre vous appartenez également à un agrégat de cet ordre. Il vous est donc possible, vous-mêmes, d'accéder à cette conscience de l'individualité intégrée au tout, nous pourrions dire, identifiée au tout. Ce que vous avez à faire, comme nous l'avons déjà mentionné, est de revenir vers votre essence, vers vous-mêmes, vers votre réalité essentielle intérieure. Bien.

 

Nous faisons, en quelque sorte, le chemin inverse. Nous venons vers le monde objectif, en quelque sorte, alors que vous faites le cheminement vers le monde subjectif, vers le monde intérieur. Nous allons vers l'individualité pour vous rencontrer et vous venez vers l'unité, vers le Grand Tout pour nous rencontrer. Ainsi donc, nous définissons, d'une certaine façon, une individualité lorsque nous avons à venir vers vos dimensions; lorsque nous choisissons de venir vers vos dimensions.

 

Lorsque nous sommes, nous pourrions dire, "fondu au tout" nous conservons également un certain sens de notre identité, mais ce sentiment n'est pas cloisonné comme vous pouvez l'avoir vous-mêmes. Par exemple, à ce moment-ci, dans cette réunion où chacun d'entre vous se sent différent et séparé de chacun des autres. Vous créez un cloisonnement que vous croyez être imperméable aux entités qui vous entourent (amusé), vous le croyez (rire). Vous seriez étonnés, chacun d'entre vous, de voir à quel point ce cloisonnement est ténu et à quel point il empêche très peu d'unification de vos énergies et de circulation de vos énergies entre vous. Est-ce que ceci répond mon ami? …

 

Luc :  Oui.

 

Arthur :  Bien.

 

Luc :  En fait, j'aurais peut-être quelque chose à rajouter sur le point de vue de la différenciation que nous avons en rapport à notre cloisonnement. Pour ma part, dans ma perception, j'ai développé une certaine forme de discernement entre l'identité que je m'accorde face à moi-même, représentée sous forme de mon point d'origine dans mon être, par rapport à ce que je ressens comme moi-même dans l'unification avec mon environnement. Et c'est justement ce discernement qui fait en sorte qu'une part de moi peut rester ténue et sembler … non pas seulement sembler, mais bien me restreindre dans mes interactions et dans l'ouverture que j'ai avec les autres. C'est une frontière qui est en effet mince, mais qui va jusqu'à un certain point permettre une forme de création reliée à l'individualité et qui va me permettre de faire ressortir une variété plus grande de découvertes par la suite.

 

Arthur :  Exactement, mon ami, exactement. Vous venez de définir, jusqu'à un certain point, ce que vous pourriez identifier comme étant une position ou un rôle positif de l'ego. Bien. Nous n'aimons pas, bien sûr, utiliser ce type de qualificatif … positif ou négatif car alors, ceci vous mène à poser des choix dans un sens plutôt que dans un autre et bien sûr, ici, il n'y a pas de choix souhaitables plus que d'autres, nous pourrions dire.

 

Vous créez ce cloisonnement, cette apparente isolation dans le but, effectivement, de créer votre réalité, ce que vous appelez votre vie et vous-mêmes selon des paramètres que vous choisissez d'assembler, nous pourrions dire, de certaine façon, à partir de vos perceptions. Ce cloisonnement vous permet, chacun d'entre-vous, de diversifier vos perceptions et bien sûr, vous créez à partir de ces perceptions. Que ce soit la création de votre vie ou que ce soit une création artistique, peu importe, le principe est le même, évidemment.

 

Nous pouvons vous dire que l'un des attraits majeurs que vos dimensions exercent sur les nôtres, en quelque sorte, est effectivement cette possibilité de création que vous vous êtes donnée en formant ces dimensions dans lesquelles vous êtes. Vous avez créé ces dimensions, vous avez créé globalement ces univers et l'un des principaux buts pour avoir créé ces univers est de vous donner justement, je dirais, ce champ illimité de potentialités que vous pouvez actualiser. Bien.

 

Frédéric :  Salut, Arthur!

 

Arthur :  Bonjour, mon ami!

 

Frédéric :  Je me demandais … si un attrait est créé réellement par cet univers que nous nous sommes proprement créé, pourquoi ne le créez-vous pas pour vous-mêmes, si le choix est là?

 

Arthur :  Alors, nous pouvons vous affirmer mon ami (amusé), que nous avons participé également à la création de ces univers, que nos choix d'expérimentation divergent d'une certaine façon, mais nous ne serions pas en contact avec vous, ni même dans la capacité de communiquer même avec vous, si nous n'avions pas participé, jusqu'à un certain point, à la création de ces univers.

 

Une partie de notre essence, nous pourrions dire, infuse la réalité de vos univers. Vous êtes, comme nous l'avons déjà mentionné, des manifestations de la conscience, nous pourrions dire, des êtres extrêmement puissants et c'est la seule condition absolument essentielle pour être en mesure, nous pourrions dire, d'infuser vos consciences dans ces univers et créer à partir de ces points de vue que sont ces dimensions.

 

Laissez-moi vous dire… Lorsqu'une entité choisit d'opérer à partir de vos dimensions, elle choisit, en quelque sorte, une certaine forme d'inconscience. Elle choisit une certaine position d'oubli. Il n'y a que des êtres très puissants, ayant atteint un certain état de cohérence interne , nous pourrions dire, du point de vue de  la conscience, pour être en mesure de s'intégrer ainsi à ces dimensions sans en être détruits.

 

D'une certaine façon, vous avez choisi d'aller aux limites de l'exploration de la conscience et de ce que la conscience est par rapport à elle-même, de sa capacité de se connaître elle-même. Il n'y a que dans vos dimensions où cette notion de l'ombre, par exemple, existe ou que cette conception que vous nommez la mort existe. Ce sont là des expressions extrêmes de choix d'expérimenter la non-conscience.

 

Maintenant, afin que cette expérience puisse réellement se faire, il vous faut la capacité de conserver la certitude que ceci est une illusion. Et cette certitude devra se conserver malgré tout ce que vous expérimenterez. Votre concept d'espoir en est une expression. Il vous faut une puissance de conscience extrêmement grande pour être en mesure de conserver cette conscience de l'illusion, malgré l'état apparent d'inconscience dans lequel vous vous situez vous-mêmes lorsque vous venez sur ces dimensions.

 

Donc, peu de manifestations de la conscience universelle peuvent accomplir, en quelque sorte, (amusé) cet exploit que vous-mêmes vous accomplissez, en vous positionnant d'ailleurs, chacun d'entre vous ou presque, comme étant à l'extrême limite de l'évolution. Lorsque vous réintégrerez vos dimensions d'origine, je pense bien que vous aurez de jolies surprises (amusé) qui vous attendent. Bien. Ai-je répondu à votre question mon ami?

 

Frédéric :  Oui.

 

Arthur :  Bien.

 

Daniel :  Je suis Daniel, salut Arthur!

 

Arthur :  Bonjour Daniel.

 

Daniel :  En ce moment, ça peut paraître un peu comique, mais tu parlais de garder la certitude de l'illusion et tout … et vu la quantité de thé que j'ai bu avant de venir ici (ricanements de tous) je focussais sur l'illusion que mon corps est occupé à retenir l'urgence de la vessie. J'ai cru même avec ton rire, j'ai vraiment perçu que tu sentais mon état, justement, de focusser et je veux savoir si je dois continuer de maintenir mon état présent (grand éclat de rire d'Arthur) ou si c'est possible de délaisser le cercle quelques instants.

 

Arthur :  (Très amusé et rieur tout au long de sa réponse). Je crois bien mon ami que vous devriez tout au contraire respecter vos besoins biologiques (rires de tous). Vous avez choisi cette dimension, alors assumez vos choix (rires de tous). Donc nous allons vous attendre quelques instants. …

 

Daniel :  Je tiens à rajouter que tout le discours m'a aidé à focusser , à bien me concentrer…tout ça .Ça a été très concret comme intégration … le discours … avec ma vessie comme défi pour établir ça.

 

Arthur :  Vous avez ici une situation fort intéressante où vous pouvez constater que cette condition biologique que vous avez créée opère selon des lois très spécifiques, déterminées par vos dimensions et bien sûr qu'il vous faut respecter ces lois, non parce qu'elles vous sont imposées, mais bien parce que vous les avez choisies et que vous avez choisi de créer ces lois.

 

Bien sûr, dans ce cadre vous avez également choisi de créer le temps, tel que vous l'expérimentez de façon linéaire et vous accordez vos expériences physiques, biologiques à cette création du temps. Maintenant, vous avez ici également l'intéressante situation où votre condition physique, votre création biologique vous ramène à vous-mêmes, vous ramène vers votre propre réalité. Il en va ainsi de chaque manifestation de votre réalité physique, biologique ainsi que de chaque manifestation de ce langage que sont les émotions.

 

Ceci est important à prendre en considération car c'est par ce biais des manifestations biologiques et émotionnelles que vous revenez à vous-mêmes et que vous vous donnez à vous-mêmes la possibilité de reprendre contact avec ce que l'on peut appeler le monde intérieur, avec votre essence.

 

Contrairement à ce que vous avez cru pendant longtemps, votre création biologique, votre situation biologique ne vous éloigne pas de l'essence, c'est le contraire. Elle vous permet de revenir vers l'essence, si vous savez utiliser ce mode de relation avec vous-mêmes, pour ainsi dire. Bien.

 

Antoine :  Bonjour, c'est Antoine. Je n'y étais pas à la dernière séance mais je me reprends cette semaine.

 

Arthur :  (amusé) Doublement peut-être?

 

Antoine :  Oui effectivement. Justement en parlant de doublement, j'aimerais connaître l'appellation de mon essence. Comment formuleriez-vous, en nos termes, mon nom d'essence?

 

Arthur :  Vous pourriez le prononcer par les sons de Javer. J-A-V-E-R.

 

Luc :  J'aimerais savoir quelle est la perspective de l'agrégat face à l'univers global?

 

Arthur :  Vous pourriez dire que la position de l'agrégat, par rapport à Tout Ce Qui Est, est la même que la position de notre essence particulière, individualisée par rapport à l'agrégat lui-même, donc également de votre position en rapport à l'agrégat, avec la différence que la conscience du tout, la conscience de l'unité n'est pas perdue. Elle reste entière. Alors que dans l'expérience que vous avez choisie, cette conscience, en apparence, est … nous pourrions dire … court-circuitée…

 

Il est très difficile d'exprimer, dans vos concepts et dans vos langages la position de conscience de l'agrégat face à lui-même et face à Tout Ce Qui Est. Vous pourriez dire que l'agrégat est Tout Ce Qui Est. Si vous arrivez à vous situer, à vous positionner à des niveaux de conscience purement énergétiques, nous pourrions dire, selon vos concepts – car évidemment tout est énergie – mais selon vos perceptions, si vous conceviez, par exemple, Tout Ce Qui Est comme étant une vaste réalité énergétique et les agrégats comme étant des courants à l'intérieur de cette réalité énergétique, vous pourriez effectivement, par exemple, tout à fait comparer la situation d'un agrégat à l'un des courants que vous connaissez à l'intérieur de vos masses aquatiques.

 

Ces courants possèdent un caractère propre, une direction, une température, une nature propre et pourtant, en même temps, ils participent de la même nature que leur environnement. Ils sont aquatiques également et non seulement ils sont également aquatiques mais de la même nature que ce qui les entourent. S'ils sont à l'intérieur d'eau salée, ils sont eux-mêmes de l'eau salée.

 

Bien sûr, vous allez trouver également des situations où ils seront de nature légèrement différente. Et ceci vous donnent encore une fois un exemple de définition de soi-même légèrement différente. Que vous trouviez des courants d'eau douce, par exemple, circulant dans une masse d'eau salée, vous aurez toujours de l'eau.

 

Dans un cas, vous aurez une masse véhiculant certains éléments, par exemple le sel, contenant une autre masse véhiculant d'autres types d'éléments ou l'absence de ces éléments, mais vous aurez toujours de l'eau. Ceci pourrait vous servir d'analogie quant à la nature de ce que nous désignons par ce terme d'agrégat.

 

La conscience ne se différencie pas elle-même. Les différents états de conscience peuvent la définir différemment, mais la conscience elle-même ne se différencie pas. Vous êtes vous-mêmes ces courants circulant dans l'ensemble de la masse aquatique avec la différence, par rapport à nous, que vous vous identifiez à cette situation que vous connaissez en tant que courants alors que nous ne nous identifions pas à cette situation.

 

Nous savons que nous sommes des courants et nous savons que nous pouvons adopter d'autres natures, d'autres formes, choisir un autre mode d'expérience que celui d'un courant à l'intérieur de la masse générale. Nous pouvons par exemple choisir l'état de vapeur d'eau et nous le savons et nous connaissons intimement dans notre expérience même, cet état de vapeur d'eau. Nous pouvons choisir ce que vous nommez les nuages. Nous pouvons choisir toutes les situations que nous permet notre état d'eau, alors que dans la situation que vous avez choisie, vous vous identifiez à votre état de courant avec l'illusion que vous ne pouvez posséder d'autres états, que vous ne pouvez vous identifier à d'autres états. Saisissez-vous?

 

En général :  Oui.

 

Arthur :  Bien…

 

Le silence se prolonge … Alors mes amis, je vous vois sans voix (amusé).

 

Luc :  En fait j'aurais quelque chose à dire à ce sujet. Dans l'état de choses dans lequel nous sommes du fait que le courant relatif à notre plan de l'univers est un courant dans lequel chaque courant a tendance à s'individualiser, est-ce que dans l'union avec l'agrégat de conscience sur votre plan d'existence … est-ce que cette union mène à une forme de conscience dynamique qui va devenir plus ou moins le principe créateur universel? Saisissez-vous la question ou vous préférez que je précise?

 

Arthur :  Je préfère, je crois, que vous précisiez.

 

Luc :  Ok. Ce que je crois comprendre est que votre perspective de l'univers est une perspective qui est plus de la nature de l'intégration de l'harmonie globale de l'univers, tandis que nous sommes plus dans l'intégration de notre harmonie personnelle, qui va nous mener à une création de notre authenticité propre. L'affirmation que j'amène est que l'union entre notre perspective et votre perspective de la réalité va mener à la personnification de ce que j'appellerais le créateur universel. Êtes-vous d'accord avec cette idée?

 

Arthur :  Bien. D'abord je vous dirais que cette union ne se fera pas et ne créera pas d'univers pour la bonne raison qu'il n'y a pas de temps de la façon que  vous l'exprimez. Il n'y a pas de futur, lorsque nous considérons évidemment ces dimensions et ces aspects de la réalité. Ce créateur dont vous parlez existe. Il existe de tous temps.

 

Nous pourrions dire que vous en êtes une manifestation et à la fois, vous en êtes le créateur également. Votre vision de cette unification de l'expérience individuelle, de la conscience individuelle avec la conscience globale universelle est juste, dans la mesure où vous situez, nous pourrions dire, la réalité de la conscience dans un temps circulaire et non dans un temps linéaire.

 

Ce n'est pas dans le futur que vous allez créer en conjonction avec d'autres dimensions, comme les nôtres par exemple, ce créateur. Ce créateur existe de tous temps et vous êtes de tous temps en processus de création de ce créateur (amusé), en quelque sorte.

 

Ce que vous mentionnez est ce que nous pourrions définir comme étant l'aventure de la conscience prenant conscience d'elle-même et l'aventure du créateur se créant lui-même dans un processus continu. Nous abordons-là des concepts très difficiles à exprimer par vos langages et selon vos concepts actuels parce que limités par votre création du temps linéaire. Me suivez-vous? …

 

Luc :  Oui.

 

Arthur :  Bien. Désirez-vous élaborer?

 

Luc :  Je crois que je vais attendre.

 

Arthur :  Bien.

 

Antoine :  Moi, je voudrais savoir de quoi vous vous nourrissez?

 

Arthur :  (grand rire d'Arthur) Mon cher ami, c'est une excellente question car peu d'entre vous s'imaginent, en quelque sorte, que nous ayons ce type de besoins. Maintenant, ce n'est pas vraiment définissable en terme de besoins, mais bien sûr nous pouvons accroître également, comment dirions-nous … les formations énergétiques, nous pourrions dire,  que nous choisissons de créer nous-mêmes.

 

Nous nous "nourrissons" principalement d'énergie que vous ne pouvez percevoir, dans la plus grande partie, sauf peut-être celle que vous nommez lumière qui se trouve, d'une certaine façon, être l'énergie la plus tangible selon vos perceptions, la plus dense, en quelque sorte, que nous utilisions pour former ces réalités énergétiques qui, pendant un certain temps, définissent notre expérience.

 

Ce que nous pourrions rajouter c'est que, dû au fait que nous n'avons pas, tels que vous, une conscience cloisonnée, en quelque sorte, nous n'avons pas cette notion d'alimentation. Il s'agit plutôt d'échange, de circulation. Nous ne connaissons pas ce processus d'ingérer, par exemple, une certaine forme d'énergie et en quelque sorte conserver cette énergie. Il s'agit bien plutôt de situations de circulation continuelle. Le jeu se fait dans ce que nous choisissons de laisser circuler et ainsi nos formations énergétiques, nous pourrions dire, se différencieront selon ce que nous choisissons de laisser circuler. Bien.

 

Marc-André :  Bonjour Arthur! C'est Marc-André.

 

Arthur :  Bonjour mon ami, je vous souhaite la bienvenue encore une fois!

 

Marc-André :  Merci. Que pensez-vous du but ultime de l'homme, de notre façon d'être, d'évoluer, vers quoi pensez-vous que nous voulons accéder?

 

Arthur :  Bien. Je vous dirais que l'homme, tel que vous l'entendez, est une expression de la conscience. Ce que vous avez également exprimé sous les vocables de Dieu etc.. Nous préférons évidemment le terme de conscience, car beaucoup plus universel et en tant qu'expression même de la conscience, son but, si vous désirez lui associer un but, est la pure situation, en quelque sorte, d'expérience, justement, de la conscience.

 

En choisissant vos dimensions, vous avez choisi d'expérimenter, dans ses formes les plus ultimes, la situation même de la conscience. Et c'est là le but de l'homme, si vous voulez lui associer un but. Donc, vous pouvez parler d'évolution lorsque vous parlez de l'homme, mais ce concept d'évolution ne peut s'appliquer de façon linéaire, donc dans le sens où vous auriez une race à peine consciente, nous pourrions dire, à l'aube des temps et qui chemine petit à petit, tant bien que mal, vers une situation d'extrême conscience. Bien sûr, ceci n'existe pas.

 

Vous ne pouvez associer de but à l'homme de cette façon. De tous temps, vous avez dans votre sein, ces manifestations de conscience:, ces individus qui ont expérimenté et infusé, nous pourrions dire, dans le champ de conscience global de votre réalité ces purs états de clarté, en quelque sorte, comme vous pouvez le concevoir. Ceci a toujours existé.

 

Vous pourriez également concevoir le but de l'homme, comme étant, tel que nous le mentionnions plus tôt, le créateur devenant conscient de lui-même en tant que créateur. Le créateur arrivant à se percevoir lui-même en tant que créateur. Donc, d'une certaine façon, vous pourriez dire que l'homme pourrait constituer le miroir dans lequel le créateur se voit et se reconnaît lui-même. Maintenant ce miroir est également le créateur. Ceci répond-il?

 

Marc-André :  Bien sûr.

 

Arthur :  Bien... Donc, mes amis j'ai le sentiment que pour cette séance, nous arrivons à la conclusion de vos questionnements, une certaine forme de conclusion, nous pourrions dire, et que vous avez là grande matière à digestion (amusé), nous pourrions dire. Donc, nous allons conclure ici, en espérant vous retrouver tous, selon chacun vos choix, évidemment, à la prochaine session. Je vous dis au revoir mes amis.

 

Tous :  Au revoir Arthur!

 

 

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