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Une Europe
parallèle sans Hitler.
Une planète
parallèle sans Hitler, où l'Amérique n'est pas prépondérante.
Une technologie parallèle
basée sur une énergie non pétrolière.
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Arthur :
Alors mes amis, bien le bonjour!
Gérard : Bonjour Arthur!
Jacques :
Bonjour!
Arthur : (petit rire) Bonjour mon ami ! Comment vous
portez-vous ? Comme nous j'espère… Toujours bien ?
Gérard : Euh…
Jacques :
Pas aussi bien!
Arthur :
Pas aussi bien? Voyez-vous! Alors vous ne savourez pas
entièrement cette expérience de la matérialité, peut-être. (Petit rire)
Jacques :
Oui!
Gérard : Il y a des hauts et des bas là
dedans.
Arthur :
Mais c'est là tout le plaisir!
Jacques :
Ca me semble difficile, tout ça!
Gérard : Ah! Je n'avais pas encore
compris.
Arthur :
D'ailleurs en ce qui concerne les hauts et les bas,
notre amie Ariel fait bien l'expérience à chacune de nos arrivées, nous
pourrions dire, de cette allégorie de la descente de l'esprit dans la matière (bon rire) puisqu'elle sent notre présence se produire, nous pourrions dire,
comme, en quelque sorte, une vague se produisant du haut vers le bas. Ce qui
explique en grande partie cette tension qu'elle perçoit dans le haut de sa
colonne vertébrale.
Mais lorsque nous
arrivons en fait, nous ne coulons pas comme … nous pourrions dire …
à la façon d'une vague d'énergie du chakra de la tête vers le bas. Comment
dirions-nous … Nous sommes instantanément et simultanément totalement en
place dans le continuum de notre amie. Ce qu'elle ressent est plutôt ce qu'elle
illustre par cette image de l'ouverture du canal. Nous pourrions dire, en
quelque sorte qu'elle sensibilise…
( Nous perdons ici la communication avec Jacques… La
communication se rétablit bientôt grâce à la présence d'esprit de Myriam,
puisque moi, Gérard, je n'y comprends rien.)
Eh bien mes amis!
Il semblerait que notre mode de communication, malgré les quelques tensions
occasionnées à notre chère amie ici présente, comporte plus d'assurance, nous
pourrions dire, que votre système technologique (rire) Bien,
bien… Donc suite à ces quelques ratés, n'est-ce pas, ces quelques
fantaisies de votre système technologique, nous allons passer à votre
questionnement si vous en avez, bien sûr. Mais je croirais que vous en avez, le
contraire m'étonnerait. (Petit rire) Nous vous
écoutons mon ami.
Jacques :
Gérard tu n'as rien à demander?
Gérard : Non, pas vraiment.
Jacques :
Ok … La dernière fois nous avons
parlé de l'Europe, nous avons parlé des différentes potentialités face à Hitler
et l'Europe, d'accord? Il y avait une potentialité dans laquelle on ne laissait
pas Hitler venir au pouvoir et j'aurais voulu savoir ce qu'est devenue cette
Europe-là et ce qu'est devenu le monde à la suite de ce développement
particulier.
Arthur :
(Rire) Vous nous demandez mon ami de faire de la
science-fiction peut-être (bon rire) Bien.
Jacques :
De la science-fiction?
Arthur : Selon vos modes de perception prévalant dans
votre dimension, l'idée même qu'une Europe se soit développée sans le concours
de cet individu appartient au mode très imaginaire que vous nommez une
science-fiction. (Rire) Et voilà. Donc, nous nous transformerons en
auteur de science-fiction, ce qui ravira notre amie Ariel, qui fut un amateur,
n'est ce pas?
Nous pourrions
vous dire succinctement que cette Europe a connu une période de décadence très
prononcée, nous dirions, équivalente à la décadence que connaît certaines de
vos églises, par exemple et qu'elle est maintenant en voie d'être totalement,
en quelque sorte, assimilée par le monde asiatique, étant devenue en quelque
sorte incapable de jouer le rôle qu'elle s'est assignée au moment de sa création.
Ce rôle étant, jusqu'à un certain point, de maintenir la conscience, en quelque
sorte, des positions dualistes de vos systèmes politiques, nous pourrions dire.
Ce n'est pas dans
l'attribution, en quelque sorte, du rôle qu'elle s'est choisie de faire
prévaloir un aspect de cette dualité sur un autre. Si elle avait …
comment dirions-nous … en quelque sorte, neutralisé, si nous pouvons le
dire ainsi, cet épisode illustré par cet individu, elle aurait de cette façon,
nous pourrions dire, neutralisé son rôle dans la vaste pièce que vous avez
créée tous. Et c'est donc ce qu'expérimente actuellement cette Europe
parallèle, nous pourrions dire, qui petit à petit, d'une certaine façon,
disparaît. En termes de … comment dirions-nous … elle cesse d'être
un joueur dans la partie que vous jouez tous ensemble. Bien.
Jacques :
Et qui sont les grands joueurs alors?
Arthur :
Nous vous dirions que dans cette potentialité, la place
libérée par l'Europe se voit occupée, en quelque sorte, par la Chine et les
pays limitrophes qu'elle influence par cette civilisation. Maintenant, la Chine
que vous concevez vous-même sur votre plan de réalité, nous pourrions dire, est
très, très différente elle-même également. Elle ne s'est pas développée de la
même façon. Aucune des autres puissances, nous pourrions dire ainsi, ne s'est
développée également de la même façon puisque vos États-Unis d'Amérique n'ont
pas concouru à "sauver" l'Europe et donc n'ont pas la même puissance
qu'ils ont maintenant.
Cette puissance
se définit en fonction de l'Asie et non comme elle l'a fait sur votre plan, en
fonction de ce que vous avez créé avec l'URSS, ce qui donne une dynamique
extrêmement différente. Et comme vous voyez, les cercles dans l'eau sont
extrêmement grands (petit rire) et
profonds de cette répercussion, n'est-ce pas. Et donc ce monde parallèle est
dans son ensemble très différent de celui que vous connaissez maintenant. Bien.
(Autre perte de communication…)
Arthur :
Eh bien, notre amie commence à prendre l'habitude de
nous enlever du chemin, elle en prend goût même. (rire)
Jacques :
(rire)
Arthur :
Alors mon ami, ce que vous avez reçu répond-il jusqu'à un
certain point à votre question?
Jacques :
Bien sûr!
Arthur :
Bien.
Jacques :
J'aimerais savoir si par exemple les forces musulmanes, dans ce monde parallèle, ont
la force qu'elles ont aujourd'hui. Est-ce que l'avance technologique est la
même que celle que nous connaissons?
Arthur :
Nous pourrions vous dire que l'avance technologique est
différente. Elle n'est pas nécessairement supérieure mais elle est différente.
Plus d'emphase a été mise sur les systèmes de
propulsion fonctionnant avec l'oxygène, entre autres, ainsi que d'autres
méthodes qui ont été développées. Nous dirions que l'approvisionnement
énergétique est différent, ce qui provoque, nous pourrions dire, un système
industriel très différent également.
Donc vos pays du
Moyen-Orient n'ont pas la puissance politique et économique qu'ils connaissent
actuellement, puisqu'ils n'ont pas développé, dans l'ampleur qu'ils connaissent
ici, la puissance pétrolière. Et vous vous doutez bien que ceci crée également
des différences très grandes à bien d'autres points de la planète.
Nous vous
dirions, de plus, que les valeurs idéologiques, en quelque sorte, sont très
différentes, bien sûr, et qu'elles illustrent des systèmes de croyances
extrêmement différents. Entre autres choses, ce que vous avez identifié comme
étant votre vision manichéenne, extrêmement dualiste du bien et du mal, existe
beaucoup moins, est beaucoup moins prévalente, en quelque sorte, et donc laisse
beaucoup moins de place, nous pourrions dire, à la vision du Moyen-Orient de se
manifester comme elle le fait sur votre dimension. Me suivez vous?
Jacques :
Oui!
Arthur :
Bien.
Jacques :
J'imagine que dans cet univers potentiel je n'existe pas et peut-être pas non plus
Myriam et pas non plus Gérard? En tant que jacques, Gérard et Myriam bien
entendu.
Arthur :
Bien sûr que vous existez! (Petit
rire) Bien sûr! C'est là … comment dirions-nous … l'une des
dimensions que vous avez tenu à expérimenter, mais bien sûr sans y tenir le
même rôle. Nous vous dirions que dans cette dimension, sur ce plan, vous vous
adonnez plus volontiers, nous pourrions dire, à vos penchants artistiques. Nous
vous dirions que vous êtes également, tous les trois, en contact depuis plus
longtemps, un laps de temps plus long, que sur ce plan-ci. Et nous vous dirions
également que vous êtes en collaboration beaucoup plus étroite. Bien.
Jacques :
En collaboration beaucoup plus étroite sur quoi exactement? Sur des sujets
comme le nôtre?
Arthur :
Nous dirions plutôt sur des sujets concernant vos
intérêts artistiques et même politiques. Car sur cette dimension, vous êtes
très intéressés et engagés tous les trois dans ce jeu que vous nommez
politique. (Petit rire) Bien.
En
raison des difficultés technologiques avec lesquels vous continuez de vous
débattre (petit rire) nous suggérons de mettre fin à notre rencontre
pour ce moment-ci. Nous espérons vous retrouver sous des augures plus
favorables, si nous pouvons le dire ainsi. Au revoir, mes amis.
Jacques :
Au revoir Arthur (avec un gros soupir)!
Gérard : Au revoir Arthur!
© 2002 - 2005 Myriam Alarie - Tous droits réservés.
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