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Où Arthur
recommande de laisser les gens participer d'eux-mêmes, à leur façon.
Un champ de
conscience qui s'est élargi, même par suite d'une simple curiosité, restera
élargi pour toujours.
Tout, dans notre
monde, est symbole.
Distinguo entre
transformation et changement de systèmes de croyances.
Arthur expert en
art japonais.
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Arthur : Bien mes amis,
bien le bonjour!
Gérard : Bonjour Arthur!
Arthur : Et vous bien le bonsoir, mon ami, à l'autre
bout du monde (rire) puisque nous
affectionnons à ce moment-ci cette dimension d'espace-temps.
Jacques : Bonjour !
Arthur : Alors comment
vous portez-vous, mes amis?
Gérard : Pas si mal, en ce qui me concerne. Cela
pourrait être pire.
Jacques : Eh bien j'ai un mal de gorge
qui est là, un rhume qui s'annonce, est-ce que c'est de la sagesse qui
vient ?
Arthur : Mais bien sûr, mon ami, bien sûr tout est sagesse mon ami! (dit
en riant) Mais nous
pourrions vous spécifier que ce serait également un reflet, peut-être, d'un
processus d'élimination que vous entreprenez. Nous pourrions dire certains
systèmes de croyances dans lesquels vous vous apprêtez à sabrer peut-être! Hum?
Bien.
Jacques : Ha Ha Ha !
Arthur : Nous
voudrions peut-être apporter quelques précisions quant à cette dernière
rencontre* qui s'est produite avec votre amie. Nous vous dirions que dans la
situation de cette amie; autant que dans la situation de bien des gens qui
approcheront le travail que nous faisons, le moment, nous pourrions dire,
psychologique ainsi que psychique, selon votre conception, n'était pas
approprié pour que cette personne reçoive certains éclaircissements, nous
pourrions dire. Ceci se produit presque inévitablement lorsqu'un individu est
bien sûr poussé plus volontiers par une simple curiosité que par un réel
processus de questionnements, en quelque sorte.
Ceci n'entend pas, bien sûr, que cet individu ne possède pas ce processus
de questionnement. Bien sûr que ce processus existe, mais ce n'est pas ce qui
pousse ou ce qui prime dans la motivation d'une rencontre comme celle qui s'est
produite. Et bien souvent, lorsque la curiosité est la motivation première,
elle laisse aux mécanismes de défense leur plein potentiel d'intervention, en
quelque sorte, face à ce qui sera échangé en regard du questionnement que se
pose cet individu, lequel questionnement est bien sûr authentique.
Nous vous conseillons donc de laisser totalement venir ceux qui ont comme
première motivation un échange concernant ces questionnements et parallèlement
de ne pas intervenir, en quelque sorte, auprès de ceux qui manifestent cette
curiosité, sans pour autant se rendre à cette motivation de participer à un
échange actif, nous pourrions dire, sur leur propre questionnement.
Maintenant ceci n'implique pas, ne sous-entend pas de ne jamais inviter qui
que ce soit à assister à nos séances, bien au contraire, mais plutôt à accepter
qu'ils demeurent de simples spectateurs, si c'est là leur motivation.
J'aimerais vous préciser que lorsqu'une personne n'est pas en harmonie avec ce
processus d'échange, il ne peut passer outre ses systèmes de croyances et ainsi
ne peut, jusqu'à un certain point, s'arrêter sur ce qui lui est apporté et
même, bien souvent, comprendre tout simplement ce qui lui est apporté. Bien.
Avez-vous des questionnements ou des commentaires sur ce que nous venons de
développer?
Jacques : Euh, oui ! Ceci est un phénomène auquel nous sommes familiers,
Gérard, Myriam et moi. Nous avons tous affaire à des curieux ou des sceptiques.
Toutefois, il est souvent apparu que ces gens-là, à leur grande surprise,
étaient eux-mêmes des mystiques sans le savoir!
Arthur : Bien. Nous
concourons avec vous. Nous pourrions vous dire qu'il se produit souvent, bien
sûr, que quelqu'un soit poussé vers ce type de contact par une motivation plus
profonde liée d'une façon ou de l'autre à la nature même du processus de
conscience et pour ces personnes, la curiosité sera un prétexte, nous pourrions
dire, qui se situe au niveau de l'ego, pour amener cette personne à accepter de
faire cette démarche tout en protégeant, ne serait-ce que momentanément, ses
systèmes de croyances.
Mais il existe également de ces individus qui sont, selon eux, déjà, nous
pourrions dire, impliqués dans ce que vous appelez une démarche mystique, dans
ce qu'ils identifient plus volontiers comme une démarche d'ouverture du champ
de conscience mais qui, en réalité, ne font que transiger, nous pourrions dire,
d'un système de croyances à un autre sans pour autant amener le champ de
conscience à un angle plus grand de perception, si nous pouvons l'exprimer
ainsi.
Bien sûr ceci est relatif, puisque dans le processus où ils ont remplacé un
système de croyances fermé, nous pourrions dire, par un autre, il y a bien sûr
eu ce moment d'élargissement du champ de conscience et une fois celui-ci opéré,
cet élargissement, il n'y a pas de retour en arrière, nous pourrions dire.
Jamais le champ de conscience ne pourra se refermer, en quelque sorte, pour
utiliser vos images, sur le mode de perception avec lequel il opérait
auparavant.
C'est pourquoi nous faisions mention, en commençant, du fait qu'il était
nécessaire, en quelque sorte, de laisser les individus qui approchent notre
travail manifester d'eux-mêmes … comment dirions-nous … le plan de
réalité sur lesquels ils ont choisi de se situer. Si leur motivation provient
de couches plus profondes et nous dirions plus en contact avec leur essence,
ceci se manifestera d'une façon ou de l'autre et peut-être pas du tout d'une
manière dont vous pourriez vous attendre et même comprendre. Bien.
Nous vous écoutons mes amis.
Jacques : Bien, si Gérard n'a pas de
question, j'en aurai. Je suis en train de lire un livre que je pense très
important, qui s'appelle "Symbolic Modeling". Il est écrit par deux
personnes anglaises … tu m'entends bien ?
Arthur : Oui, nous vous entendons.
Jacques : Et il parle d'un système de
dialogues et de questions non intrusives qui permettent dans un entretien de
thérapie de faire apparaître les métaphores par lesquelles s'exprime le
patient. Le jeu consiste à développer les métaphores et à faire apparaître les
symboles et à les faire développer par le patient pour qu'il comprenne lui-même
comment il marche, en fait. C'est particulièrement utile dans les cas où la
personne est troublée par des problèmes quelconques. Les sujets qui sont
abordés dans le livre rejoignent de façon très frappante des choses qui ont été
dites par Elias, par exemple, et que tu dis toi aussi, et je voulais avoir un
peu ton avis sur ce que représente cet ouvrage.
Arthur : Bien. Nous
pouvons vous dire que cet ouvrage expose, en quelque sorte, bien sûr, des
éléments de compréhension que, en tant que conscience collective, vous
commencez à percevoir, à développer suite à l'expansion que prend votre champ
de conscience autant individuel que collectif. Vous avez là l'une des premières
manifestations, nous pourrions dire, concrètes de ce que vous avez appelé le
"shift". Bien.
Nous aimerions ajouter que "l'efficacité" de ce travail se situe
dans la conscience que l'opérateur possède lui-même du simple fait que dans
votre champ de réalité tout est symbole Lorsque nous disons tout, c'est bien ce
que nous voulons dire, tout, y compris ce que vous identifiez comme votre
enveloppe corporelle et toute forme de création pouvant résulter de votre
expérimentation, en quelque sorte, à l'intérieur desquelles vous vous situez.
Donc lorsque l'opérateur utilisant ces techniques possède cette conscience,
il est en mesure d'amener son vis-à-vis à utiliser quelles qu'images que ce
soient afin de connecter plus directement avec leurs propres processus de
création et donc l'important ici à comprendre est le fait que tout est symbole.
Bien. Et alors mon ami, est-ce suffisant pour vous?
Jacques : Dans l'immédiat oui. Une fois
que j'aurais mis cela en pratique, nous en reparlerons peut-être.
Arthur : Bien. Et nous
pouvons vous dire que lorsque vous choisirez de mettre ceci en pratique comme
vous dites, vous pourrez si vous le désirez, sentir notre propre curiosité à
votre égard, à notre tour. Nous sommes fort intéressés par l'expérimentation
qui maintenant surgira suite à ce "passage"que vous êtes en ce moment
en voie d'opérer par le biais de ce "shift" dont nous parlons si
souvent. Bien sûr, lorsque nous disons vous, il s'agit de l'ensemble de votre
champ de conscience collectif et non d'individus en particulier.
Jacques : L'appel de ces symboles est
fait pour amener la personne à effectuer un changement et à cet égard les
auteurs font un distinguo assez intéressant en ceci qu'il y a deux sortes de
changement. Le premier est une transformation et le second est un changement
véritable. La distinction réside dans le fait que la transformation n'est pas
véritablement un changement, elle peut cacher simplement une sorte de boucle
dans laquelle les paramètres changent peut-être, mais la boucle continue de
tourner. Alors que lorsqu'il y a changement véritable, il n'y a plus de boucle.
La personne passe à un autre niveau de sa conscience. Je voulais avoir ton avis
sur ceci, parce que c'est un des éléments les plus captivants, des plus
intéressants du livre.
Arthur : Ceci est
bien sûr connu depuis toujours de vos mystiques et de vos maîtres à penser
gourous, etc. dans ce que vous qualifiez comme étant la démarche spirituelle et
également de vos courants en psychologie, nous pourrions dire, particulièrement
ce que vous appelez la psychologie transpersonnelle. Et bien sûr ceci est un
phénomène observé moult fois, nous pourrions dire, par les intervenants dans le
domaine de ce que vous appelez la croissance personnelle.
Il s'agit ici tout simplement du fait que seule l'expérience directe est
transformatrice, apporte, en quelque sorte, cet état transcendant permettant un
élargissement réel et permanent du champ de conscience. Vous possédez déjà un
très grand nombre de moyens pour vous amener à expérimenter votre nature
essentielle et votre monde intérieur de façon directe et transformatrice.
Tous les grands courants mystiques qui se sont développés en parallèle de
vos religions et qui souvent ont été discrédités par vos religions avaient pour
but d'amener l'individu à cette expérience directe. Puisque vous sortez
maintenant, par le biais de ce changement dans votre champ de conscience que
vous opérez maintenant, de vos structures religieuses créées par des systèmes
de croyances auxquels vous avez adhéré, vous transférez, en quelque sorte, vers
de nouvelles méthodes afin de continuer à développer des "outils"
vous permettant cette aventure, en quelque sorte, de l'expérience directe.
La différence que ces auteurs font est du fait que peu importe la méthode
que vous utilisez, et ceci pour cent pour cent des méthodes avec lesquelles
vous travaillez, il se produit que certains individus n'accepteront cette
technique qu'en surface, si nous pouvons dire ainsi, sans le désir de cette
transformation opérée par l'expérience directe. Ainsi donc ce sera simplement
un système de croyances qui en remplacera un autre, à la manière dont nous
avons mentionné au début de notre entretien, mais qui ne s'inscrira pas dans
les couches profondes de la conscience de cet individu et qui n'amènera pas cet
individu à contacter directement, en quelque sorte, les dimensions essentielles
de sa conscience, nous pourrions dire. Ceci répond-il mon ami?
Jacques : Oui, merci.
Arthur : Peut-être vous avez d'autres questionnements, dites-moi?
Jacques : Euh ! j'ai une question
brûlante sur mes lèvres.
Arthur : Et bien, posez avant que vos lèvres ne soient consumées! Posez! (rire)
Jacques : Monsieur est d'une générosité sans borne! Eh bien j'ai acheté un
certain nombre de peintures japonaises dont on m'a dit qu'elles datent d'il y a
deux cents ans et dont certaines sont signées par un grand maître de la
peinture japonaise. Comme j'ai du mal à trouver des experts, je voulais faire
appel à ton… eh eh eh ! Voilà et je te promets des pourcentages sur
les ventes ! (rire)
Arthur : (rire) Eh bien mon
ami, nous vous dirions que l'une d'entre elles est effectivement signée de la
main de cet artiste, mais qu'elle fut exécutée, en quelque sorte, par un élève
de cet artiste avec qui le maître travaillait très étroitement. Et cet élève
reçut par la suite, après que le maître ait cessé son activité, la permission
de signer de ce nom, ce qui était pratique courante, et vous possédez l'une de
ses oeuvres également.
Pour le reste, nous vous dirions que ce fut exécuté par des disciples qui
n'ont pas reçu cette bénédiction directement du maître. Mais ceci était
également pratique admise puisque le nom du maître devenait, en quelque sorte,
le nom d'un courant artistique en soi et donc bien des oeuvres ont été signées
de cette façon, simplement pour désigner le courant auquel ils appartenaient.
Nous pourrions dire que dans cette vision des choses, de la création
artistique, seuls ceux considérés comme étant les très grands maîtres signaient
de leur propre nom et bien sûr quelques uns qui prétendaient être de très
grands maîtres. (petit rire) Bien.
Et procèderez-vous à un autre questionnement, mon cher, qui risquerait de
mettre vos lèvres en feu? (rire)
Jacques : Eh eh ! En somme tu me dis que c'est une seule
œuvre qui a été signée par l'élève de cet artiste.
Arthur : L'une de vos
oeuvres fut signée par le maître et une autre par son disciple immédiat qui
reçut, nous pourrions dire, officiellement sa bénédiction. Bien.
Jacques : Je veux tout d'abord te
remercier et te confirmer ce que tu viens de dire en ce qui concerne le maître
et l'élève, il s'agit d'Utamaro. Il est connu qu'il y a un Utamaro et un
Utamaro II dont on ne sait pas très bien faire la différence. Utamaro II, qui
était l'élève de Utamaro lui a succédé et a également épousé sa veuve et il a
continué de signer les œuvres qu'il faisait du nom de Utamaro. Donc mes
félicitations et la dernière question brûlante que j'ai à poser est de savoir,
étant donné que j'ai quatre œuvres signées, lesquelles sont les
bonnes ? Ha ha !
Arthur : Ah mon cher
ami, vous aurez à vous adresser à vos propres experts. (rire) Bien et
donc nous allons terminer ici. Nous vous souhaitons une excellente soirée et
nous souhaitons vous revoir très bientôt mon ami!
Jacques : Toi aussi ! au
revoir !
Gérard : Au revoir Arthur.
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*Il s'agit ici de
la rencontre faite avec Marie-Lou, lors de la session précédente. Celle-ci
était venue plus par curiosité qu'autre chose. Elle n'avait donc pas de
questions préparées et n'avait pas vraiment l'intention d'en poser. Mais sous
l'insistance de l'ami qui l'avait amenée, elle s'est pliée au jeu, un peu à
contre-cœur. Le résultat n'a pas été très satisfaisant pour elle. Par
contre, si Arthur a accepté de se plier au jeu lui aussi, c'est peut-être que
tout cela avait sa place.
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