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Présents
Myriam (Ariel) et Robert
__________________________
Pensée, imagination et temps.
Caractérisation du focus par rapport
à l’essence.
Analogie du prisme.
Approfondissement
du thème de l’illusion de la séparation dans notre vision
dualiste.
__________________________
Arthur :
Bien ! Alors mon ami, je vous salue !
Robert :
Bonjour.
Arthur :
Bien le bonjour, et comment vous portez-vous ?(Rire)
Robert : Je me porte très bien et
en même temps je suis un peu désarçonné parce que
c'est la première fois que je fais une telle expérience alors...
et en même temps je suis très heureux parce que je connais bien
Myriam maintenant et je suis très confiant.
Arthur :
Bien ! Mais laissez-moi vous dire, mon ami, (rire)
que vous êtes quelqu'un, finalement, très habitué à
la communication et nous pourrions dire que celle-ci, n'est-ce pas, n'est pas
vraiment différente de celles auxquelles vous êtes habitué
si ce n'est, bien sûr, qu'un jeu d'apparence, n'est-ce pas ? Et donc nous
espérons grandement que vous établirez cette communication comme
vous le faites avec un bon ami, n'est-ce pas, plutôt qu'un maître
apprenti, nous pourrions dire ! (rire)
Robert :
Ça me fait grand plaisir d'entendre cela et j'espère pouvoir travailler
dans une perspective de meilleure compréhension de ce que je souhaite
approfondir avec vous aujourd'hui.
Arthur :
Ceci devrait effectivement pouvoir se
produire, bien sûr, selon vos choix et selon ce que vous allez
créer, bien sûr.
Robert :
Oui, je suis bien conscient de créer ma propre réalité.
En fait j'en suis conscient et en même temps, pour avoir lu vos
communications, de même que celles d'Elias, de Seth, je suis très
conscient que je crée ma réalité mais en même temps
je réalise que je n'ai pas une entière compréhension de
tous les mécanismes avec lesquels on travaille quand on crée la
réalité.
On la
crée mais à partir du moment où on la crée c'est
comme si elle nous échappait et on a parfois l'impression qu'on
crée des réalités qu'on ne voudrait pas vraiment
créer. Alors c'est un aspect de la question que je veux approfondir avec
vous et à mesure qu'on va avancer on va probablement trouver d'autres
aspects.
Arthur :
ha ha ha! Cette question
de la création est bien sûr peut-être celle qui a le plus
occupé l'esprit humain, si nous pouvons dire ainsi, depuis même
les débuts de son existence, en quelque sorte, puisque vous êtes
tous des créateurs extrêmement puissants, nous pourrions dire,
extrêmement expressifs également ... pour utiliser une imagerie
qui vous est familière, nous pourrions dire que ce n'est pas
l'imagination qui vous manque, bien que vous jugiez cette imagination d'une
bien pauvre façon, bien sûr.
Robert :
L'imagination est de qui ? La création de la réalité ?
Arthur :
Nous pourrions dire que votre imagination est, en quelque sorte, un mode de
création et certainement le mode le plus efficace, surtout lorsque vous
apprenez à jouer avec et à vous faire confiance en regard de ce
mode de création.
Pour
l'instant, pour la grande majorité d'entre vous, l'imagination est un
pauvre produit de votre mental qui ne sait que vous égarer, nous
pourrions dire, dans ces avenues tout à fait irréelles et
irréalistes de la pensée, et qui vous fait perdre votre temps et
peut-être parfois vous amuse... peut-être !
Robert :
Est-ce que la pensée est inutile ? Est-ce que l'on doit comprendre
ça comme ça ?
Arthur :
Dites-moi, mon ami, ce que vous entendez personnellement par pensée ?
Robert :
Eh bien c'est l'aptitude à pouvoir énoncer des idées,
des concepts, des mots, des phrases de façon que l'on pourrait juger
cohérentes, de décrire un peu notre réalité. Mais
je suis un peu intéressé aujourd'hui par cette question qui me
préoccupait dès le départ, en venant vous voir, sur
peut-être faire évoluer cette aptitude à penser, c'est
à dire la faire passer à un autre niveau, peut-être
accéder à des niveaux du supra conscient, du supra mental, de
façon à ce qu'on puisse avoir une meilleure connexion avec
l'imagination dont vous avez dit tout à l'heure qu'elle était
parfois un peu débridée.
Arthur :
Nous n'avons pas dit qu'elle était débridée. Nous avons
dit que parfois vous trouviez qu'elle était débridée. Et
nous pouvons même rajouter que vous la craignez justement, parfois,
à cet effet. Maintenant, nous pourrions dire que d'abord ce que nous
pouvons entendre par processus de pensée ou processus mental est tout
simplement un processus d'interprétations, dans le meilleurs des cas de
traductions, des échanges, des communications se produisant finalement
entre ce que vous percevez comme le monde intérieur et le monde
extérieur, autrement dit votre monde subjectif et votre monde objectif.
Robert :
Donc il y a un écart entre les deux. Ce qui me ramène à
l'imagination, ce que je perçois comme un écart entre
l'imagination et la réalité dite objective, qui est le
résultat de cette imagination, non pas la seule imagination de moi, mais
l'imagination de toute l'humanité qui crée cette
réalité qui se déploie devant nous, autour de nous. Mais
il n'en demeure pas moins qu'il semble y avoir un écart entre le moment
où on imagine quelque chose et le moment où on le voit
projeté à la surface et c'est peut-être dû au fait
que notre attitude à penser est malheureusement imparfaite...
Arthur : Bien. Ce que vous entendez par
écart, vous entendez laps de temps entre le moment où vous
imaginez et le moment où cette imagination se manifeste en
création objective. C'est bien ça ?
Robert :
Oui.
Arthur :
Un laps de temps. Mais ce laps de temps, vous le créez à
l'intérieur même de ce processus d'imagination. Si vous
prêtez attention étroitement à ces moments
spécifiques d'imagination, vous rentrez dedans en quelque sorte ...
comment dirions-nous ... si vous portez étroitement attention à
vous-même...
Robert :
En train d'imaginer ?
Arthur :
Au moment, oui ... des moments spécifiques – parce que nous voulons
souligner que vous êtes continuellement en processus d'imagination, que
vous vous en rendiez compte ou non, vous êtes sans cesse en processus
d'imagination puisque vous utilisez ce mode pour créer votre
réalité ... l'un des modes, bien sûr, parce que
l'imagination n'est pas le seul que vous pouvez utiliser à cette fin.
Mais si
vous entrez plus précisément dans un moment où vous le
faites plus consciemment, que vous portez votre attention étroitement
sur vous-mêmes pendant ce moment, vous allez constater que vous
introduisez presque toujours cet élément du temps dans ce que
vous imaginez et que vous désirez projeter vers le monde extérieur,
vers le monde objectif.
Si par
exemple, vous imaginez un événement, quelle que soit sa nature,
que vous le jugiez positif ou négatif, agréable ou non, peu
importe, vous allez toujours ou presque toujours l'imaginer pour un moment
futur. Vous allez presque toujours incorporer cet élément du
futur dans ce que vous imaginez. Il vous arrive même également
d'incorporer dans cette imagerie (petit rire)
des éléments du passé, puisque vous prêtez existence
à ce passé que vous croyez exister encore.
Robert :
Cela veut dire qu'en
faisant ça, je repousse la réalisation devant moi, plutôt
que de lui permettre de s'incarner dans l'immédiat ? (rire d'Arthur
accompagnant ce propos)
Arthur :
Vous êtes des consciences s'étant posées comme
paramètre de base, en quelque sorte, cet impératif du temps
linéaire, ce qui fait que vous l'incorporez dans tous vos processus et
toutes vos imageries de création et il vous arrive très rarement
de concevoir votre imagerie purement et simplement dans le moment
présent. Ceci se produit très rarement.
Ce qui
fait que, oui, effectivement, vous incorporez à peu près toujours
un délai dans le processus de création et nous pourrions dire que
(rire) étant donnés le
monde et la dimension que vous avez créés pour vous et toute sa
complexité, il vous serait pour l'instant encore très difficile
d'assumer ce que nous pourrions qualifier de création spontanée,
n'est-ce pas. Il vous faut apprendre à placer d'abord, bien sûr,
votre attention dans le présent.
Robert :
Est-ce que je dois comprendre dans le sens où le présent étant
ma création, le présent devient ma création
spontanée à partir du moment où je m'incarne dedans
pleinement ?
Arthur :
Le présent n'est pas votre création. Le présent est ...
donnez-moi quelques instants ... en réalité vous créez
uniquement, évidemment, à partir du présent. Mais à
partir du présent vous créez, entre autres, le passé et le
futur, vous ne créez pas le présent. Le présent ...
comment dirions-nous ... le présent c'est lorsque vous êtes et que
vous êtes conscients que vous êtes, dans votre
entièreté, au moment de cette conscience. Nous saisissez-vous ?
C'est extrêmement difficile à rendre.
Robert :
Je comprends que je suis conscient du présent et quand je m'incarne
dans cette conscience-là dans l'immédiat...
Arthur :
Vous ne pouvez être présents en étant conscients du
présent, parce qu'ainsi vous placez encore une fois ce présent
à l'extérieur de vous ou encore, vous le concevez un peu comme un
but à atteindre, presque à la façon d'un endroit ...
Robert :
C'est ce que j'allais dire !
Arthur :
... à
atteindre et donc vous ne pouvez être au présent de cette
façon. La seule façon où cela vous est possible est de
sentir que vous êtes ici et maintenant, que vous êtes vous...
comment dirions-nous ... sentir la validité de qui vous êtes dans
son entièreté, donc avec ses propres processus de pensées,
ses propres communications émotionnelles, ses propres processus
créatifs...
Robert : Est-ce que je pourrais dire ma spécificité dans le tout ?
Arthur :
Peut-être, peut-être à la condition que vous conceviez que
cette spécificité est une expression du tout et non une
particularité totalement séparée et différente du
tout.
Robert :
Est-ce que par analogie le focus est dans la même situation par rapport
à l'essence ?
Arthur :
C'est-à-dire?
Robert :
Le focus étant une émanation de
l'essence, donc un élément spécifique d'une essence qui,
elle, incarne une plus grande vastitude, si je peux dire...
Arthur :
L'essence, mon ami, est dans un présent perpétuel, puisqu'elle est, et
qu'elle est consciente d'être, pleinement, et cette conscience est en
même temps simultanément la conscience de Tout Ce Qui Est. Comment
dirions-nous ... l'essence ne possède pas cette notion, nous pourrions
dire, ce concept d'être en unité avec le tout puisqu'elle l'est et
qu'elle ne se situe pas, elle-même, dans un...
Robert :
Elle n'a pas un caractère distinct.
Arthur :
Oui, elle possède un caractère distinct, elle possède, en
quelque sorte, la conscience d'être une expression du tout mais
d'être elle-même également le tout.
Robert :
Ce qui n'est pas le cas du focus, qui est, lui,
condamné à sa spécificité...
Arthur :
Mais elle produit cette illusion du focus (rire) pour produire cette
particularité de conscience de se sentir différent, de se sentir
autre chose qu'elle-même, et donc autre chose que Tout Ce Qui Est. Ce qui
bien sûr est en apparence un paradoxe et totalement illusoire.
Le focus est l'essence, il n'est pas un produit qui se
séparerait à un moment de son évolution, de sa
création, de cette essence et qui évoluerait sur des avenues
totalement différentes et départies, finalement, de cette
essence. Le focus est l'essence mais nous pouvons
également dire que le focus est l'illusion de
ne pas être l'essence et ainsi d'être différent,
d'être une entité finalement différente de l'essence.
Robert :
Est-ce que le focus peut arriver à
réintégrer l'essence, parce que en fait cette illusion-là,
au départ consiste à se sentir le plus séparé
possible pour finalement en venir à croire à l'illusion que nous
sommes distincts. Mais est-ce que le focus peut par
une démarche, combattre cette illusion-là ou la neutraliser, ou
l'éliminer pour revenir dans un état de conscience où il
pourrait à la fois accroître sa conception de l'essence, de
devenir davantage conscient des autres focus, qui
sont émanés de cette essence-là, tout en conservant, si je
peux dire, son caractère distinct.
Arthur :
Mon cher ami, tout le processus que vous décrivez maintenant est un
processus se produisant essentiellement dans un cadre de dualité. Si le focus combat quoi que ce soit, s'il tente
d'éliminer, ou encore de nier, peu importe, il continue à se
positionner lui-même dans une position dualiste et il perpétue
ainsi la dynamique qui préside finalement à son existence de focus et qui maintient cet état de vis-à-vis
avec l'essence. Donc de cette façon il lui est impossible d'arriver
à une conscience claire de cette essence et à plus forte raison
d'opérer un processus d'intégration, quel qu'il soit.
Bien,
maintenant le focus ne peut pas intégrer
l'essence, le focus est l'essence, pleinement,
totalement, le focus est l'essence. Le focus, si vous portez attention à ce mot même,
à cette notion de focalisation, vous réaliserez tout de suite que
ce que vous percevez comme étant votre incarnation personnelle ou votre
personnalité...
Robert :
mon caractère distinct...
Arthur :
Votre caractère distinct, votre particularité de conscience est en
fait, en réalité, une expression extrêmement
focalisée de l'essence et donc par le fait même ne peut être
séparé ou différent de cette essence.
Robert :
Nous y sommes déjà ?
Arthur :
Vous êtes une expression, tout simplement, de cette essence, vous
êtes une expression de la vision, nous pourrions dire aussi, de
l'essence, vous êtes une expression du champ de conscience de l'essence
extrêmement focalisée, de sorte que l'essence arrive à la
capacité, en quelque sorte, d'opérer ou en tout cas, a l'illusion
de n'opérer que sur cette dimension dans laquelle elle a projeté,
en quelque sorte, son faisceau d'attention.
Imaginez
que l'attention de l'essence serait comme un rayon, finalement, comme un rayon
lumineux, mettons, qui serait projeté dans une direction x et à
la station la plus concentrée possible et donc la plus étroite
possible, un peu à la façon du rayonnement laser, finalement. Imaginez
que ce rayonnement soit tellement concentré qu'il ne pourrait illuminer,
si nous pouvons le dire ainsi, quoi que ce soit de l'environnement où il
se produit.
En
continuant cette analogie, nous pourrions dire que le focus,
ce que nous appelons ici le focus, serait ce point de
contact très spécifique du rayon laser avec l'objet qu'il
rencontre et la lumière tout à fait particulière et
également circonscrite à ce point de rencontre, circonscrite
même de façon extrêmement étroite à ce point
de rencontre et que, ce faisant, ce serait comme s'il ne donnait, en quelque
sorte, réalité qu'à ce point de rencontre.
Par
contre l'opérateur du rayon laser, bien sûr, sait pertinemment que
la réalité de tout ce phénomène est extrêmement
plus vaste, comporte beaucoup de ... ce que nous pourrions appeler des couches
perceptuelles, oui nous savons, ça n'existe pas dans vos langues – nous
inventons cette notion – il est conscient des différentes couches
conceptuelles et perceptuelles rendant possibles ce minuscule point de contact
du rayon avec l'objet sur lequel il est dirigé.
Vous
pourriez continuer de cette façon, bien sûr, (petit rire) et aller au-delà de l'opérateur de tout cet
appareillage, dans un complexe qui l'englobe et qui comporte donc encore plus
de couches dimensionnelles, finalement, et ceci à l'infini. Bien
sûr tout ceci en tenant compte, dans cette analogie, du fait que nous
devions placer cette analogie dans un contexte d'espace-temps,
évidemment.
Robert :
Ce qui veut dire que pour le focus, la seule option
de pouvoir accéder à la conscience de l'essence, est de
réintégrer l'essence, donc le grain de sel se dissout dans
l'océan.
Arthur :
Nous pourrions dire... nous pourrions en fait utiliser l'une de vos images de vos
déplacements et vous dire qu'il vous faut en quelque sorte opérer
un demi-tour (rire des deux). Vous
êtes une projection ou encore vous vous percevez finalement à des
niveaux à peine subliminaux comme étant vous-mêmes une
projection de l'essence, comme si vous étiez totalement propulsés
dans vos dimensions par l'essence.
Donc,
d'une certaine façon, vous possédez cette imagerie d'être
continuellement en processus d'éloignement de cette essence et de perte
de contact, finalement. Vous illustrez, entre autres, fort joliment cette
perception que vous avez de vous-mêmes en rapport avec votre essence par
votre théorie du big bang original, (petit rire d'Arthur de son lapsus) originel,
original aussi...
Vous
vous percevez donc comme étant, par un quelconque processus, produits
dans les marmites bouillonnantes de l'essence et extraits de ces marmites de
création et projetés vers l'extérieur vers ce que vous
concevez comme étant le monde objectif et en processus perpétuel
d'éloignement de cette essence. (beaucoup d'amusement en disant ce qui précède)
Robert :
Comment le focus est-il créé par l'essence
?
Arthur :
Il n'est pas créé par l'essence ! C'est comme si vous disiez que vous observez
un objet, vous observez votre main et que vous créez le regard qui observe
cette main, que vous créez l'attention qui est dirigée vers cette
main. Cette attention est vous, vous ne créez pas votre attention, cette
attention est vous, elle est votre conscience dirigée vers l'objet
choisi.
Cet
objet choisi, s'il se situe à l'extérieur de vous, dans ce que
vous concevez comme le monde objectif, si votre attention est dirigée de
cette façon, vous perpétuez ce sentiment, cette illusion
d'être créés par l'essence et d'être projetés
vers le monde objectif par l'essence.
Robert :
Alors vous dites qu'il faut faire un demi-tour ?
Arthur :
Si vous faites le demi-tour, c'est-à-dire, si vous amenez votre
attention à revenir vers vous, vers votre monde subjectif, vers vos
propres processus de création par le biais de votre imagination, entre
autres, vous revenez vers la conscience, votre conscience, non pas que vous
êtes un produit de l'essence, mais vous êtes l'essence. Vous
êtes totalement, de façon parfaitement valide, votre essence. Il
ne peut en être autrement, c'est impossible qu'il en soit autrement.
De la
même façon que votre processus d'attention vers un objet du monde
objectif est finalement vous en projection, en quelque sorte, dans ce monde
objectif, de la même façon vous-mêmes vous êtes une
projection de votre essence, une projection de la conscience, une projection de
l'attention de cette essence.
Robert : Il y a une création qui
se déploie devant nous, qu'elle soit en nous, ou à
l'extérieur de nous, avec illusion,
mais il n'en demeure pas moins que je perçois cette création-là
qui est constituée d'animaux, de végétaux,
d'édifices, de corps stellaires, de toutes sortes de choses ...
Arthur :
Votre monde objectif, finalement !
Robert :
Voilà ! Et il semble y avoir des processus de création qui sont à
l'oeuvre qui m'apparaissent très intéressants à mieux
comprendre, à mieux cerner, par exemple le processus qui fait qu'on
crée des animaux, une lignée d'animaux par exemple, ou le
processus qui fait qu'on crée des êtres humains, on le
connaît bien celui-là, un à un. Mais il n'en demeure pas
moins qu'il y en a comme des moules ou des plans. Des plans semences ...
Alors
si je prends la semence d'un arbre, un pin, ça va toujours donner un
pin, avec quelques variantes, bien sûr, d'un arbre à l'autre, mais
ça sera toujours un pin. Une semence de pin ne deviendra pas un
éléphant, etc. Elle va garder sa spécificité. Ce
que j'aime et ce que je veux mieux approfondir est comment ce processus de
création s'enclenche ?
Seth
disait que le processus de création entre le niveau un et le deux, entre
le monde objectif et le monde subliminal, si je peux dire, est constant. La
création n'a pas commencé au Big Bang,
j'aimais bien son idée ... la création est toujours en train de
se déployer, toujours en train d'arriver.
Mais en
même temps, du point de vue du focus, on a un
peu l'impression que beaucoup d'aspects de la création nous
échappent. Non pas que je ne l'accepte pas, mais en même temps
c'est comme un désir de mieux le comprendre, de pouvoir mieux
manœuvrer à l'intérieur de ce processus de création.
Est-ce qu'il y a des zones de connaissance auxquelles on peut accéder ?
Arthur :
Bien. Nous pourrions vous dire que, en soi, étant vous-mêmes
l'essence et que en tant qu'essence étant le Tout, vous avez
accès à tous les niveaux de connaissance. Mais vous avez
créé ces dimensions à partir d'impératifs
spécifiques, vous avez basé ces dimensions sur des
impératifs bien spécifiques et conditionné l'existence de
ces dimensions sur ces données qui sont les systèmes de
croyances.
Donc
pour expérimenter sur ces dimensions, vous devez tenir compte à
tout instant de ce tissu constitué par les systèmes de croyances
et finalement qui constitue la trame de vos dimensions mêmes. Donc du
fait que vous êtes positionnés de la sorte à
l'intérieur de cet ensemble conceptuel que sont les systèmes de
croyances, vous ne pouvez accéder directement à la
compréhension de ces processus. Nous pourrions dire également que
...
Robert :
Donc j'ai un accès à tout, mais c'est un accès
théorique. J'ai comme ...
Arthur :
Non ! Vous pouvez avoir un accès réel, nous pourrions dire,
à toute la connaissance, et ceci à tout moment à la
condition de cesser de jouer à ce jeu du focus
versus l'essence. Par le biais de votre conscience essentielle, vous avez
accès à toute la connaissance. Par le biais de votre conscience
focale vous avez accès au bassin de connaissances filtrées et
limitées par les systèmes de croyances.
En tant
que consciences focales, vous ne pouvez faire autrement que de comprendre les
choses qu'à travers ce tissu de systèmes de croyances, ce que
nous avons qualifié, nous et bien d'autres, du voile. Et en tant que
consciences focales vous ne pouvez finalement écarter ce voile, puisque
l'identité même de la conscience focale se maintient par
l'existence, même si elle est illusoire, de ce voile. Donc...
Robert :
Ce qui veut dire que le croyant n'ira jamais au ciel s'il continue à
affirmer Dieu.
Arthur :
Le croyant ira au ciel ou en enfer, puisqu'il croit au ciel ou à
l'enfer, et le croyant pourra également rencontrer Dieu, puisqu'il croit
qu'il y a un Dieu. Ce sera son Ciel ou son Enfer et il rencontrera son Dieu qui
finalement, bien sûr, sera lui-même dans sa dimension la plus
vaste, nous pourrions dire.
Robert :
Donc, si je comprends bien, le focus perpétue
le voile en continuant à s'affirmer focus face
à l'essence.
Arthur :
En perpétuant sa conscience de la dualité, mais comme la
dualité n'existe pas, ce que le focus fait,
c'est de perpétuer une illusion, une histoire qu'il se raconte à
lui-même, qu'il se crée pour lui-même. C'est par le maintien
de la dualité que le focus maintient sa
séparation de l'essence, en fait son sentiment d'être
différent de l'essence.
Robert :
C'est un jeu de prismes, essentiellement.
Arthur :
De quelle façon, mon ami, vous l'entendez?
Robert : Ben un prisme décompose
la lumière, alors le focus, pour
réduire ou atténuer le voile, ou l'éliminer
peut-être mieux se concevoir comme un prisme qui spécialise
certains rayons de lumière.
Arthur : Bien, nous pourrions dire en
fait, pour utiliser cette analogie du prisme, que l'essence serait le prisme,
en quelque sorte, serait le mécanisme qui projetterait ou diffracterait le rayon
lumineux sous plusieurs longueurs d'ondes différentes qui vous
donneraient donc différentes couleurs au moment du contact avec les
objets. Chacune de ces couleurs serait un focus et
nous pourrions dire que le prisme lui-même serait la conscience de
l'essence.
Maintenant
cette analogie est encore une fois boiteuse puisqu'elle sous-entend une différence
et une séparation d'avec le Grand Tout, d'une certaine façon.
Mais vous pourriez en très grande partie faire disparaître cette
différence si vous pouviez concevoir que le prisme lui-même
produit cette lumière qui sera diffractée par les
différentes facettes projetées et produisant des couleurs
différentes, donc des focus différents.
Le prisme, dans notre analogie, serait la lumière elle-même et ce
qui perçoit la lumière et la décompose dans les
différents rayons.
Robert :
Vous avez dit ailleurs que le focus ne se
réincarne pas à proprement dit. Comme nous sommes dans une
dimension, dans un processus de naissance, de développement, de
croissance, finalement de disparition, en apparence tout au moins, au moment de
la disparition est-ce qu'on réintègre l'essence avec une
mémoire claire ou approximative de ce que nous avons été,
ou est-ce qu'on réintègre l'essence ? Je sais que je fonctionne
encore un peu dans cette dualité essence/focus,
mais vous avez vous-même abordé dans d'autres occasions cette question
des réincarnations et des mémoires.
Arthur :
Bien, si nous avons dit qu'un focus ne se
réincarne pas, c'est tout simplement dans ce sens que vous
personnellement, en tant que personnalité propre, Monsieur X et notre
amie ici Madame Y, (rire) ne retrouverez
pas finalement une autre situation, une autre position lorsque vous aurez
opéré la transition et fait le passage. Bien, donc dans ce sens,
un focus ne peut se réincarner. (Rire) Bien.
Par
contre, le rayon de conscience émis par l'essence et donnant le focus que vous êtes actuellement produit
simultanément plusieurs autres focus et donc,
dans ce sens, nous pourrions dire que vous possédez plusieurs
incarnations mais nous ne pouvons pas dire que vous vous ré-incarnez.
Robert :
C'est dans ce sens que vous dites que je suis l'essence?
Arthur :
Non! C'est dans le sens simplement que
vous êtes l'essence, c'est tout ! Chacun des focus
est l'essence ! Vous ne pouvez concevoir un rayon de votre astre solaire
indépendant de cet astre, ce rayon est cet astre également. Vous
ne pouvez concevoir l'émanation lumineuse qu'émet le prisme
lorsqu'il reçoit un rayon indépendamment du prisme. Ce rayon
lui-même fait partie de l'ensemble de la réalité du prisme,
mais le prisme fait aussi partie de l'ensemble de la réalité du
rayon. Ils sont une seule et même réalité,
comprenez-vous ?
Robert :
Oui.
Arthur :
Donc, le focus et l'essence sont une seule et
même réalité, ils ne sont pas deux réalités
différentes et séparées, ceci est un non-sens.
Robert :
Comme le système solaire est un tout, la terre n'a pas de sens sans le
soleil et..
Arthur :
La terre pourrait avoir un sens sans le soleil, oui sans le soleil, et sans
le système solaire, vous avez même dans votre science-fiction des
scénarios où votre planète est propulsée dans
l'espace et grâce à votre science et tout vous arrivez à
survivre quand même, etc etc...
Mais vous ne pouvez concevoir la flaque de soleil que vous avez sur le plancher
sans votre luminaire qu'est le soleil.
Robert :
C'est un tout.
Arthur :
C'est un tout. Donc vous ne pouvez concevoir le focus
sans l'essence, séparé de l'essence, différent de
l'essence ! Il n'y a pas deux réalités ici, il n'y a qu'une
réalité, et à l'intérieur de cette
réalité, deux expressions nous pourrions dire, différentes
d'une même réalité; de la même façon que vous pourriez,
vous, exprimer la réalité du parent et exprimer la
réalité de l'amant. Vous avez sensiblement deux
réalités, mais c'est le même vous qui exprimez ces deux
situations.
Vous
créez ainsi deux focalisations différentes. Vous ne vous adressez
pas de la même façon à votre enfant, bien sûr,
qu'à votre partenaire. Donc vous créez deux focalisations
différentes. Vous pourriez concevoir le focus,
ce que nous avons appelé le focus,
comme étant de la même façon l'attention de l'essence dans
une direction donnée, de cette même façon. Donc vous ne
pouvez séparer les deux, ni les opposer, ni les différencier.
Saisissez-vous ?
Robert :
Oui, je pense que je saisis. J'ai une conception qui émane de cette
conversation qui me permet de prendre conscience un peu mieux, même si je
pense qu'elle était déjà installée de cette
conscience de l'unité, tout en étant conscient du point de vue
spécifique que j'incarne, je pense qu'on peut arriver à faire un
tout avec ça sans qu'il y ait nécessairement de conflit
intérieur ...
C'est
peut-être pour cela qu'on est ici aujourd'hui, que beaucoup de personnes
viennent consulter ... c'est cette perception du conflit intérieur
générée par le voile qui fait qu'en même temps on
veut conserver notre caractère distinct et en même temps nous
avons une nostalgie de la source qu'on voudrait bien
réintégrer.... donc je pense qu'on cherche tous, finalement,
à retrouver une espèce de paix intérieure et parfois on a
l'impression que le focus a pour destin de
créer l'illusion.
Arthur :
Alors qu'en réalité le focus exprime
tout simplement cette illusion, en quelque sorte, et ... bien ! Ce que nous
pourrions vous dire ici est que du fait que vous avez créé cette
situation de dualité entre ce que vous percevez comme étant
vous-mêmes et l'essence, que vous avez entre autres exprimé par
votre création des notions de Dieu, quelles qu'elles soient, et
d'instances supérieures, quelles qu'elles soient aussi, vous avez de la
sorte créé un sentiment ... comment dirions-nous ... ce que nous
pourrions exprimer comme étant un sentiment de validité
restreinte, en tant que focus. Le sentiment que la
validité de l'existence du focus est
conditionnelle à la validation de l'instance supérieure, peu
importe laquelle.
Robert :
De l'essence ?
Arthur :
Peu importe. Jusqu'à maintenant vous avez utilisé l'imagerie des
divinités pour opérer ce processus. Et donc ainsi, puisque vous
sentez profondément que votre existence n'est peut-être pas valide
en soi mais qu'elle doit sans cesse être validée par une instance
supérieure ET extérieure à vous ET différente de
vous...
Robert :
C'est ce qui perpétue l'illusion !
Arthur :
Vous créez ce sentiment vous-mêmes de ne pas posséder, nous
pourrions dire, une grande valeur à vos propres yeux ni aux yeux de
cette déité, de ne pas constituer vous-mêmes une
expérience ou une existence possédant sa pleine raison
d'être…
Robert : Sa pleine valeur …
Arthur :
... sa pleine valeur, et donc dans
toutes vos tentatives de création, dans vos visions de vous-mêmes,
vous vous positionnez sans cesse comme étant des êtres de valeur
très conditionnelle et très précaire...
Robert :
Ce qui n'est pas le cas.
Arthur :
Ce qui ne peut être le cas, puisque vous êtes l'essence.
Robert :
Je vois.
Arthur :
Et que vous êtes également, nous pourrions dire, des aspects de
la conscience en tant qu'essences, en tant qu'essences focalisées, vous
êtes des aspects extrêmement puissants de la conscience, des
projections extrêmement puissantes de la conscience et que vous
possédez une entière validité en soi, puisque vous
êtes la conscience.
Robert :
Il me reste quelques minutes sur ma cassette. Je voulais simplement vous
remercier d'avoir apporté ces lumières sur le rapport, une
meilleure compréhension de ce qu'on appelle focus
d'essence bien que les mots soient peut-être limités, mais...
Arthur :
Toujours limités, mon ami, toujours limités ! (rire)
Robert :
Je termine sur un point en parlant des mots, sur une préoccupation que
j'avais au départ, sur le mental ... est-ce que l'essence est un
réservoir de mental en soi, parce que vous vous exprimez à moi
à travers un mental, à travers des mots, à travers une
pensée, peut-être plus que ça bien sûr, mais est-ce
que vous percevez la difficulté de communiquer certains concepts ? Vous
avez accès au niveau de l'essence ...
je suis encore moi-même dans cette dualité, c'est pas
facile d'en sortir ! (rire des deux)
Arthur : Non ! Nous vous comprenons
très bien ! Maintenant...
bien ! Il est possible ici que vous confondiez pensée et
conscience et que c'est à cette confusion... peut-être vous
identifiez le processus de pensée comme étant un processus
essentiel peut-être de compréhension et de communication.
Le
processus de pensée n'est qu'un des modes d'interprétation, de
traduction des mouvements de la conscience lorsque ces mouvements
s'opèrent sur vos plans. Nous pourrions vous dire que ces processus ...
comment dirions-nous ... nous pourrions décrire le mental comme
étant simplement un interface entre les plans de l'essence et les plans
manifestés des dimensions dans lesquelles vous opérez, et son but,
qui bien sûr est très important dans le cadre de
l'expérience que vous faites sur ces dimensions, est de transcrire en
quelque sorte ce qui vous vient des niveaux essentiels de ce que vous
êtes...
Robert :
Eh bien on est rendus à la fin de la cassette.
Arthur :
Bien ! Et donc si je comprends bien nous mettons fin à notre entretien
maintenant (rire) Bien, nous
espérons cependant pouvoir nous retrouver en votre compagnie très
bientôt, nous sommes fort heureux de pouvoir débattre de ces
quelques points de cette façon avec vous et ainsi, puisque nous vous
souhaitons tout simplement un au revoir et non un adieu, nous sommes persuadés
que nous allons vous retrouver, mon ami !
Robert :
C'est également un plaisir pour moi, merci beaucoup.
Arthur : Bien. Au revoir !
Robert : Au revoir.
Note : Presque tous
les 'nous pourrions dire', 'en quelque sorte', 'si vous voulez', etc., qui
foisonnent dans le discours d'Arthur ont été enlevés du
texte afin d'en faciliter la lecture. Nous conservons néanmoins le texte
original pour les puristes.
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