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Présents Myriam (Ariel) Jacques (Mojaven)
et Louise
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Les arrêts entre les phases respiratoires sont les moments
privilégiés pendant lesquels nous pouvons entrer en
nous-mêmes et prendre conscience de nos choix.
Ce qu’est le lâcher prise.
Comment discerner nos croyances, nos vérités.
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Arthur : Bien
je constate que nous sommes toujours au rendez-vous, nous en sommes ravis.
Jacques : Bonjour Arthur.
Arthur : Bonsoir et bonjour mes amis. Vous avez des situations temporelles fort
intéressantes maintenant avec votre aventure Internet n'est-ce pas? Alors quels seront les sujets que nous
aborderons ce jour d'aujourd'hui?
Louise : Qui veut commencer est-ce que c'est toi ou moi Jacques? …… Allo? Est-ce que tu veux commencer ou si…..
Jacques : Oui, je te laisse la parole. Tu as beaucoup de questions?
Louise : Oui. Vous avez dit que le moment clé de notre processus de création se situe dans l'intervalle entre l'inspiration et l'expiration. J'ai vu ça en quelque part. Pouvez-vous développer de façon concrète comment nous pouvons améliorer notre mode de création à partir de cette connaissance?
Arthur : Eh bien ma chère, nous pourrions dire que le moment qui se situe entre l'inspiration et l'expiration est un moment d'arrêt. Si vous vous reportez en quelque sorte à votre processus de respiration, surtout lorsque vous pratiquez ce que vous appelez la respiration consciente, vous expérimentez une période que nous pourrions qualifier de suspension entre l'inspiration et l'expiration. Inversement entre l’expiration et l’inspiration. Dans ce moment où les processus sont en quelque sorte suspendus, vous avez pour ainsi dire le contact avec toutes les potentialités. Le processus de votre respiration illustre à merveille le processus plus général, si vous voulez, de vos rythmes créatifs. Vous pouvez toujours vous reporter à tous vos processus, ce que vous-même qualifiez de processus vitaux, pour comprendre ce que nous pourrions appeler le fonctionnement de votre esprit en tenant bien compte que votre esprit n'est pas votre intellect et que nous ne parlons pas maintenant de vos processus de pensée mais plutôt ce que vous êtes globalement. Donc, lorsque vous vous permettez d'expérimenter des moments d'arrêts similaires à ce qui se produit entre l’inspiration et l’expiration, ces moments de suspension de vos processus de pensée, vous vous placez en situation d'être beaucoup plus conscients des potentialités que vous avez devant vous à chaque instant concernant chacun des choix devant lesquels vous vous placez. Étant beaucoup plus conscients de ces potentialités, et bien sûr de ces choix, vous obtenez ainsi une bien plus grande liberté. Ceci vous permet de créer consciemment et sans efforts dans le sens, dans la direction que vous désirez créer. Il y a plusieurs modes que vous pouvez adopter pour vous aider à amener votre attention vers vous-mêmes de telle sorte que vous obtenez ainsi une plus grande conscience de vos propres processus en quelque sorte, mais il n'y a qu'une seule recette pour obtenir cette conscience de vos processus créatifs, et donc par le fait même la maîtrise de vos processus et c'est de ramener votre attention sur vous-mêmes, d'augmenter finalement votre conscience de vous-mêmes, de vos désirs, de vos choix, de vos actions etc. Bien.
Jacques : Je peux poser une question concernant ce que tu viens de dire?
Arthur : Bien sûr mon ami, bien sûr.
Jacques : En quoi le fait que je sois en processus d'inspiration ou d'expiration, ou que je sois entre les deux, provoque le fait que en quelque sorte ma conscience soit élargie à ce moment-là? C’est ça que tu veux dire?
Arthur : Ce que nous voulons exprimer par cet exemple
ou particulièrement par cette situation que vous pouvez tous utiliser
comme méthode est le fait que lorsque vous êtes dans l’inspiration
et l’expiration vous êtes en action.
Lorsque vous vous arrêtez entre les deux vous êtes dans ce
moment qui n'est plus le passé et qui n'est pas encore le futur, qui est
pur présent. Vous n'êtes pour
ainsi dire pas dans l'action et dans ce pur présent vous pouvez
être beaucoup plus facilement conscients de vos potentialités, de
vos choix.
Jacques : Tu proposes là un exercice?
Arthur : Un exercice qui est connu depuis le début des âges et que nous vous proposons d'expérimenter. Ici nous nous en servons comme exemple. Pour continuer l'analogie, lorsque vous êtes dans l’inspiration, donc en action, c'est l'équivalent du moment où vous rassemblez les événements, les matériaux qui vous permettent votre création. Lorsque vous êtes dans l'arrêt entre les deux, vous concevez votre création en quelque sorte, vous déterminez ce que vous ferez avec les matériaux et lorsque vous êtes dans l’expiration vous actualisez votre création. Dans l'arrêt suivant, vous suspendez tous les processus, votre création étant en quelque sorte terminée, ici c'est bien sûr encore une image, vous suspendez les processus et vous vous permettez d'explorer ce qui vous est possible, quels seraient les matériaux à votre disposition et de nouveau survient l’inspiration où vous rassemblez encore une fois ces matériaux et le processus continue. Bien sûr vos créations se produisent sur des rythmes beaucoup plus longs en général mais selon le même modèle que votre rythme respiratoire. Est-ce que vous avez saisi mon cher ami?
Jacques : Oui J'ai saisi, j’ai saisi cette espèce de cycle que tu décris…
Louise : Mais comment on fait pour le mettre en application ça c'est moins clair.
Jacques : J'ai pratiqué des exercices respiratoires de yoga qui proposent ce genre de chose
c'est-à-dire un arrêt surtout après l’inspiration, où on reste avec tout l’air dans les poumons et ensuite on expiration lentement et puis on arrête également lorsqu’on n’a plus rien dans les poumons et on reste un certain temps comme ça. Mais aucune explication n’a été donnée sur la signification de ces arrêts, sinon qu’ils permettaient de remplir l’aura d’énergie.
Arthur : Voilà vous avez ici un des exemples. Maintenant, nous utilisons cette analogie tout simplement pour vous faire saisir que ce que nous appelons les moments de conscience, les moments où il vous est plus facile en quelque sorte de prendre conscience de ce que vous êtes, de ce que vous faites, de vos choix etc. sont ces moments d'arrêt dans l'action, avant ou après, vos moments d'arrêt et de retour sur soi sont, en termes d'entraînement, des moments privilégiés où vous pouvez augmenter votre conscience de vous-mêmes parce que ces moments vous permettent de revenir à vous-mêmes. Lorsque vous êtes en action, le plus gros de votre attention se dirige vers le monde extérieur. Vous avez très peu de vos processus d'attention qui sont dirigés vers vous et donc il est très difficile pour vous d'être conscients de ce que vous faites, de comment vous le faites et pourquoi vous le faites. Donc, pour commencer, il est beaucoup plus facile pour vous de vous arrêter, de vous observer, ramener votre attention à vous-mêmes, observer ce que vous êtes en train de faire, comment vous êtes en train de le faire, observer le type d'action précis dans lequel vous êtes sans bien sûr mettre de jugement sur ce que vous faites, nous le répétons et ceci est très important. Est-ce que vous saisissez cette différence d'attention entre les moments où vous êtes en action?
Il y a eu coupure d'avec Jacques.
Le son avait été jusqu'à date très faible.
Jacques : Voilà!
Arthur : Alors mon ami, nous vous avions perdu!
Jacques : Là on se retrouve de façon bien meilleure.
Arthur : Oui effectivement, nous vous entendons
beaucoup mieux. Alors nous vous
demandions, mon ami, est-ce que vous saisissez la différence entre le
type d'attention lorsque vous êtes en action et le type d'attention
possible lorsque vous êtes à l’arrêt?
Jacques : Je le saisis intellectuellement.
Arthur : Voilà pourquoi nous vous
suggérons d'expérimenter concrètement avec votre
respiration autant que de porter attention lorsque vous êtes en action,
peu importe le type, que vous marchiez sur la rue, que vous fassiez vos
tâches domestiques, que vous soyez à votre travail, peu importe le
type d'action. Nous pouvons vous suggérer peut-être justement un
exercice qui serait de vous arrêter aussi souvent que vous pouvez le
faire, lorsque ça vous est possible, de vous arrêter au moment
où vous êtes en action, en pleine action, et d'observer comment
vous vous sentez, quels sont les différents messages que vous recevez de
vous-mêmes, de vos émotions, de vos pensées, de votre
corps, votre ressenti, et reprenez votre action. Nous vous suggérons de le faire
à répétition et de vous entraîner ainsi à
ramener votre attention sur vous-mêmes et nous vous prédisons que
ce qui sera le plus difficile pour vous dans cet exercice sera de vous rappeler
de le faire, car lorsque vous êtes engagés dans une action, votre
attention est tellement portée vers l'extérieur que vous oubliez
même que vous êtes là vous-mêmes en quelque sorte. Donc il vous faut d'abord vous entraîner
à vous souvenir de vous arrêter lorsque vous êtes dans
l'action et ensuite, lors de ces arrêts, d'observer le plus attentivement
possible dans quel état vous êtes et quels sont les messages que
vous recevez de vous-mêmes. Nous
avez-vous saisi?
Jacques : Oui, j'ai très bien saisi. C'est ça qui s'appelle porter mon attention à moi-même.
Arthur : Bien sûr.
Jacques : C’est ça. Être attentif à ce qui se passe à l'intérieur de moi aussi bien au niveau des pensées, des émotions que des sensations corporelles.
Arthur : A tous les niveaux.
Louise : Ça je le suis de plus en plus et de plus en plus consciente des moindre pensées, des moindres petits flashs qui passent, des moindres petites sensations parce que j'essaie d'être toujours ici et dans l'instant présent. J'ai essayé de faire l’inspiration/expiration pour faire des créations, ne serait-ce que pour essayer d'améliorer les conditions de mon corps. Ça a l'air de marcher, mais tellement peu que je ne trouve pas ça aussi efficace que ça. Pour l'instant il doit y avoir quelque chose qui ne fonctionne pas bien.
Arthur : (rire) Ma chère peut-être que vous êtes un tantinet impatiente!
Louise : Oui, mais si notre corps se fait à chaque seconde, si toutes nos créations se font à chaque seconde, en principe ça ne devrait pas être si long que ça!
Arthur : Bien.
Excellente question. Effectivement vous créez votre corps en
continuité mais vous tenez
rarement compte, lorsque vous tentez d'opérer consciemment votre
processus de création, du fait que celui-ci est totalement conditionnel
à vos systèmes de croyances, et l'une des croyances les plus profondément ancrées en vous au
point qu'elle revêt un aspect de vérité absolue, est votre
croyance dans le temps linéaire.
Même si intellectuellement
vous admettez le fait que le temps
linéaire n'existe pas, nous dirions que tout votre être croit
à l'existence du temps linéaire.
Votre perception, qui est la clé maîtresse de vos processus
de création, vous dit que les choses se déroulent l'une
après l'autre, du passé vers le futur. Vous le concevez ainsi, à chaque
instant, à chaque mini-seconde vous le
percevez ainsi. Il vous est
extrêmement difficile de cesser de valider en quelque sorte, par le moyen
de vos perceptions ainsi que de vos expériences, cette croyance dans le
temps linéaire et c'est la raison pour laquelle, lorsque vous tentez de
créer différemment, d'actualiser des choix différents, que
ce soit en regard de votre corps ou de n'importe quel autre domaine, vous le
faites dans le sens et en tenant compte
du temps linéaire. Et c'est la raison pour laquelle nous vous
disons souvent que vos pensées n'ont pas d'incidence sur vos processus
créatifs, vos pensées vous
servent à traduire l'action dans laquelle vous êtes, ce que vous
êtes en train de créer, etc. mais d'une certaine façon
constituent également un piège, puisque vous leur accordez un
certain pouvoir de création.
Est-ce que ceci est plus clair, mon amie?
Louise : Si on ne peut pas utiliser nos pensées comme processus de création, qu'est-ce qu'on peut utiliser d'autre? Parce que c'est à peu près la seule chose qu'on connaisse, ça et l'imagination.
Arthur : Vos pensées et votre imagination ne sont pas la même chose. Encore une fois, vos pensées servent à traduire ce que vous contactez lorsque vous imaginez. Lorsque vous imaginez, vous êtes en plein processus créatif et il est très important et très précieux pour vous de protéger et même développer cette capacité que vous avez de l'imagination. Nous pourrions dire que vous créez avec tout votre être, toujours, à tout moment, et pour devenir conscients il vous faut porter attention à tous les messages donnés par votre être et donc vos pensées sont une partie de ces messages, vos émotions sont une autre partie de ce message. Ce que votre corps vous envoie comme signaux sont également des messages que vous recevez, ceci pour n'en nommer que quelques uns. Vous pouvez également développer une plus grande attention aux messages que vous qualifiez de télépathiques etc. Vous créez avec tout ce que vous êtes. Il n'y a pas un aspect de vous seulement qui soit créateur. Tout ce que nous venons de nommer vous sert de transmetteur d'informations, et la seule façon pour vous de devenir vraiment maîtres de vos créations est de vous situer le plus totalement possible dans le présent, et conscients de ce présent, de ce que vous êtes dans ce présent. Et vous êtes différemment dans chacun de vos présents. Ce qui fait que la prise de conscience que vous faites dans un moment présent déterminé ne sera pas faite une fois pour toutes, définitivement; il vous faudra la réactualiser et à chaque fois que vous la réactualiserez, vous découvrirez un aspect différent du processus qu'elle couvre . Bien.
Louise : Oui c'est vrai je l'avais remarqué ça aussi. J'ai remarqué autre chose aussi. Admettons que peu importe ce qu'une personne veut avoir, elle le désire, fait des choses de façon à l'obtenir mais souvent pour que le processus de création s'opère, il faut que la personne en arrive à lâcher prise, ce qui veut dire à ne plus le vouloir, à focusser sur autre chose. C'est alors comme si ce après quoi elle a couru s'en vient vers elle. Est-ce que c'est toujours nécessaire? Comme si le lâcher prise était la clé pour obtenir ce qu'on veut avoir.
Arthur : Bien,
Nous pourrions vous dire que ce que vous appelez le lâcher prise concerne
cette attitude, ce moment où vous revenez justement à
vous-mêmes, vous choisissez de cesser de tenir compte des
éléments qui vous viennent du monde extérieur, par exemple
des choix opérés par les autres individus ou par votre
société, les options qui plus ou moins vous semblent imposées
par le monde extérieur; vous
ramenez à vous-mêmes votre intention et votre attention. Nous
pourrions ici donner l'exemple de
l'individu qui désire arrêter cette pratique que vous avez avec la
cigarette (rires d'Arthur) et vous avez ici une situation
extrêmement chargée socialement d'un grand nombre de croyances et bien
sûr, individuellement, vous validez pour vous-mêmes un grand nombre
de ces croyances. Lorsque cet individu
se met en position de choisir de cesser cette pratique, il doit bien sûr le
faire pour lui-même parce que lui-même en a le désir, parce
que lui-même y trouve son
bénéfice. S'il tente de le
faire suite aux pressions venant du monde extérieur, il y a les plus
fortes chances que ça ne réussisse pas, parce que cet individu ne
mobilise pas tout son être et ses ressources personnelles pour amener
à réalisation cette création.
Le lâcher prise ici va pouvoir s'opérer face aux pressions qu'il reçoit du monde extérieur. Le lâcher prise est en quelque sorte comme un retour chez soi si vous voulez, revenir à ses choix personnels, à sa propre vérité intérieure et vous avez cette sensation de lâcher prise que soudainement tout devient facile et même souvent, vous pourriez dire un sentiment de soulagement pour la simple raison que vous revenez à votre propre vérité et qu'il est toujours facile de créer à partir de votre vérité. C'est à partir d'elle que vous le faites. Ce que nous entendons ici par votre vérité personnelle est bien sûr l'ensemble de vos systèmes de croyances, de ceux que vous-mêmes avez choisi de valider. Et donc nous devrions plus particulièrement parler de vos vérités plutôt que de votre vérité. Chacun d'entre vous, en validant différents systèmes de croyances, bien sûr vivez, si vous voulez, des vérités différentes. Lorsque vous vous basez sur des vérités du monde extérieur, de votre société, de votre famille, de vos amis, etc. pour tenter de créer votre réalité, vous ne pouvez mobiliser toutes les ressources de votre être puisque ces vérités ne vous appartiennent pas. Ce n'est qu'en revenant sur vos vérités à vous que vous êtes en situation de création, et c'est ici qu'intervient ce que vous appelez le lâcher prise. Dites-vous bien également que lorsque vous avez le sentiment que ce que vous tentez de créer vous demande une grande somme d'énergie, que vous trouvez que votre mouvement de création est difficile, qu'il vous faut des efforts considérables pour obtenir ce que vous désirez, plutôt ce que vous croyez désirer, il est bien sûr plus que probable que vous ne soyez pas en contact avec vos vérités mais que vous soyez en tentative en quelque sorte de créer selon les vérités du monde extérieur que vous avez tenté de valider pour vous-mêmes. Est-ce que vous saisissez?
Louise : Oui très bien. Ça veut dire qu'il faut essayer de changer nos vérités si on veut changer notre réalité.
Arthur : Vous n'avez pas à tenter de changer vos vérités. Vos vérités sont en quelque sorte l'expression, votre façon de voir ou de considérer vos systèmes de croyances. Donc vos vérités vous pointent vos systèmes de croyances. Toutes vos vérités, quelles qu'elle soient, sont en quelque sorte une expression de vos systèmes de croyances. L'exemple que nous donnions plus tôt concernant le temps linéaire est une croyance que vous avez validée et qui est pour vous devenue une vérité, et même une vérité absolue. Il est extrêmement difficile pour vous, dans votre expérience concrète, dans votre conception, etc. de percevoir les choses autrement à travers cet espèce de voile du temps linéaire. Votre croyance au fait que votre ciel est de couleur bleue est également une de vos vérités. Ceci n'est qu'un exemple naturellement. Plus personnellement vous avez vous-mêmes une multitude de vérités ainsi qui servent à exprimer vos croyances. Donc si vous désirez devenir conscients de vos croyances, cherchez vos vérités. Qu'est-ce qui pour vous est une vérité incontournable? Une vérité, pour vous, est toujours une position incontournable. Alors cherchez ce qui est incontournable, ce qui prend une allure d'absolu, si vous voulez, et vous découvrirez une des croyances, ou un systèmes de croyances que vous avez validé. A partir de ce moment, vous pouvez choisir de continuer de valider ce système de croyances ou de changer. Vous ne pouvez détruire un système de croyances mais vous pouvez passer de l'un à l'autre; en valider un pendant un certain temps, cesser de le valider et passer à un autre système de croyances que vous validerez plus volontiers. Mais pour avoir ces choix il vous faut bien sûr être conscients de ces systèmes que vous validez. Et c'est à partir d'eux que vous créez, essentiellement. Bien.
Louise : C'est très clair, aussi clair que le ciel est bleu. (rire) Je ne m'attendais pas à celle-là. Jacques as-tu des questions?
Jacques : Oui, en ce qui concerne le problème de la vérité par rapport à la croyance, je voudrais d'abord remettre en place un petit problème de sémantique et peut-être le fait de parler de croyances nous met peut-être sur une fausse piste. J’étais en train de regarder le dictionnaire des synonymes et je vois le mot conviction, par exemple. Il me semble déjà plus proche; on pourrait dire un système de convictions plutôt qu'un système de croyances et les vérités pour nous ne sont pas forcément des vérités, elles sont également des convictions en définitive, ce sont des illusions, pour la plupart.
Arthur : Mon
cher ami, une conviction n'a pas ce caractère d'absolu. Si vous dites que vous êtes convaincu
de quelque chose, vous admettez dans votre for intérieur, dans votre
sentiment face à cette chose que quelqu'un d'autre, votre vis-à-vis
peut avoir une conviction différente mais lorsque vous énoncez
une vérité, vous énoncez une situation de fait qui est en
principe valide pour l00% de l'humanité (rire d'Arthur) comme le ciel qui est bleu. Pour vous ceci est un incontournable, c'est un absolu; que votre terre soit ronde, c'est un
absolu. Que votre soleil tourne autour
de votre terre ou que votre terre tourne autour du soleil, a été ou est maintenant un absolu.
Selon le mode de perception bien sûr, selon les moyens de
perception que vous vous donnez.
Maintenant, de la même façon, vous avez chacun d'entre vous
vos vérités personnelles qui sont pour vous des absolus. Ils sont tellement des absolus que rarement
vous y pensez et il ne vous vient absolument pas à l'idée de
pouvoir les remettre en question. Par
exemple, chacun, un grand nombre d'entre vous avez validé la vérité
sur ce que vous appelez le meurtre. Vous avez chacun votre vérité
personnelle en rapport avec cette situation, etc. Nous pouvons bien sûr nommer un grand
nombre d’exemples de situations où vos croyances se sont transmutées
si vous voulez, en vérité.
Est-ce que vous nous saisissez?
Jacques : Oui. Et pour en revenir aux fumeurs, je me disais que ces gens-là ont plus facilement accès à leurs vérités puisqu'ils se paient un long moment d'arrêt après l’inspiration. (rire général)
Arthur : C'est peut-être la raison pour laquelle ces gens là pratiquent cette habitude.
Louise : Je pense que je vais me remettre à la cigarette!
Jacques : Bien, on rigole mais à l'origine c'était peut-être cela. Parce que les pratiques de fumée nous viennent je crois d’Amérique. Les indiens faisaient ça de façon courante, mais peut-être le faisaient-il pour entrer dans un état méditatif.
Arthur : Bien. A l'origine, d'abord ils ne le faisaient pas de façon courante ils le faisaient dans des contextes que vous qualifiez de cérémoniels et effectivement c'était dans le but d'obtenir ce que vous qualifiez d'effet second. Vous avez depuis très longtemps cette croyance que certaines substances ingérées de certaine façon créent des changements dans vos modes de perception et dans votre métabolisme. Cette croyance étant profondément ancrée, bien sûr vous obtenez effectivement ces changements lorsque vous ingérez ces substances (rire) et dans votre expérience, le tabac constitue l'une de ces substances qui crée un état second. Et c'est cet état qui était recherché, qui était réputé amener une certaine clarté dans l'esprit et favoriser ainsi ce que vous pourriez appeler les conciles, les échanges se produisant durant ces réunions considérées importantes et où il était considéré comme primordial si vous voulez que l'esprit soit clair et que la paix règne entre chacun. A l'origine pour tous ces gens qui utilisaient cette herbe nous vous dirions qu'elle était sacrée et utilisée uniquement dans les moments perçus comme étant sacrés. Bien.
Louise : Bien, eh bien vu qu'il ne nous reste qu'une dizaine de minutes, j'ai une petite question qui pourrait être à pas trop grand déploiement, ça dépend de vous. Si une fois qu'on se désengage on revient l'essence à part entière, quel est le but du shift?
Arthur : (grand rire d'Arthur) Petite question n'est-ce pas?
Louise : Grand déploiement je gage?
Arthur : Ma chère, nous vous dirions que le shift est partie intégrante de votre expérience sur ces dimensions que vous avez créées. Vous avez vous-mêmes créé ces dimensions pour expérimenter de certaines façons et le shift est un aspect de cette expérience que vous faites sur ces dimensions, tout simplement. Maintenant, chaque dimension exprimant un aspect de la conscience, ce qui est la nature réelle d'une dimension, chaque expérience que vous faites à l'intérieur d'une dimension se répercute forcément sur Tout ce Qui Est. Chaque expérience quelle qu'elle soit, aussi minime que vous puissiez la considérer vous-mêmes, se répercute sur l'ensemble, la globalité de Tout ce Qui Est. Et donc le shift, et ce que vous créez à partir du shift, a une très grande répercussion, une énorme répercussion sur l'ensemble de Tout ce Qui Est. Vous ne pouvez imaginer ce que vous êtes en train de créer actuellement par le biais du shift dans le contexte de Tout ce Qui Est. Vous ne pouvez imaginer. Bien.
Louise : As-tu des questions Jacques?
Jacques : Non, je pense que nous arrivons près de la limite horaire que nous avions convenue.
Arthur : Bien et donc mes amis, comme toujours nous sommes ravis de cet échange que nous avons eu avec vous et bien sûr nous souhaitons vous retrouver dans un délai relativement rapproché si vous le désirez.
Louise : Je pensais que le temps n'existait pas pour vous?
Arthur : Mais ma chère, nous aimons bien jouer avec vos paramètres également!
Louise : J'aimerais ça, jouer avec les vôtres et être capable de regarder notre vie à travers vos yeux.
Arthur : Bien. Alors, nous vous souhaitons un bon retour de multiples expériences et à très bientôt.
Louise Merci Arthur.
Jacques : Merci Arthur et à bientôt.
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