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2e Propos d'Uriel

8 mai 2002

Présents : Myriam (Ariel) et Robert P.

 

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Sur la dualité.

Sur les choix.

Lorsqu'une entité choisit de faire l'expérience de la matérialité …

Formes et dimensions.

Insécurité : Vous avez choisi, en tant que collectivité, d'opérer un changement majeur de votre conscience. Ce changement est ressenti comme une menace à votre intégrité.

Sur le jugement, le regret, la culpabilité, la compassion, la polarité.

Les cellules ont une conscience.

Sur le fil conducteur entre chacune des incarnations.

Sur la Conscience Universelle et la conscience du Moi.

Sur les rêves et leur interprétation.

 

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C'est la deuxième session avec Robert Pilot comme partenaire. L'entité qui transmet se présente sous une autre identité que celle d'Arthur, mais préfère ne pas s'identifier, alléguant notre propension à accorder plus d'importance au messager qu'au message. Elle nous invite à juger par nous-mêmes de la pertinence de celui qu'elle nous livre.

Cependant, comme nous désirions indiquer une identité qui permette au lecteur de faire la différence entre cette "présence" et celle d'Arthur, nous avons sollicité, pour ainsi dire, une entrevue spéciale où nous avons posé la question à nouveau. Vous trouverez le compte rendu de cette séance qui s'est tenue avec la participation de Jacques (Mojaven) le 15 juillet 2002.

 

 

Uriel :  Mm…Ce sont là problèmes technologiques (problème de cassette en commençant) que je n'ai jamais rencontrés, que je ne connais pas. (rire) Bien, je suppose que vous avez de nouveau tout un programme de travail, d'études, je dirais même, à nous proposer. Alors, si vous le voulez nous pouvons…(rire)

 

Robert :  Ok. La première question… j'aimerais savoir s'il s'agit du même contact que la dernière fois, je crois que oui… ?

 

Uriel :  Vous avez bien supposé effectivement. Nous sommes de la même essence, de la même entité.

 

Robert :  La première question que je me posais.. Je me demandais quel est l'intérêt pour une entité immatérielle, pour une entité comme vous, de venir échanger ici avec des gens comme moi, des gens dans la condition humaine. Quel est l'intérêt?

 

Uriel :  Eh bien…c'est un intérêt multiple. Je vous dirais d'abord que.. en dehors du plan que vous occupez, la conscience de l'unité prévaut et .. comment pourrais-je vous dire.. tous les plans étant liés, tout les plan existant, nous pourrions dire, à un même niveau lorsqu'il s'agit de la conscience, les choix que vous faites conditionnent, si l'on peut dire ce qui se produira sur les autres plans, tout se répercute.

 

Robert :  Oui je comprends qu'il y a un lien. On dit que l'on a toute la connaissance en soi. Alors comment se fait-il que nous n'y ayons pas accès? J'ai en moi toute la connaissance, j'ai accès à toute la connaissance. Comment se fait-il que je ne trouve pas le moyen d'y accéder?

 

Uriel :  Vous avez effectivement accès à toute la connaissance, il vous faut apprendre à écouter, tout simplement.

 

Robert :  Comment?

 

Uriel :  (Rire) Mon ami, faites de l'espace. Laissez venir les choses, elles existent, elles sont à votre disposition. Tout est à votre disposition.

 

Robert :  Dans un autre ordre d'idée, y a-t-il une hiérarchie dans l'univers des âmes, y a-t-il une structure quelconque qui puisse s'apparenter à ce que l'on vit chez les humains ?

 

Uriel :  Nous pourrions dire que, pour les besoins de la communication avec vos plans et les besoins de ce que nous pourrions appeler un travail que nous pourrions faire avec vous, nous faisons appel à cette notion de hiérarchie. Mais, dès que nous nous situons à l'extérieur pour ainsi dire, des plans de la dualité, cette nécessité disparaît. Maintenant, il faut bien tenir compte qu'il n'y a pas d'intérieur et d'extérieur, sauf en ce qui concerne la perception. Dans votre perception, il y a un monde hiérarchique. Dans la réalité de l'unité, il n'y a pas de hiérarchie.

 

Robert :  Vous parlez souvent de dualité... voulez vous me clarifier un peu ce concept de dualité? Qu'entendez-vous par la dualité?

 

Uriel :  La dualité, mon ami, c'est vous en face de vous. La dualité c'est la conscience se projetant à l'extérieur d'elle-même, d'une certaine façon, afin de se connaître. La dualité, c'est la conscience de soi-même, de l'extérieur de soi-même. Ainsi donc, vous créez un miroir, vous créez une réalité reflétante qui est vous-mêmes, mais perçue comme différente de vous-mêmes, comme étant autre chose que vous-mêmes. Vous créez ainsi l'illusion de deux réalités différentes. Mais c'est une illusion. Ce que vous regardez, c'est vous-mêmes. Ce que la conscience regarde, c'est elle-même. Cette illusion, lorsqu'elle prend toute la place, devient ce que nous appelons la dualité, les plans de la dualité. Vous n'avez plus conscience de l'unité inhérente à la conscience à partir du moment où vous vous incarnez dans ces plans de la dualité. Ainsi, vous croyez par exemple qu'il existe deux polarités, une polarité mâle, nous pourrions dire, une polarité femelle; qu'il existe le bien et le mal; qu'il existe la chaleur et le froid, la lumière et l'obscurité, et ainsi de suite. Mais déjà vos physiciens même savent que ceci est une illusion, que le froid n'existe pas, qu'il n'est qu'absence de chaleur; que l'obscurité n'existe pas, elle est absence de lumière. Vous n'avez jamais deux termes, vous n'avez qu'absence d'un seul terme.

 

Robert :  Oui je comprends. Est-ce que notre âme a le potentiel de maîtriser la matière?

Dans quelle mesure elle peut la maîtriser?

 

Uriel :  (grand éclat de rire) Mon cher ami, si votre âme n'avait pas cette capacité, vous ne seriez pas assis à me poser vos questions en ce moment. (dit en riant) Votre âme vous crée à tout instant, de seconde en seconde, avec une habileté, avec un pouvoir créateur que vous ne soupçonnez même pas. Si votre âme n'avait pas ce pouvoir créateur, vous ne seriez pas dans la matière. Vous ne connaîtriez pas la matière. Son pouvoir est total sur la matière, mon ami.

 

Robert :  Comment situez-vous l'âme par rapport à l'esprit?

 

Uriel :  Ceci dépend essentiellement de ce que vous identifiez vous-même comme étant l'esprit. Il n'y a pas de vérité unique à cet effet ni de définition unique non plus. Ainsi donc, j'aimerais d'abord que vous me précisiez ce que vous entendez par esprit.

 

Robert :  J'ai déjà de la difficulté à définir ce que c'est que l'esprit (rire) J'ai l'impression que c'est un concept très temporel, que c'est nous qui l'avons inventé pour identifier la conscience. J'ai l'impression que c'est la même chose que l'esprit – la conscience et l'esprit.

 

Uriel :  Hm, il y a juste une réalité que nous pouvons désigner comme étant la réalité de l'esprit, que vous pouvez également concevoir comme Tout Ce Qui Est. Ce que nous désignerions comme sous la réalité ou sous la désignation disons, de l'âme, serait votre signature individuelle dans le Tout, dans le Grand Tout, votre identifiant, votre identification. Celle ci se relie à, je dirais, peut-être, ce que vous pourriez concevoir comme une âme qui engloberait toute une série d'âmes, une famille d'âmes, si vous voulez. C'est peut-être l'état qui s'approcherait le plus de votre question précédente sur la hiérarchie. Mais il n'y a pas de notions de supériorité ou d'infériorité ou encore de suprématie, etc. Mais vous avez cette espèce de … structure pyramidale des âmes et chaque pyramide appartiendrait à une pyramide plus grande, etc. Ceci dans les mondes de la création pour ainsi dire. Chaque entité possède son .. oui .. son identifiant; possède sa vibration propre.

 

Robert :  Donc est-ce qu'on peut avoir une autre mission que les choix de vie que nous avons déjà fait?

 

Uriel :  Vous pouvez toujours changer vos choix. Vous les faites et les refaites sans arrêt - enfin lorsque je dis sans arrêt, j'entends ici que vous avez plusieurs périodes à l'intérieur de votre vie où vous pouvez toujours réévaluer ces choix, les réactualiser ou non. Vous avez toujours le choix de poser vos choix. Mais évidemment, ces choix sont posés en fonction d'une expérience, d'une ligne d'expérimentation qui sous-tend tous ces choix. Donc si vous tentez de vous éloigner de cette ligne d'expérimentation sans en être conscients, sans la connaître consciemment, vous aurez peut-être du mal à actualiser les choix, les nouveaux choix que vous désirez faire. Mais ils sont possibles dans la mesure où vous pouvez conscientiser, d'une certaine façon, la ligne d'expérimentation que vous avez choisie.

 

Robert :  Est-ce que l'on peut dire que quelque soit le choix, il faut que ça constitue un cheminement? Est-ce que le fait de choisir constitue un cheminement?

 

Uriel :  Mon cher ami, votre incarnation s'est .. comment je dirais .. s'actualise en fonction des choix que vous faites. Nous pourrions appeler les plans de la dualité, les plans du choix. Vous en faites à toutes les hum.. peut-être même, minutes de votre vie. Vous êtes constamment en état de choix. Ceci est inhérent, je dirais, à l'expérience que vous faites sur ces plans. Que vous les fassiez consciemment ou non, vous êtes toujours en situation de choix. Donc, il s'agit pour vous, dans ce jeu de la conscience, d'apprendre à évaluer – à reconnaître et à évaluer consciemment les choix et à les poser, nous dirions, en fonction des lignes d'expérimentations que vous désirez faire.  Me suivez-vous?

 

Robert :  Oui… oui je suis en train de me demander si ces choix … un choix par définition se fait au moins entre deux choses, dont une supposément supérieure à l'autre puisqu'on choisit – alors, quand on choisit, on ne peut faire autrement que de se tromper et lorsqu'on se trompe, ça peut quand même constituer un cheminement. Mais à ce compte là, pourquoi certains individus régressent au lieu de progresser? Est-ce en accumulant les mauvais choix?

 

Uriel :  Mon cher ami, il n'existe pas de mauvais choix. Ceci est un concept dualiste du bien et du mal; il n'existe pas de mauvais choix. Il existe des choix, c'est tout. Quelqu'un que vous identifiez comme étant en processus de régression peut, par exemple, être en train d'accomplir "le travail" de trois incarnations, disons. Ceci n'est qu'une image évidemment, puisque ça ne se comptabilise pas. Mais votre point de vue porte un jugement – de votre point de vue, vous portez un jugement d'évolution ou de régression. Il n'y a pas d'évolution, il n'y a pas de régression. Il y a expériences; il n'y a qu’expériences, sans jugement. Donc, il n'y a pas de mauvais choix, ceci est impossible.

 

Robert :  Oui je comprends. Alors les âmes comme vous qui semblez être mieux positionnées que nous, comment ce fait-il que vous soyez obligées d'utiliser un corps animal comme le nôtre?

 

Uriel :  Nous ne sommes pas mieux positionnés que vous. Encore une fois ceci est émis sous l'angle d'un jugement. Nous sommes positionnés, tout simplement, dans le but d'un type d'expérience alors que vous êtes positionnés, pour ainsi dire, différemment, également dans un but d'expérience. Ce que nous cherchons souvent – je dis souvent car ce n'est pas le cas pour tous – ce que nous cherchons peut être une expérience momentanée dans la matérialité sans nécessairement désirer faire cette expérience plus intense, plus complète. Je vous dirais qu'une âme .. lorsqu'une entité choisit de faire l'expérience de la matérialité – comme vous vous en rendez compte petit à petit, que vous prenez conscience petit à petit – cette entité perd .. s'immerge à tel point qu'elle perd son sens de l'unité, qu'elle perd conscience de cette réalité de l'unité. Beaucoup d'entre nous ne désirent pas faire cette expérience aussi totale de la perte de conscience.

 

Robert :  Il y a donc des entités, des âmes qui n'acceptent pas de venir s'incarner dans un corps animal et vivre l'expérience terrestre?

 

Uriel :  Ce n'est pas une question d'accepter. C'est une question de choisir le type d'expérience. Mais ce n'est pas une question d'accepter ou refuser. Il n'y a pas de propositions faites que nous pourrions refuser ou accepter.

 

Robert :  Êtes-vous déjà venu sur nos plans?

 

Uriel :  À plusieurs reprises.

 

Robert :  Avez-vous trouvé cela plus difficile que dans d'autres formes, d'autres modes, d'autres façons d'être?

 

Uriel :  Ni plus difficile, ni plus facile; je dirais que l'expérience de la dualité, de la matérialité apporte ce que vous pourriez concevoir comme étant des dimensions de profondeur dans ce que vous concevez comme le monde de l'esprit. Cette réalité, cette perception de profondeur existe très peu car tout étant simultané et l'espace tel que vous le concevez n'existant pas, nous n'avons pas de ce que vous concevez comme étant la dimension, justement. Cette notion de dimension vous appartient. Bien que nous l'utilisions en communication avec vous, ce n'est pas un concept, une notion qui appartient à notre réalité. En quelque sorte cette notion, ce concept nous est enseigné par vous, nous est transmis par vous. Par le biais de votre expérience vous créez ces perceptions de la dimension et vous nous la transmettez.

 

Robert :  Lorsqu'on vit dans la matérialité on se sent limité et on a souvent le sentiment d'avoir besoin d'aide. Est-ce qu'on peut en avoir et comment?

 

Uriel :  Vous n'avez qu'a demander, mon ami. Une phrase célèbre que vous connaissez :"Frappez et l'on vous ouvrira." (rire)

 

Robert :  À la porte de qui?

 

Uriel :  À votre porte, mon ami.

Robert :  Bon c'est là que je veux en savoir plus long, c'est quoi frapper à ma propre porte? (rire) Je comprends – à la source infinie à laquelle j'appartiens comme étant un élément d'un grand tout. J'essaye de le comprendre de cette façon, mais pouvez-vous clarifier?

Uriel :  Frapper  à votre propre porte signifie revenir vers vous, revenir vers ce que nous pourrions appeler votre monde intérieur, votre réalité intérieure, votre univers. Vous créez votre monde extérieur à partir des réalités de votre monde intérieur; à partir de votre existence même. Il vous faut reprendre contact, pour ainsi dire, avec les réalités de votre monde intérieur. Reprendre contact avec vous-mêmes – avec vous-mêmes (dit avec insistance).

Robert :  Je suis peut-être trop rationnel, j'ai de la difficulté à saisir ce concept-là de prendre contact avec mon monde intérieur, j'ai de la difficulté à définir mon monde intérieur.

Uriel :  C'est effectivement une situation qui prévaut dans les mécanismes de la rationalisation, de la pensé discursive (rire). Tant que vous ne prenez pas en considération certaines réalités vous appartenant bien en propre, vous concernant, il vous sera difficile de comprendre ce dont il s'agit. Tant que vous n'accepterez pas de vous retourner et vous faire face, pour ainsi dire, et revenir vers vous, vous ne pourrez comprendre ce dont il s'agit lorsqu'il est fait mention d'un monde intérieur. Maintenant, il faut aussi tenir compte que cette position est liée, en très grande partie, à la polarité que vous avez choisie dans cette incarnation et ainsi que dans plusieurs incarnations. C'est une polarité que vous favorisez – la polarité masculine. Hm… il est naturel pour cette polarité de projeter l'attention, de projeter sa conscience vers l'extérieur et habiter le monde extérieur, pour ainsi dire. Alors que pour la polarité féminine, l'attention revient, se dirige vers les mondes intérieurs.

Il vous faudra, si vous le désirez vraiment, apprendre à détecter, activer en vous cette polarité qui est la polarité féminine. Comme beaucoup d'individus de votre culture, vous avez privilégié les fonctions de ce que vous identifiez comme le lobe gauche de votre cerveau aux dépens des fonctions du lobe droit. Tant que vous conserverez cet état de choses, il vous sera extrêmement difficile de comprendre, d'appréhender ce que signifie toute cette histoire de monde extérieur et de monde intérieur. Tant que vous continuerez à privilégier les fonctions du lobe gauche sur le lobe droit, vous continuerez à identifier le cheminement à votre questionnement. Votre questionnement est un produit de cette priorité, pour ainsi dire, de cette place extrêmement grande que vous donnez aux fonctions du lobe gauche.

Robert :  C'est exactement ce que je croyais. Cela fait longtemps que je me questionne et je n'ai pas l'impression que ça avance très vite. Il y a sûrement d'autres façons de faire que de questionner rationnellement. C'est cet aspect que j'ai besoin d'explorer d'avantage. Si vous avez des conseils, ne vous gênez pas.

Uriel :  Revenez vers vous, mon ami. Apprenez d'abord à regarder votre vie, à vous regarder sans jugements. Ceci vous amènera à ouvrir certaines portes dont vous ne soupçonnez même pas, en ce moment, l'existence, car nous vous dirions que ces portes vous mèneront vers l'acceptation de soi. Ceci est un premier pas à faire, très important. L'acceptation de ce que vous êtes de façon entière, nous pourrions dire et nous pouvons également, peut-être, vous suggérer de donner plus de place et plus de valeur, peut-être même, à vos activités créatrices, peu importe lesquelles, votre créativité, disons. Maintenant, la voie royale pour vous et peut-être effectivement la voie la plus difficile en même temps, est la voie du cœur, dans ce sens qu'elle est cette capacité d'être à l'écoute, d'être authentiquement, nous dirions, à l'écoute et de vous-même et de tous les autres individus qui de toute façon sont un reflet de vous-même. Acceptez…acceptez d'aimer.

Robert :  Merci des bons conseils. J'ai une autre question qui déborde un peu et je ne suis pas le seul à tenter de prendre conscience de cette façon. Que pensez-vous de l'évolution de l'humanité en ce moment; on sent que ça bouge de partout et c'est même insécurisant à quel point ça bouge vite…?

Uriel :  Oui, beaucoup d'individus seront très déstabilisés par ce qui se produit maintenant. Ce qui se produit est ce que beaucoup d'entre vous avez qualifié de saut quantique (rire) de la conscience. Vous avez choisi, en tant que collectivité, en tant qu'entité globale d'opérer un changement majeur de votre conscience, de votre conscience globale, nous dirions. Bien sûr, ce changement sous-entend forcément d'autres changements à tous les niveaux de votre expérience, que ce soit aux niveaux sociaux, politiques, économiques, peu importe, diplomatiques, religieux, spirituels, à tous les niveaux, vous opérez actuellement un changement majeur de ce que vous pouvez appeler un paradigme disons. Vous sortez d'une certaine façon de la période de limitation et d'inconscience dans laquelle vous vous étiez à dessein maintenus durant toute votre existence en tant que manifestation dans la matière pour émerger sur des plans plus vastes de la conscience, pour ainsi dire. Ce que vous expérimentez globalement actuellement est ce mouvement qui, bien sûr, se manifestera à bien des égards sous forme de peurs, surtout chez les individus qui ont refusé la conscience … la conscience au niveau de la perception habituelle, la conscience de ce changement. Il y a évidemment beaucoup de résistance car vous êtes ainsi construits, vous êtes ainsi faits, vous vous êtes créés de cette façon que tout changement est senti comme une menace à votre intégrité, intégrité interne ou externe, peu importe.

Robert :  Bien. J'aimerais parler d'une notion un peu connexe, la notion de justice. Il y a sûrement ici une différence entre la justice divine et la justice humaine. Je suis de ceux qui croient que sur le plan humain la justice n'existe pas. Pouvez-vous me faire un commentaire?

Uriel :  Mon ami, la justice en soi n'existe pas. Sur le plan de ce que vous avez identifié comme l'esprit, dans la réalité de Tout Ce Qui Est, il ne peut y avoir de notion de justice car tout est parfait, à tout instant.  Tout est parfait, en soi, à tout instant (dit avec insistance).

Robert :  Donc il y a un lien entre justice et perfection?

Uriel :  Ce que vous concevez comme justice est issu d'une notion de loi, d'un concept de loi. Hors, dans le monde de l'esprit, il n'existe pas de loi. L'esprit, la conscience ne se positionne jamais, jamais en fonction d'un jugement. Un jugement sous-entend toujours l'acceptation et le refus. La conscience ne refuse jamais, ne rejette jamais.

Robert :  Donc les règles de fonctionnement appartiennent à la nature humaine, à la matérialité comme vous dites?

Uriel :  À la matérialité et à votre désir de contrôler les nécessités sociales, les fonctions sociales. L'expérience globale se régularise ainsi, pour ainsi dire, de la même façon que votre organisme physiologique se régularise selon certaines fonctions, selon certains mécanismes. Vous pouvez transposer de la même façon sur le corps social.

Robert :  D'accord. J'aimerais vous amener maintenant sur un autre terrain. Lorsque l'on ressent – la caractéristique de l'humain c'est de ressentir les choses – et donc lorsque l'on ressent certaines émotions, certains sentiments, comment doit-on composer avec cela? Par exemple, que fait-on avec un sentiment de regret?

 

Uriel :  Le sentiment de regret lui-même est, (rire) pour ainsi dire, un jugement et une position de repli par rapport aux choix que vous avez faits et que vous cessez de valider pour une raison ou pour une autre. Ce que vous êtes en danger de faire lorsque vous êtes dans un sentiment de regret est de laisser ce sentiment se développer jusqu'au point de devenir un de la culpabilité.  Tant qu'il reste à l'état de sentiment de regrets, il vous sert de miroir, pour ainsi dire, sur peut-être un choix de réajustement de vos points de vues. Il vous sert à reculer, d'une certaine façon et à réévaluer. Vos regrets, comme tous les autres sentiments, sont une forme de miroir que vous pouvez utiliser pour justement ramener votre regard vers vous-mêmes. Vous posiez la question sur les mondes intérieurs … tous les sentiments sont une forme de communication de votre monde intérieur.

 

Si vous êtes capables de conserver un regard sans jugement, dépourvu de jugement sur chacun de vos sentiments et si vous êtes capables également de suivre la ligne de communication impliquée dans ce sentiment, vous serez en mesure d'accéder à ce monde intérieur, à cet univers intérieur. Le regret, s'il se transforme en culpabilité par contre, devient alors d'une certaine façon un état et cesse, jusqu'à un certain point, d'être une communication. La culpabilité pourrait se définir, d'une certaine façon, par l'immobilisation de la conscience. Il faut bien se rendre compte, par contre, que la conscience ne peut vraiment être immobile. Mais vous pouvez pendant un certain laps de temps l'expérimenter sous cette forme d'immobilité. À ce moment, la culpabilité devient,  par le fait même, ce que vous pourriez concevoir comme un arrêt de l'évolution.

Robert :  Et lorsque ça va jusqu'à la colère –  la colère est un autre niveau de réaction, je pense?

 

Uriel :  La colère n'est pas une réaction. La colère, comme toutes les autres, est une émotion et l'émotion est un langage. L'émotion n'est pas une réaction. Ce que la colère vous dit c'est que vous vous trouvez en situation que vous identifiez comme étant une situation d'absence de choix, comme étant une situation d'impuissance. La colère est un message, elle n'est pas une réaction. Comprenez-vous la différence?

 

Robert :  Je comprends que ce n'est pas la réaction, mais plutôt comment on réagit; c'est un mode de réaction.

 

Uriel :  Ce n'est pas un mode de réaction, c'est une émotion et l'émotion elle-même est un langage. Vous avez un message qui vous est délivré à l'effet que vous identifiez votre position comme étant une position hm.. oui, d'impuissance. Vous ne pouvez exercer vos choix selon vous, à ce moment et parce que vous identifiez que vous ne pouvez exercer ces choix vous laissez l'énergie s'exprimer de façon aussi explosive. Vous tentez d'imposer le choix ou d'imposer votre situation, votre point de vue de façon je dirais plus explosive, plus marquée, due à ce sentiment de ne pas avoir le choix. Vous tentez de l'imposer …

 

Robert :  Je comprends, je comprends. Si l'on parle maintenant de l'amour et de la compassion, j'aimerais comprendre la différence entre les deux. La compassion se situe à quel niveau par rapport à l'amour?

 

Uriel :  La compassion est l'expression universelle de l'amour. Lorsque vous vivez réellement dans cet état que vous appelez l'amour, vous exprimez votre sentiment d'unité, qui évidemment est le fondement de l'amour, par le biais de la compassion. Compassion, je vous rappelle, signifie "passion avec ". La compassion n'existe pas uniquement en fonction d'un besoin, d'une douleur, d'une peine que votre vis-à-vis expérimenterait, mais elle s'exprime également, elle est valide également dans ce que vous percevez comme étant des victoires, des joies, etc. Vous partagez le moment passionné de l'autre. Vous vous situez en unité avec l'autre.

 

Robert :  On est loin du concept de pitié que l'on apparentait souvent à la compassion.

 

Uriel :  Tout à fait mon ami, tout à fait. Selon l'une de vos expressions, nous sommes à des années lumière du concept de pitié et de charité. Dans la situation de compassion, vous ne pouvez absolument pas trouver de donneur, de receveur et de donné. Vous avez une situation d'unification, d'amour.

 

Robert :  Puisque l'on parle de passion, pouvez me parler du rôle de la passion dans la sexualité tantrique?

 

Uriel :  Hm.. Nous abordons ici, en même temps, les domaines de l'alchimie et nous dirions que dans un cas comme dans l'autre il s'agit essentiellement de reconnaître et d'intégrer la polarité qui nous est secondaire, pour ainsi dire. Ceci n'est pas nécessairement lié au sexe que vous avez physiologiquement adopté. Mais si, par exemple, vous êtes de polarité masculine, il vous faut alors reconnaître et intégrer la polarité féminine, que vous soyez un homme ou une femme, peu importe et l'inverse évidemment est aussi vrai. Donc dans un premier temps, reconnaître et adopter, intégrer l'autre polarité. Ceci ne peut se faire qu'avec une certaine passion, effectivement, dans ce sens qu'il vous faut apprendre à aimer véritablement cette polarité pour bien sûr être en mesure de la reconnaître en vous et de l'intégrer. Dans un deuxième temps, ceci implique – ce que vous pouvez qualifier de démarche – implique  d'utiliser cette unification des polarités, nous dirions, comme tremplin pour atteindre à la conscience de ce que nous pourrions qualifier de votre divinité. Le tantra authentique, au même titre que l'alchimie, ont pour but de vous faire utiliser, pour ainsi dire, votre matérialité, votre situation de dualité comme tremplin pour accéder à la conscience de l'unité et votre divinité; tous les tantras.

 

Robert :  D'accord. J'ai entendu parler à quelques reprises du mental des cellules, de la conscience des cellules. J'aimerais que vous me clarifiiez ce concept. Si j'ai bien compris, chaque cellule est consciente, chaque cellule a un mental... Il y a quelque chose là que je n'arrive pas à saisir.

 

Uriel :  (Rire) Bien, vous ne pouvez pas considérer que chaque cellule possède un mental. Le mental est une fonction appartenant à l'ensemble de l'organisme constitué par ces cellules. Ce n'est pas une fonction appartenant à chaque constituant de cet organisme. Mais chaque constituant – et j'utilise volontairement ce terme car il ne s'agit pas uniquement des cellules, mais également de ce qui est constitué par les cellules, chaque organe par exemple, etc. – chaque constituant possède sa propre conscience, chaque cellule possède sa propre conscience au même titre que chaque atome possède sa propre conscience. Chaque constituant de la chaise que vous occupez possède sa propre conscience, puisse que la conscience est Tout Ce Qui Est. Forcément, Tout Ce Qui Est possède la conscience. Mais au sens où vous l'entendez, les cellules ne possèdent pas de mental, de fonction mentale. Ceci est une fonction appartenant à l'ensemble de votre organisme en tant qu'organisme.

 

Robert :  Donc, j'aimerais savoir maintenant qu'est-ce que vous appelez le champ de conscience. Est-ce que c'est l'âme?

 

Uriel :  Vous avez plusieurs champs de conscience. Vous expérimentez, je dirais, plusieurs champs de conscience. Vous expérimentez, en tant qu'entité globale, lorsque vous vous situez disons à l'extérieur de l'expérience de la dualité, c'est-à-dire lorsque vous êtes en état d'unité avec le Tout, vous expérimentez un champ de conscience appartenant à l'ensemble de votre entité, ce que nous avons qualifié précédemment comme étant une âme globale. Vous expérimentez également un champ de conscience qui vous est propre, propre à votre identité actuelle. Vous pouvez en même temps et c'est en général le cas pour la plupart d'entre vous, être en contact et ainsi expérimenter les champs de conscience des autres incarnations concernant votre entité. Vous expérimentez également des champs de conscience extrêmement vastes et selon ce que nous discutions en ce qui concerne les concepts de dimension, qui possèdent beaucoup plus de profondeur que le champ de conscience que vous expérimentez actuellement dans la matière, dans ce que nous avons appelé les mondes intérieurs. Vous expérimentez sur plusieurs dimensions, nous dirions et les champs de conscience s'interpénètrent, se modifient les uns les autres.  Ceci est extrêmement difficile à rendre à partir de vos concepts. Hm … vous pouvez peut-être imaginer plusieurs corps de densités légèrement différentes, par exemple comme de l'eau et de l'huile, qui s'interpénètrent, qui se mélangent, nous dirions, pendant un certain temps. Puis ils reprennent leur identité propre – en fait, ils ne reprennent pas cette identité puisqu'ils ne la perdent pas, ils ont leur intégrité première –  mais ceci même est une comparaison bien boiteuse, nous pourrions dire.

 

Robert :  Bien. J'aurais un autre point que je veux apporter. Est-ce possible d'intégrer l'un des attributs divins tel que l'amour, la justice, l'harmonie sans intégrer les autres attributs? Il me semble que c'est impossible d'en intégrer un sans intégrer les autres. Selon moi c'est un tout.

 

Uriel :  Vous pouvez  et c'est même là l'un des buts importants de cette expérience dans la dualité, faire l'expérience dans le cadre temporel, linéaire, faire l'expérience de l'un de ces attributs sans tenir compte des autres. C'est l'un des fondements, nous dirions, des mondes de la dualité et de la matérialité. Bien sûr, à un niveau plus absolu vous avez raison. Mais vous avez raison parce que, d'une certaine façon, dans un contexte absolu, ces attributs n'existent pas – pas de la façon évidemment que vous les concevez. Il existe une seule réalité que vous pourriez concevoir sous .. ce concept d'amour qui est le fondement de la réalité – le fondement même de la réalité et de lui découle ce que vous concevez comme étant les attributs.

 

Robert :  Ces sont là des versions de l'amour.

 

Uriel :  Ce sont des effets de l'amour.

 

Robert :  Ah… oui, ok! Oui, je comprends. Est-ce qu'il y a nécessairement un fil conducteur entre chacune des incarnations que l'on peut faire?

 

Uriel :  Votre question s'adresse à deux niveaux différents, disons. Dans un premier niveau, c'est-à-dire d'un point de vue global de l'expérience de l'entité qui donne lieu à ces incarnations, le seul fil conducteur pourrait être effectivement cette entité. Dans un deuxième temps, selon un deuxième point de vue, sous un autre angle, vous avez comme fil conducteur de certaines incarnations un choix, un désir d'expérimentation spécifique. Vous pouvez par exemple avoir plusieurs incarnations basées sur l'expérience, justement, de la justice. Mais ce ne seront pas toutes les manifestations de cette entité, toutes ses incarnations, car cette entité voudra également expérimenter d'autres aspects de la conscience, par exemple l'harmonie et donc le fil conducteur sera peut-être à ce moment-là les arts, pour plusieurs incarnations. Ceci évidemment n'est qu'un exemple.

 

Robert :  Mais est-ce qu'on peut dire que tant qu'on n'a pas vécu l'expérience comme on doit la vivre de façon satisfaisante, on la refera nécessairement tant qu'on ne l'aura pas vécue?

 

Uriel :  Vous vivez toujours l'expérience comme elle se doit. L'expérience est toujours satisfaisante.

 

Robert :  Quand est-ce qu'on sait qu'on a bien vécu l'expérience et qu'on a intégré ce qu'on a à apprendre?

 

Uriel :  Lorsque vous acceptez l'expérience que vous avez vécue.

 

Robert :  Ça veut dire quoi l'accepter?

 

Uriel :  Cela veut dire accepter mon ami.

 

Robert :  La considérer comme régler, faite? Ne plus avoir le goût de la revivre?

 

Uriel :  Pas nécessairement … pas nécessairement … vous pourriez tout à fait avoir le goût de continuer à vivre cette expérience. Vous acceptez que cette expérience est la vôtre et vous ne posez aucun jugement sur cette expérience. Vous acceptez tout simplement cette expérience. Elle est à son début, elle est en cours, elle est en fin de course, peu importe. Vous acceptez votre expérience, c'est tout.

 

Robert :  Mais est-ce que les choix qu'on fait de certaines expériences ne sont pas justement des choix que l'on fait parce que l'on a quelque chose à apprendre, que l'on a une progression, que l'on a cheminé dans cette expérience? Et puis un moment donné, eh bien c'est fait. Quand est-ce qu'on sait que c'est fait?

 

Uriel :  Vous n'avez qu'à expérimenter et à accepter cette expérience, c'est tout.

 

Robert :  Est-ce qu'on peut consciemment refuser certaines expériences? Est-ce qu'on peut refuser d'aimer, par exemple?

 

Uriel :  Bien sûr que vous pouvez refuser, bien sûr! Et vous pouvez changer d'idée par la suite et accepter d'aimer. Accepter l'expérience ne veut pas dire accepter d'aimer ou ne pas aimer. Accepter l'expérience veut dire accepter le choix de refuser d'aimer maintenant et accepter plus tard le choix d'aimer.

 

Robert :  Donc il n'y a pas de façon d'être idéal? Il y a une façon d'être point.

 

Uriel :  Voilà.

 

Robert :  Le mot idéal, c'est nous qui l'avons inventé.

 

Uriel :  Exactement.

 

Robert :  Donc il n'y a pas de bien, il n'y a pas de mauvais, tout le monde est correct…même les criminels….

 

Uriel :  (grand rire) Mon ami, aux yeux de la conscience, tout est parfait à tout instant.

 

Robert :  (rire) C'est rassurant. Un autre sujet: est-ce que les Lois des Sciences Cosmiques vous disent quelque chose?

 

Uriel :  Faites-vous référence à un mouvement particulier, un organisme?

 

Robert :  C'est plutôt un enseignement qui disait : j'ai la simplicité d'un enfant, je suis miséricordieux, j'ai le sens parfait de la justice. Il y a toutes sortes de choses comme ça. Est-ce que ça vous dit quelque chose?

 

Uriel :  Vous faites référence à un enseignement particulier?

 

Robert :  Oui l'enseignement des Sciences Cosmiques.

 

Uriel :  Je ne connais pas vraiment le cadre de cet enseignement. Maintenant ce que vous mentionnez me laisse entendre qu'il est basé sur cette notion de loi et comme je vous le disais précédemment, les lois cosmiques n'existent pas. Elles existent pour votre expérience. Dans le cadre de votre expérience, il existe effectivement une situation de loi, de régulation. Mais il n'existe pas dans un plan – ce que vous appelez un plan cosmique – il n'existe pas de loi, c'est un non-sens.

 

Robert :  Donc c'est un enseignement qui est peut-être louable mais très terrestre. J'aimerais maintenant revenir sur la question précédente parce qu'elle était importante et on aurait peut-être pu s'y arrêter plus longtemps. Cela veut dire que dans le sens de la Conscience Universelle, pour qui il n'y a ni bon ni mauvais, la démarche de l'être humain qui veut devenir le mieux possible, corriger ses défauts, améliorer sa façon d'être, ne veut presque rien dire.

 

Uriel :  Dans le sens de la Conscience Universelle, le fondement même est l'amour. Donc, plus vous vous positionnez en fonction de ce fondement, plus vous irez vers une expansion de votre conscience, puisque votre conscience, si nous pouvons utiliser cette image, va dans le sens même d'elle-même. Donc ce que vous concevez comme l'amélioration de soi, etc.  est pendant une période, pendant un certain temps – et quand je dis un certain temps, cela peut couvrir bien des incarnations – tout à fait louable, tout à fait justifié, dans ce sens que cela mène la conscience vers ce fondement que vous identifiez sous le concept d'amour. Mais tôt ou tard, cette même conscience devra en arriver à dépasser cette condition puisque cette condition se base, s'assoit sur le jugement.

 

Lorsque vous décidez que tel aspect de vous-même est un défaut, vous rejetez cet aspect de vous-même. Donc vous vous rejetez. À chaque fois que vous décidez, que vous choisissez de considérer un aspect de vous-même comme indésirable, comme défectueux ou peu importe, vous vous éloignez de ce fondement que vous concevez comme étant l'amour. À chaque fois… à chaque fois! Tôt ou tard, il vous faudra disons arrêter ce mouvement d'éloignement du fondement de l'amour et revenir. Et nous ramenons ce que nous vous disions précédemment, l'idée de revenir vers soi. Si vous posez sur vous un regard négatif, ce que vous percevez comme un regard négatif, vous vous éloignez de vous, vous vous rejetez évidemment. C'est la fonction de tout jugement. Donc, il est souhaitable, pendant une certaine période, nous pourrions dire, pour l'individu, de tenter de développer effectivement ce qu'il conçoit comme valeur positive d'amélioration etc. Car toute forme de la manifestation de la conscience tend à l'expansion d'elle-même. Mais si cette manifestation, elle-même, ne prend pas conscience de la limitation qu'impose le jugement, elle compromet justement cette expansion. Me suivez-vous?

 

Robert :  Oui et je suis en train de me demander, si ça va dans cette direction, quand est-ce qu'une entité, qu'une âme décide de ne plus se réincarner? Quand est-ce qu'elle ne sent plus le besoin, l'intérêt à vivre cette expérience de la réincarnation?

 

Uriel :  Il n'y a pas de moment où l'entité choisit ou décide de ne plus se réincarner puisque l'entité ne fait pas l'expérience du temps linéaire. Elle ne peut avoir ce concept d'expérimenter une chose après l'autre pendant un laps de temps déterminé et ensuite décider d'arrêter.  Il n'y a pas de fin. Maintenant, il n'y a pas de fin parce que l'entité expérimente toutes ses formes de manifestation simultanément, sur un même – nous pourrions dire pour utiliser votre langage – un même plan spatio-temporel. Donc il n'y a pas de moment où l'entité décide de commencer, de débuter l'expérience ou de la terminer. L'expérience est.

 

Robert :  La notion de temps, c'est juste à nous ça? C'est par la condition humaine qu'on la vit.

 

Uriel :  Hm pas nécessairement; la notion du temps appartient à plusieurs plans différents. Le temps linéaire, tel que vous le concevez, appartient à votre plan effectivement, mais vous n'êtes pas les seuls à faire l'expérience du temps, ni même du temps linéaire. D'autres situations de la conscience, nous dirions, peuvent expérimenter la linéarité du temps d'une façon différente de ce que vous faites.

 

Robert :  Donc, si je reviens à ce que l'on disait tantôt, ce qui est important c'est de retourner vers soi, d'avoir accès à la Conscience Universelle si on peut dire. Donc dans notre condition pour un humain sur deux pattes, quels sont les moyens concrets, physiques qui peuvent faciliter la tâche de prendre contact avec la Conscience Universelle? J'ai entendu parler de mantras, de toutes sortes de techniques…

 

Uriel :  Mon cher ami, toutes les techniques que vous entendez ou sous-entendez lorsque vous parlez de mantras, de méditation, peu importe n'ont qu'un seul but, toutes n'ont qu'un seul but, sans exception: le retour vers soi. Nous revenons toujours à ceci, le retour vers soi. Lorsque vous faites une récitation de mantras, lorsque vous faites certaines méditations, peu importe lesquelles, lorsque vous pratiquez certaines techniques appartenant à une tradition ou l'autre, si bien sûr vous vous adressez à des courants authentiques, vous vous retrouverez toujours dans la même situation, finalement, le même impératif, et toutes ces techniques visent au même but, le retour vers soi.

 

Robert :  Et le retour vers soi signifie le retour à la Conscience Universelle dans laquelle on est.

 

Uriel :  Non, oui et non … Mais si vous gardez votre esprit dans ce concept de Conscience Universelle vous ne trouverez pas, je pourrais dire, le fil qui mène à votre propre conscience. Avant, vous êtes dans l'expérience du temps linéaire, vous êtes dans l'expérience de la linéarité, donc il vous faut utiliser évidemment cette situation de la dualité. Vous devez d'abord revenir vers la conscience de qui vous êtes vous-même en tant qu'entité, en tant qu'individu, vous-même…qui vous êtes… dans votre intimité, vous en rapport avec vous, dans le monde intérieur de vos sentiments, de vos pensés intimes, de votre univers qui vous appartient, en propre. Cet univers, effectivement, vous donnera accès à ce que vous concevez comme la Conscience Universelle, mais vous devez revenir à la conscience de vous-même.

 

Robert :  Plusieurs parlent de l'analyse des rêves comme d'un outil qui pourrait nous assister?

 

Uriel :  Les rêves sont un excellent outil à la condition de les ramener à soi-même. J'insiste évidemment mais c'est LA condition de base, il n'y en a pas d'autre. Et si les rêves sont interprétés en fonction de situations extérieures à soi, en fonction de ce que vous concevez comme le monde extérieur, ils ne vous serviront à rien. Ils peuvent être un outil privilégié, à la condition que ces rêves soient compris clairement en fonction de qui vous êtes, de la conscience que vous avez de vous-même.

 

Robert :  Ce n'est pas facile d'interpréter un rêve en fonction de ce qu'on est quand déjà il est très difficile de savoir ce qu'on est.

 

Uriel :  Vous pouvez interpréter chacun de ces rêves, par exemple en identifiant chacun des éléments de ce rêve comme étant vous-même. Si, par exemple, vous avez dans un rêve disons quatre individus, trois individus, vous identifiez chacun de ces individus comme étant vous-même, des aspects de vous-même qui sont ainsi illustrés. Si dans cette scène de votre rêve vous vous situez à un endroit spécifique, une petite maison, une grande maison, vous êtes au bord de la mer, vous êtes à la montagne, peu importe, vous identifiez ces éléments comme étant vous-même. La maison vous représente, la montagne est une situation qui vous représente. Vous projetez votre réalité sous la forme de cette montagne, sous la forme de cette plage sur le bord de l'océan, etc. Chaque élément du rêve est une projection de Qui Vous Êtes. Donc le rêve peut devenir dans ce sens un outil vraiment privilégié pour justement vous apprendre à revenir vers vous-même.

 

Robert :  Bien, maintenant comme on achève, avez-vous des conseils à donner à quelqu'un comme moi qui se questionne beaucoup? Est-ce que ça vaut la peine de se questionner autant que ça? J'imagine, puisque je le fais autant. Y a-t-il un point important dans ce que l'on a vu ensemble sur lequel vous pourriez mettre l'emphase pour susciter d'autres réflexions?

Uriel :  Je vous dirais justement mon ami, cessez de réfléchir. (Rire) Cessez de poser des questions. Commencez à expérimenter. Commencez à observer sans porter de jugements. Allez à la rencontre de votre monde intérieur, de vous-même.

Et sur ce, mon ami, je vous souhaite le bon soir et j'espère sincèrement que nous aurons incessamment le plaisir d'une autre rencontre. Au revoir.

Robert :  Au revoir et merci beaucoup.


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